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Dimanche 19 Juillet 2026
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Investissement dans la santé : depuis Casablanca, le CIDC imprime sa marque à la Déclaration de Nouakchott

Le Forum régional sur l'investissement dans le secteur de la santé s'est achevé, le 14 juillet, à Nouakchott, par l'adoption d'une déclaration engageant les pays de l'Organisation de la coopération islamique sur la voie de la souveraineté sanitaire et pharmaceutique. Coorganisé par le Centre islamique pour le développement du commerce, institution de l'OCI basée à Casablanca et dirigée par la Marocaine Latifa El Bouabdellaoui, en partenariat avec la Banque islamique de développement et la Banque africaine de développement, ce rendez-vous conforte le rôle du Royaume comme trait d'union entre le monde islamique et l'Afrique, au service notamment des pays du Sahel.

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«La santé n'est pas une dépense, mais un investissement stratégique pour le développement durable.» C'est sur cette conviction, inscrite noir sur blanc dans la Déclaration de Nouakchott, que s'est refermé, le 14 juillet, le Forum régional sur l'investissement dans le secteur de la santé. Deux jours durant, la capitale mauritanienne a réuni ministres, banques multilatérales de développement, autorités de réglementation, industriels et investisseurs autour d'un objectif : réduire la dépendance des pays de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) aux importations de médicaments, de vaccins et de principes actifs, mise à nu par les crises sanitaires récentes. Présidé par le ministre mauritanien de la Santé, Tidjani Thiam, et conduit par la directrice générale du Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), Latifa El Bouabdellaoui, le Forum a enregistré une participation de premier plan, dont celle du directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, et du secrétaire général adjoint de l'OCI chargé des affaires économiques, Dr Ahmad Kawesa Sengendo. Une table ronde ministérielle a été consacrée aux partenariats public-privé et à la Plateforme d'investissement pour l'impact en santé (HIIP) de l'OMS ; une seconde a réuni les fédérations ouest-africaines de producteurs de médicaments autour du financement de la production locale et de l'harmonisation réglementaire.

De la stratégie à l'action

Sous-titrée «De la stratégie à l'action», la Déclaration de Nouakchott trace une feuille de route en sept engagements : intégration régionale des marchés pharmaceutiques, convergence réglementaire entre autorités nationales, production locale de médicaments et d'ingrédients pharmaceutiques actifs, financements innovants, transferts de technologies, résilience des chaînes d'approvisionnement et investissement dans le capital humain. Un mécanisme de suivi, assorti de réunions et de rapports périodiques, devra garantir que ces engagements ne restent pas lettre morte. Au-delà du texte, le Forum consacre le positionnement d'une institution installée à Casablanca depuis quatre décennies. Cheville ouvrière de l'événement, le CIDC a mobilisé la Banque islamique de développement (BID), la Banque africaine de développement (BAD) et le secteur privé pour rapprocher porteurs de projets et bailleurs, dans une logique d'accompagnement des pays du Sahel qui fait écho à la priorité africaine et atlantique du Royaume, estime Mme Latifa El Bouabdellaoui. Une convergence naturelle pour le Maroc, dont l'industrie pharmaceutique, parmi les mieux structurées du continent, exporte déjà vers l'Afrique de l'Ouest et a vocation à irriguer les chaînes de valeur régionales que la Déclaration appelle de ses vœux. Prochaine étape : transformer les engagements de Nouakchott en projets finançables. Le CIDC, qui a réaffirmé sa volonté de poursuivre la mobilisation des gouvernements et des investisseurs, a d'ores et déjà donné rendez-vous aux partenaires pour la première réunion de suivi.
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