Le Maroc entre dans une nouvelle phase de son Plan national de prévention et de contrôle du cancer (2020-2029). Réuni mercredi à Rabat sous la présidence du ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, le comité de pilotage du plan a examiné les résultats de son évaluation à mi-parcours et arrêté les priorités qui devront orienter l'action publique jusqu'en 2029. Cette réunion s'inscrit dans le contexte de la réforme du système national de santé et de la généralisation de la protection sociale. Pour le ministère, l'objectif est désormais de consolider les acquis tout en adaptant l'offre de soins à une demande en constante progression, portée notamment par le vieillissement de la population et l'amélioration des capacités de diagnostic.
À cette occasion, Amine Tehraoui a rappelé les progrès réalisés au cours des quinze dernières années dans la prise en charge des cancers. Les centres publics d'oncologie assurent aujourd'hui le suivi de plus de 110.000 patients par an, dont près de 24.000 nouveaux cas. Le Royaume dispose également de 59 centres de référence de santé reproductive, qui jouent un rôle central dans le dépistage précoce des cancers du sein et du col de l'utérus.
Le ministre a toutefois estimé que ces avancées devaient désormais se traduire par une amélioration durable de la qualité des soins. Il a notamment insisté sur la réduction des disparités territoriales et le renforcement de l'équité d'accès aux traitements, considérés comme des priorités de la réforme en cours.
L'évaluation à mi-parcours met en évidence plusieurs résultats jugés encourageants, parmi lesquels le renforcement du réseau des établissements spécialisés, l'élargissement de l'offre de soins en oncologie, un meilleur accès aux médicaments innovants, le développement des soins palliatifs ainsi que l'extension des programmes de dépistage des cancers du sein et du col de l'utérus.
Le comité de pilotage a toutefois identifié plusieurs défis qui devront faire l'objet d'efforts renforcés au cours des prochaines années. Il s'agit notamment d'améliorer la couverture vaccinale contre le papillomavirus humain (HPV), de développer la prévention des cancers liés aux risques professionnels et environnementaux, ainsi que d'optimiser les parcours de diagnostic et de prise en charge conformément aux standards internationaux.
Les orientations approuvées pour la période 2027-2029 reposent également sur le renforcement de la gouvernance du Plan national, l'accélération des programmes de prévention, la garantie d'un accès plus équitable aux services de diagnostic et de traitement, le développement des ressources humaines et des équipements, ainsi que la poursuite de la transformation numérique des services de santé.
Le ministère entend également s'appuyer sur le déploiement des Groupements sanitaires territoriaux pour améliorer la coordination des parcours de soins, depuis la prévention et le dépistage jusqu'au traitement et à la réhabilitation. L'objectif affiché est de renforcer l'efficacité du dispositif national de lutte contre le cancer tout en réduisant l'incidence de la maladie et la mortalité au cours des prochaines années.
Le cancer du sein demeure le plus fréquent au Maroc, devant le cancer du poumon et le cancer colorectal. En termes de mortalité, le cancer du poumon arrive en tête, suivi du cancer du sein puis du cancer colorectal.
Les données de GLOBOCAN montrent également que le risque de développer un cancer avant l'âge de 75 ans est estimé à 15,5%, tandis que le risque d'en mourir atteint 9,1%. Ces indicateurs soulignent l'importance du renforcement des politiques de prévention, du dépistage et de l'amélioration de l'accès aux soins.
À cette occasion, Amine Tehraoui a rappelé les progrès réalisés au cours des quinze dernières années dans la prise en charge des cancers. Les centres publics d'oncologie assurent aujourd'hui le suivi de plus de 110.000 patients par an, dont près de 24.000 nouveaux cas. Le Royaume dispose également de 59 centres de référence de santé reproductive, qui jouent un rôle central dans le dépistage précoce des cancers du sein et du col de l'utérus.
Le ministre a toutefois estimé que ces avancées devaient désormais se traduire par une amélioration durable de la qualité des soins. Il a notamment insisté sur la réduction des disparités territoriales et le renforcement de l'équité d'accès aux traitements, considérés comme des priorités de la réforme en cours.
L'évaluation à mi-parcours met en évidence plusieurs résultats jugés encourageants, parmi lesquels le renforcement du réseau des établissements spécialisés, l'élargissement de l'offre de soins en oncologie, un meilleur accès aux médicaments innovants, le développement des soins palliatifs ainsi que l'extension des programmes de dépistage des cancers du sein et du col de l'utérus.
Le comité de pilotage a toutefois identifié plusieurs défis qui devront faire l'objet d'efforts renforcés au cours des prochaines années. Il s'agit notamment d'améliorer la couverture vaccinale contre le papillomavirus humain (HPV), de développer la prévention des cancers liés aux risques professionnels et environnementaux, ainsi que d'optimiser les parcours de diagnostic et de prise en charge conformément aux standards internationaux.
Les orientations approuvées pour la période 2027-2029 reposent également sur le renforcement de la gouvernance du Plan national, l'accélération des programmes de prévention, la garantie d'un accès plus équitable aux services de diagnostic et de traitement, le développement des ressources humaines et des équipements, ainsi que la poursuite de la transformation numérique des services de santé.
Le ministère entend également s'appuyer sur le déploiement des Groupements sanitaires territoriaux pour améliorer la coordination des parcours de soins, depuis la prévention et le dépistage jusqu'au traitement et à la réhabilitation. L'objectif affiché est de renforcer l'efficacité du dispositif national de lutte contre le cancer tout en réduisant l'incidence de la maladie et la mortalité au cours des prochaines années.
Plus de 63.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année au Maroc, selon le CIRC
Le cancer demeure l'un des principaux défis de santé publique au Maroc. Selon les dernières estimations du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), publiées dans GLOBOCAN 2022, le Royaume enregistre 63.609 nouveaux cas de cancer chaque année, tandis que 36.947 décès sont attribués à la maladie. Plus de 154.884 personnes vivent avec un cancer dans les cinq années suivant leur diagnostic, ce qui illustre l'ampleur de la charge sanitaire et la nécessité de poursuivre les efforts en matière de prévention, de dépistage précoce et de prise en charge.Le cancer du sein demeure le plus fréquent au Maroc, devant le cancer du poumon et le cancer colorectal. En termes de mortalité, le cancer du poumon arrive en tête, suivi du cancer du sein puis du cancer colorectal.
Les données de GLOBOCAN montrent également que le risque de développer un cancer avant l'âge de 75 ans est estimé à 15,5%, tandis que le risque d'en mourir atteint 9,1%. Ces indicateurs soulignent l'importance du renforcement des politiques de prévention, du dépistage et de l'amélioration de l'accès aux soins.
