Le Matin : Que représente concrètement l'intégration de Tibu Africa au réseau MedNC pour votre organisation ? Et en quoi cette adhésion constitue-t-elle une étape importante dans le développement de votre action en faveur de la jeunesse ?
Mohamed Amine Zariat : L’intégration de Tibu Africa au réseau MedNC représente une étape importante dans la reconnaissance et le développement de notre modèle d’insertion des jeunes par le sport. Concrètement, cette adhésion nous permet de rejoindre une dynamique méditerranéenne d’acteurs engagés pour offrir une nouvelle chance aux jeunes éloignés de l’école, de la formation ou de l’emploi, tout en partageant notre expérience autour des Écoles de la Deuxième Chance orientées vers les métiers du sport.
Quels sont les principaux défis que partagent aujourd'hui les jeunes des pays méditerranéens en matière d'insertion et d'employabilité ?
Les jeunes des pays méditerranéens font face à des défis communs : décrochage scolaire, chômage, difficulté d’accès à une première expérience, formations parfois déconnectées du marché et inégalités territoriales ou de genre. À Tibu Africa, nous voyons également un enjeu essentiel de confiance, d’orientation et de remobilisation. C’est pourquoi notre approche utilise le sport comme levier d’insertion, pour développer les compétences de vie, reconnecter les jeunes aux opportunités de leur territoire et les accompagner vers un projet professionnel concret.
Quels résultats avez-vous déjà observés auprès des jeunes accompagnés par les Écoles de la Deuxième Chance et Tibu Africa au Maroc ?
Les résultats observés auprès des jeunes accompagnés confirment que le sport peut être un véritable levier d’insertion. À Sidi Kacem, par exemple, 60 jeunes ont bénéficié de neuf mois d’accompagnement, avec plus de 1.200 heures de formation, de coaching et d’immersion terrain, et un taux d’insertion annoncé de 82% dans des métiers liés notamment à l’animation sportive, au sport-santé, à l’éducation, au commerce, à la logistique ou encore à l’entrepreneuriat.
À Casablanca, des milliers de jeunes en situation de NEET (ni en Emploi, ni en Études, ni en Formation) ont suivi un parcours de 12 mois combinant formation, compétences techniques et comportementales, immersion terrain et accompagnement vers l’emploi. Les résultats publiés font état de 90% des lauréats ayant décroché une opportunité de travail et de 16% ayant développé une activité génératrice de revenus. Ces chiffres montrent que l’approche de Tibu ne se limite pas à la formation : elle crée de véritables passerelles entre les jeunes, les métiers du sport et les opportunités économiques concrètes.
Pensez-vous que le modèle développé par Tibu Africa puisse être reproduit dans d'autres pays du bassin méditerranéen ?
Oui, nous croyons que le modèle développé par Tibu Africa peut être adapté dans d’autres pays du bassin méditerranéen, à condition de ne pas le reproduire de manière mécanique, mais de l’ajuster aux réalités de chaque territoire.
Sa force repose sur des éléments universels : le sport comme levier de remobilisation, le développement des compétences de vie, la formation orientée vers des métiers concrets, l’immersion terrain et la création de passerelles avec les acteurs économiques et institutionnels.
Cette approche a déjà démontré son potentiel de transfert à travers des collaborations menées avec E2C Rafiq en Tunisie autour de programmes d’inclusion par le sport, ainsi qu’avec E2C Marseille en France, où une filière d’insertion professionnelle par le sport a été développée pour accompagner les jeunes vers l’emploi et l’entrepreneuriat.
Ces expériences confirment qu’au-delà des contextes nationaux, le sport peut constituer un langage commun et un puissant accélérateur d’inclusion sociale, d’employabilité et de développement territorial dans l’ensemble de l’espace méditerranéen.
Quels nouveaux projets ou partenariats cette adhésion au réseau MedNC pourrait-elle permettre de concrétiser ?
Cette adhésion au réseau MedNC va permettre à Tibu Africa de concrétiser des projets à forte dimension méditerranéenne, notamment l’ouverture d’une École de la Méditerranée de la Deuxième Chance à Tétouan avec un focus sur les métiers de la mer et de l’économie bleue, afin de former des jeunes éloignés de l’emploi à des secteurs porteurs liés au littoral, au nautisme, à l’environnement marin et aux services associés. De même, elle peut renforcer la deuxième édition de la Régate pour la Méditerranée prévue du 19 au 24 octobre 2026 en la positionnant comme un espace concret de rencontre entre jeunes des deux rives, acteurs de l’insertion, formateurs et partenaires institutionnels, autour du sport, de l’inclusion, de la sensibilisation environnementale et de l’employabilité.
Pensez-vous que le Maroc peut devenir une référence régionale en matière d'innovation sociale et d'insertion des jeunes par le sport ?
Oui, nous pensons que le Maroc peut devenir une référence régionale en matière d’innovation sociale et d’insertion des jeunes par le sport, parce qu’il dispose aujourd’hui d’un écosystème favorable : une jeunesse dynamique, une forte culture sportive, des politiques publiques engagées autour de l’inclusion, et des acteurs de terrain capables de transformer le sport en outil d’éducation, d’employabilité et de cohésion sociale. À travers l’expérience de Tibu Africa, nous voyons que le sport peut créer des passerelles concrètes entre les jeunes, les territoires et le marché du travail. L’enjeu aujourd’hui est de consolider ces modèles, de mesurer davantage leur impact et de les déployer à plus grande échelle, notamment dans la perspective des grands événements sportifs que le Maroc accueillera, afin que le sport ne soit pas seulement un moment de compétition, mais aussi un levier durable de développement humain.
Mohamed Amine Zariat : L’intégration de Tibu Africa au réseau MedNC représente une étape importante dans la reconnaissance et le développement de notre modèle d’insertion des jeunes par le sport. Concrètement, cette adhésion nous permet de rejoindre une dynamique méditerranéenne d’acteurs engagés pour offrir une nouvelle chance aux jeunes éloignés de l’école, de la formation ou de l’emploi, tout en partageant notre expérience autour des Écoles de la Deuxième Chance orientées vers les métiers du sport.
Quels sont les principaux défis que partagent aujourd'hui les jeunes des pays méditerranéens en matière d'insertion et d'employabilité ?
Les jeunes des pays méditerranéens font face à des défis communs : décrochage scolaire, chômage, difficulté d’accès à une première expérience, formations parfois déconnectées du marché et inégalités territoriales ou de genre. À Tibu Africa, nous voyons également un enjeu essentiel de confiance, d’orientation et de remobilisation. C’est pourquoi notre approche utilise le sport comme levier d’insertion, pour développer les compétences de vie, reconnecter les jeunes aux opportunités de leur territoire et les accompagner vers un projet professionnel concret.
Quels résultats avez-vous déjà observés auprès des jeunes accompagnés par les Écoles de la Deuxième Chance et Tibu Africa au Maroc ?
Les résultats observés auprès des jeunes accompagnés confirment que le sport peut être un véritable levier d’insertion. À Sidi Kacem, par exemple, 60 jeunes ont bénéficié de neuf mois d’accompagnement, avec plus de 1.200 heures de formation, de coaching et d’immersion terrain, et un taux d’insertion annoncé de 82% dans des métiers liés notamment à l’animation sportive, au sport-santé, à l’éducation, au commerce, à la logistique ou encore à l’entrepreneuriat.
À Casablanca, des milliers de jeunes en situation de NEET (ni en Emploi, ni en Études, ni en Formation) ont suivi un parcours de 12 mois combinant formation, compétences techniques et comportementales, immersion terrain et accompagnement vers l’emploi. Les résultats publiés font état de 90% des lauréats ayant décroché une opportunité de travail et de 16% ayant développé une activité génératrice de revenus. Ces chiffres montrent que l’approche de Tibu ne se limite pas à la formation : elle crée de véritables passerelles entre les jeunes, les métiers du sport et les opportunités économiques concrètes.
Pensez-vous que le modèle développé par Tibu Africa puisse être reproduit dans d'autres pays du bassin méditerranéen ?
Oui, nous croyons que le modèle développé par Tibu Africa peut être adapté dans d’autres pays du bassin méditerranéen, à condition de ne pas le reproduire de manière mécanique, mais de l’ajuster aux réalités de chaque territoire.
Sa force repose sur des éléments universels : le sport comme levier de remobilisation, le développement des compétences de vie, la formation orientée vers des métiers concrets, l’immersion terrain et la création de passerelles avec les acteurs économiques et institutionnels.
Cette approche a déjà démontré son potentiel de transfert à travers des collaborations menées avec E2C Rafiq en Tunisie autour de programmes d’inclusion par le sport, ainsi qu’avec E2C Marseille en France, où une filière d’insertion professionnelle par le sport a été développée pour accompagner les jeunes vers l’emploi et l’entrepreneuriat.
Ces expériences confirment qu’au-delà des contextes nationaux, le sport peut constituer un langage commun et un puissant accélérateur d’inclusion sociale, d’employabilité et de développement territorial dans l’ensemble de l’espace méditerranéen.
Quels nouveaux projets ou partenariats cette adhésion au réseau MedNC pourrait-elle permettre de concrétiser ?
Cette adhésion au réseau MedNC va permettre à Tibu Africa de concrétiser des projets à forte dimension méditerranéenne, notamment l’ouverture d’une École de la Méditerranée de la Deuxième Chance à Tétouan avec un focus sur les métiers de la mer et de l’économie bleue, afin de former des jeunes éloignés de l’emploi à des secteurs porteurs liés au littoral, au nautisme, à l’environnement marin et aux services associés. De même, elle peut renforcer la deuxième édition de la Régate pour la Méditerranée prévue du 19 au 24 octobre 2026 en la positionnant comme un espace concret de rencontre entre jeunes des deux rives, acteurs de l’insertion, formateurs et partenaires institutionnels, autour du sport, de l’inclusion, de la sensibilisation environnementale et de l’employabilité.
Pensez-vous que le Maroc peut devenir une référence régionale en matière d'innovation sociale et d'insertion des jeunes par le sport ?
Oui, nous pensons que le Maroc peut devenir une référence régionale en matière d’innovation sociale et d’insertion des jeunes par le sport, parce qu’il dispose aujourd’hui d’un écosystème favorable : une jeunesse dynamique, une forte culture sportive, des politiques publiques engagées autour de l’inclusion, et des acteurs de terrain capables de transformer le sport en outil d’éducation, d’employabilité et de cohésion sociale. À travers l’expérience de Tibu Africa, nous voyons que le sport peut créer des passerelles concrètes entre les jeunes, les territoires et le marché du travail. L’enjeu aujourd’hui est de consolider ces modèles, de mesurer davantage leur impact et de les déployer à plus grande échelle, notamment dans la perspective des grands événements sportifs que le Maroc accueillera, afin que le sport ne soit pas seulement un moment de compétition, mais aussi un levier durable de développement humain.
