Durant le mois du Ramadan, les réseaux sociaux s’animent presque autant que les cuisines. Sur Instagram, les «stories» dévoilent des tables de F'tour soigneusement dressées, tandis que sur TikTok, des vidéos montrent la préparation de la «Harira», le dressage d’une salade fraîche ou encore la découverte d’un buffet spécial Ramadan dans un restaurant.
Depuis quelques années, le mois sacré s’impose de plus en plus comme un moment particulièrement visible dans l’univers numérique, où les internautes partagent leur quotidien, leurs recettes, leurs sorties ou encore leurs bons plans.
Parmi les contenus les plus populaires figurent les vidéos culinaires, devenues presque incontournables pendant le Ramadan. Si les recettes traditionnelles comme la «Harira», le «Baghrir», le «Msemen» ou les «Briouates» continuent de séduire les internautes, de nombreux créateurs de contenu proposent également des versions plus modernes, rapides ou healthy, adaptées aux rythmes de vie actuels.
On trouve ainsi des vidéos de F'tours express prêts en quelques minutes, des recettes revisitées ou encore des idées de repas plus légers pour ceux qui souhaitent éviter les plats trop riches. Pour de nombreux internautes, ces contenus sont devenus une source d’inspiration quotidienne. «Quand je rentre tard du travail, je regarde souvent TikTok pour trouver une idée de F’tour rapide», raconte Salma, 28 ans. «Il y a beaucoup de recettes simples et modernes qui changent un peu des plats habituels».
Au-delà des recettes, les réseaux sociaux permettent aussi de partager le quotidien du Ramadan. Les formats vlog, racontant une journée de jeûne, se multiplient : réveil pour le S'hour, journée de travail, préparation du F'tour ou encore sortie nocturne après la rupture du jeûne. Pour certains internautes, ces vidéos permettent de créer un sentiment de proximité. «Quand je regarde ces contenus, j’ai l’impression que beaucoup de gens vivent la même chose au même moment», explique Yasmine, étudiante à Rabat. «Cela donne une ambiance particulière au Ramadan». Ce partage numérique contribue à transformer certaines pratiques du mois sacré en expériences collectives également vécues en ligne.
Sur TikTok ou Instagram, certaines vidéos prennent la forme de véritables guides : «Les meilleurs buffets F'tour de Casablanca», «F'tour à volonté à petit budget», «Les adresses à tester pendant Ramadan»... «On regarde souvent ces vidéos avant de sortir», confie Mehdi, 30 ans. «Cela permet de voir les plats et l’ambiance avant de réserver». Les réseaux sociaux deviennent ainsi un véritable guide de sorties et de bons plans pour le F’tour»
Les entreprises et les marques se sont elles aussi emparées de cette dynamique. Pendant le mois sacré, de nombreuses sociétés lancent des campagnes spéciales Ramadan, souvent relayées sur les réseaux sociaux.
Parmi les stratégies les plus visibles figurent les «Giveaways Ramadan», où des marques proposent à leurs abonnés de gagner divers produits. Ces opérations, largement partagées par les influenceurs, contribuent à renforcer la visibilité des marques tout en s’inscrivant dans l’ambiance festive et conviviale du mois.
Les réseaux sociaux deviennent également une vitrine importante pour la promotion des vêtements traditionnels et des tenues du Aïd. Durant cette période, de nombreux créateurs de contenu partagent leurs choix de «caftans», Djellabas ou Jabadors, souvent accompagnés de recommandations de marques ou de boutiques.
Certaines vidéos prennent la forme de véritables guides de style pour le Aïd, présentant les tendances de la saison, les nouvelles collections ou encore des idées de tenues pour femmes, hommes et enfants. Les influenceurs y dévoilent leurs essayages, leurs sélections de tissus ou leurs adresses préférées, contribuant ainsi à promouvoir le savoir-faire des créateurs et des artisans.
Pour les marques et les stylistes, les réseaux sociaux représentent aujourd’hui un canal privilégié pour mettre en avant leurs collections «Beldi», touchant directement une communauté en quête d’inspiration pour célébrer cette occasion dans les meilleures conditions.
Ces publications trouvent souvent un écho important auprès des internautes, particulièrement sensibles à l’esprit de partage et d’entraide qui caractérise le mois sacré.
Pour le sociologue Hamid Wajdi, cette forte présence du Ramadan sur les réseaux sociaux reflète l’évolution des pratiques sociales à l’ère du numérique.
«Les réseaux sociaux sont devenus aujourd’hui un prolongement de la vie sociale», explique-t-il. «Les individus y partagent des moments de leur quotidien, y compris ceux qui sont liés à des traditions ou à des événements collectifs comme le Ramadan».
Le sociologue rappelle également que les influenceurs évoluent dans un environnement numérique dominé par la recherche de visibilité. «Dans l’économie des réseaux sociaux, la visibilité devient une ressource importante. Les créateurs de contenu cherchent naturellement à produire des publications capables d’attirer l’attention du public», analyse-t-il.
Dans ce contexte, le Ramadan constitue un moment particulièrement propice à la création de contenus, car il rassemble des pratiques collectives fortes : repas partagés, traditions culinaires, sorties nocturnes ou actions solidaires. «Le Ramadan devient ainsi un moment de forte production de contenus, où se mêlent spiritualité, convivialité, consommation et solidarité», observe Hamid Wajdi.
Qu’il s’agisse de recettes filmées, de tables de F’tour soigneusement décorées, de recommandations d’adresses pour l’Iftar ou d’initiatives solidaires, le Ramadan s’impose désormais comme un moment très actif dans l’univers des réseaux sociaux. Une évolution qui illustre la manière dont les pratiques culturelles et sociales continuent de s’adapter à l’ère numérique, où les expériences du quotidien se vivent désormais à la fois dans la sphère intime... et sur les écrans.
Depuis quelques années, le mois sacré s’impose de plus en plus comme un moment particulièrement visible dans l’univers numérique, où les internautes partagent leur quotidien, leurs recettes, leurs sorties ou encore leurs bons plans.
Parmi les contenus les plus populaires figurent les vidéos culinaires, devenues presque incontournables pendant le Ramadan. Si les recettes traditionnelles comme la «Harira», le «Baghrir», le «Msemen» ou les «Briouates» continuent de séduire les internautes, de nombreux créateurs de contenu proposent également des versions plus modernes, rapides ou healthy, adaptées aux rythmes de vie actuels.
On trouve ainsi des vidéos de F'tours express prêts en quelques minutes, des recettes revisitées ou encore des idées de repas plus légers pour ceux qui souhaitent éviter les plats trop riches. Pour de nombreux internautes, ces contenus sont devenus une source d’inspiration quotidienne. «Quand je rentre tard du travail, je regarde souvent TikTok pour trouver une idée de F’tour rapide», raconte Salma, 28 ans. «Il y a beaucoup de recettes simples et modernes qui changent un peu des plats habituels».
Au-delà des recettes, les réseaux sociaux permettent aussi de partager le quotidien du Ramadan. Les formats vlog, racontant une journée de jeûne, se multiplient : réveil pour le S'hour, journée de travail, préparation du F'tour ou encore sortie nocturne après la rupture du jeûne. Pour certains internautes, ces vidéos permettent de créer un sentiment de proximité. «Quand je regarde ces contenus, j’ai l’impression que beaucoup de gens vivent la même chose au même moment», explique Yasmine, étudiante à Rabat. «Cela donne une ambiance particulière au Ramadan». Ce partage numérique contribue à transformer certaines pratiques du mois sacré en expériences collectives également vécues en ligne.
Les F’tours au restaurant, un contenu tendance
Un autre phénomène s’est fortement développé ces dernières années : les vidéos consacrées aux F'tours dans les restaurants et hôtels. Buffets à volonté, menus spéciaux ou tables d’Iftar dans des établissements branchés sont régulièrement testés par les influenceurs, qui partagent leur expérience avec leurs abonnés.Sur TikTok ou Instagram, certaines vidéos prennent la forme de véritables guides : «Les meilleurs buffets F'tour de Casablanca», «F'tour à volonté à petit budget», «Les adresses à tester pendant Ramadan»... «On regarde souvent ces vidéos avant de sortir», confie Mehdi, 30 ans. «Cela permet de voir les plats et l’ambiance avant de réserver». Les réseaux sociaux deviennent ainsi un véritable guide de sorties et de bons plans pour le F’tour»
Les entreprises et les marques se sont elles aussi emparées de cette dynamique. Pendant le mois sacré, de nombreuses sociétés lancent des campagnes spéciales Ramadan, souvent relayées sur les réseaux sociaux.
Parmi les stratégies les plus visibles figurent les «Giveaways Ramadan», où des marques proposent à leurs abonnés de gagner divers produits. Ces opérations, largement partagées par les influenceurs, contribuent à renforcer la visibilité des marques tout en s’inscrivant dans l’ambiance festive et conviviale du mois.
Les réseaux sociaux deviennent également une vitrine importante pour la promotion des vêtements traditionnels et des tenues du Aïd. Durant cette période, de nombreux créateurs de contenu partagent leurs choix de «caftans», Djellabas ou Jabadors, souvent accompagnés de recommandations de marques ou de boutiques.
Certaines vidéos prennent la forme de véritables guides de style pour le Aïd, présentant les tendances de la saison, les nouvelles collections ou encore des idées de tenues pour femmes, hommes et enfants. Les influenceurs y dévoilent leurs essayages, leurs sélections de tissus ou leurs adresses préférées, contribuant ainsi à promouvoir le savoir-faire des créateurs et des artisans.
Pour les marques et les stylistes, les réseaux sociaux représentent aujourd’hui un canal privilégié pour mettre en avant leurs collections «Beldi», touchant directement une communauté en quête d’inspiration pour célébrer cette occasion dans les meilleures conditions.
La solidarité mise en avant sur les réseaux
Mais le Ramadan sur les réseaux sociaux ne se limite pas aux recettes ou aux bons plans. De nombreux influenceurs utilisent aussi leurs plateformes pour encourager la solidarité et les actions caritatives. Certains créateurs de contenu lancent des appels aux dons pour soutenir des associations ou financer des initiatives solidaires destinées aux personnes en situation de précarité. D’autres partagent des actions personnelles, comme la distribution de repas aux sans-abri ou la participation à des F’tours solidaires.Ces publications trouvent souvent un écho important auprès des internautes, particulièrement sensibles à l’esprit de partage et d’entraide qui caractérise le mois sacré.
Pour le sociologue Hamid Wajdi, cette forte présence du Ramadan sur les réseaux sociaux reflète l’évolution des pratiques sociales à l’ère du numérique.
«Les réseaux sociaux sont devenus aujourd’hui un prolongement de la vie sociale», explique-t-il. «Les individus y partagent des moments de leur quotidien, y compris ceux qui sont liés à des traditions ou à des événements collectifs comme le Ramadan».
Une nouvelle culture numérique du Ramadan
Selon lui, les plateformes numériques favorisent une mise en visibilité des pratiques sociales, autrefois limitées à la sphère privée. «Ce que l’on observe aujourd’hui, c’est que des moments autrefois vécus dans l’intimité familiale deviennent également des expériences partagées publiquement», souligne-t-il.Le sociologue rappelle également que les influenceurs évoluent dans un environnement numérique dominé par la recherche de visibilité. «Dans l’économie des réseaux sociaux, la visibilité devient une ressource importante. Les créateurs de contenu cherchent naturellement à produire des publications capables d’attirer l’attention du public», analyse-t-il.
Dans ce contexte, le Ramadan constitue un moment particulièrement propice à la création de contenus, car il rassemble des pratiques collectives fortes : repas partagés, traditions culinaires, sorties nocturnes ou actions solidaires. «Le Ramadan devient ainsi un moment de forte production de contenus, où se mêlent spiritualité, convivialité, consommation et solidarité», observe Hamid Wajdi.
Qu’il s’agisse de recettes filmées, de tables de F’tour soigneusement décorées, de recommandations d’adresses pour l’Iftar ou d’initiatives solidaires, le Ramadan s’impose désormais comme un moment très actif dans l’univers des réseaux sociaux. Une évolution qui illustre la manière dont les pratiques culturelles et sociales continuent de s’adapter à l’ère numérique, où les expériences du quotidien se vivent désormais à la fois dans la sphère intime... et sur les écrans.
