À quelques semaines des vacances d’été, les questions sanitaires refont surface autour des croisières, ces gigantesques hôtels flottants qui accueillent chaque année des milliers de voyageurs venus du monde entier. Les récents signalements de cas de norovirus sur certains navires, ainsi que la médiatisation de l’épisode lié au hantavirus à bord d’un bateau d’expédition, ont ravivé les interrogations autour des risques de propagation des virus en mer. Malgré ce contexte, les professionnels du secteur assurent que l’intérêt des voyageurs marocains ne faiblit pas. Bien au contraire. Les croisières séduisent un nombre croissant de voyageurs marocains, attirés par des formules mêlant découverte de plusieurs destinations, confort et expérience «tout compris».
Selon la responsable, les habitudes des voyageurs évoluent progressivement. Si la Méditerranée et les îles grecques restent les destinations les plus populaires, notamment auprès des personnes découvrant les croisières pour la première fois, de nouvelles tendances apparaissent cette année. «Nous observons un intérêt grandissant pour l’Europe du Nord. De plus en plus de clients souhaitent découvrir la Suède, la Finlande, la Lituanie ou encore la Lettonie, attirés par la fraîcheur des paysages et l’originalité des itinéraires proposés», explique Jihan Hazam.
Cette progression s’explique aussi par l’évolution de l’image des croisières auprès du public marocain. Longtemps perçues comme un produit touristique réservé à une clientèle spécifique, elles séduisent désormais des profils beaucoup plus variés, notamment des familles et des jeunes voyageurs à la recherche d’expériences immersives et pratiques.
La directrice générale de procroisiere.ma souligne également un changement important dans le comportement des voyageurs depuis la pandémie de Covid-19. «Aujourd’hui, les clients sont beaucoup plus informés et plus vigilants. Ils posent des questions précises sur la prise en charge médicale à bord, les protocoles d’hygiène, les assurances ou encore les procédures prévues en cas d’imprévu», indique-t-elle.
Pour elle, cette évolution traduit une forme de maturité du marché marocain du voyage. «Le voyageur ne choisit plus uniquement une destination. Il accorde désormais une importance réelle à la sécurité sanitaire et à la tranquillité d’esprit», insiste-t-elle.
Le médecin explique d’abord que la promiscuité reste l’un des principaux éléments favorisant la propagation des infections. «Sur un bateau de croisière, les passagers partagent pendant plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, les mêmes restaurants, buffets, piscines, salles de spectacle, ascenseurs ou espaces de loisirs. Ce sont des espaces clos où les contacts sont rapprochés et répétés», détaille-t-il.
À cela s’ajoute la question de la ventilation et de la climatisation communes entre certaines cabines et espaces collectifs. «Si les systèmes de filtration ne sont pas adaptés, cela peut favoriser la circulation de certains agents pathogènes», précise le spécialiste.
Dr Hamdi évoque par ailleurs un autre élément important : le brassage international des voyageurs. «Les passagers viennent de pays, de climats et de contextes épidémiques différents. Certains arrivent de régions où circulent des virus hivernaux, d’autres de zones où ce sont plutôt des virus estivaux. Les voyageurs transportent avec eux leurs propres environnements microbiologiques», explique-t-il.
Le médecin rappelle aussi que les croisières attirent souvent des personnes âgées ou souffrant de maladies chroniques, davantage vulnérables aux infections respiratoires ou digestives. «Chez ces personnes, même une faible charge virale peut entraîner des symptômes importants et rendre les cas plus visibles», souligne-t-il.
Toutefois, le spécialiste insiste sur la nécessité de relativiser les craintes autour des croisières. «On parle beaucoup plus des cas recensés sur les bateaux parce que les règles internationales imposent aux compagnies une obligation stricte de déclaration et de transparence», explique-t-il. Selon lui, de nombreux foyers de norovirus ou d’autres infections surviennent aussi dans les hôtels, les écoles, les hôpitaux ou les établissements de soins, mais bénéficient d’une médiatisation bien moindre.
«Statistiquement, le risque d’attraper une infection sur un bateau de croisière n’est pas forcément supérieur à celui observé dans d’autres lieux de vie collective sur la terre ferme, et il peut parfois être inférieur grâce aux protocoles sanitaires particulièrement stricts imposés dans cette industrie», affirme le Dr Tayeb Hamdi.
Le Dr Tayeb Hamdi insiste aussi sur l’importance des gestes simples de prévention. «Pour certains virus comme le norovirus, le lavage régulier des mains à l’eau et au savon reste beaucoup plus efficace que les gels hydroalcooliques», rappelle-t-il, tout en recommandant aux voyageurs vulnérables de vérifier leurs vaccinations avant le départ, notamment contre la grippe et la Covid-19.
Un engouement croissant des Marocains pour les croisières
Pour Jihan Hazam, directrice générale de procroisiere.ma, les croisières connaissent depuis plusieurs années une véritable montée en puissance auprès des voyageurs marocains. «L'engouement est indéniable. Le voyageur marocain perçoit désormais la croisière comme une expérience complète, alliant découverte culturelle et confort «tout compris»», affirme-t-elle.Selon la responsable, les habitudes des voyageurs évoluent progressivement. Si la Méditerranée et les îles grecques restent les destinations les plus populaires, notamment auprès des personnes découvrant les croisières pour la première fois, de nouvelles tendances apparaissent cette année. «Nous observons un intérêt grandissant pour l’Europe du Nord. De plus en plus de clients souhaitent découvrir la Suède, la Finlande, la Lituanie ou encore la Lettonie, attirés par la fraîcheur des paysages et l’originalité des itinéraires proposés», explique Jihan Hazam.
Cette progression s’explique aussi par l’évolution de l’image des croisières auprès du public marocain. Longtemps perçues comme un produit touristique réservé à une clientèle spécifique, elles séduisent désormais des profils beaucoup plus variés, notamment des familles et des jeunes voyageurs à la recherche d’expériences immersives et pratiques.
Des voyageurs plus attentifs aux questions sanitaires
Les récentes alertes sanitaires n’ont toutefois pas laissé les voyageurs indifférents. «Il est naturel que ce type d’actualité provoque des interrogations», reconnaît Jihan Hazam, qui affirme avoir constaté un besoin immédiat de réassurance chez certains clients après la médiatisation récente de cas sanitaires à bord de navires de croisière. «Nous avons effectivement ressenti un léger attentisme durant les jours ayant suivi les premières informations relayées dans les médias. Certains voyageurs avaient besoin d’être rassurés avant de finaliser leurs réservations», explique-t-elle. Une réaction qu’elle qualifie toutefois de «passagère», assurant que les demandes de devis et les réservations ont rapidement repris.La directrice générale de procroisiere.ma souligne également un changement important dans le comportement des voyageurs depuis la pandémie de Covid-19. «Aujourd’hui, les clients sont beaucoup plus informés et plus vigilants. Ils posent des questions précises sur la prise en charge médicale à bord, les protocoles d’hygiène, les assurances ou encore les procédures prévues en cas d’imprévu», indique-t-elle.
Pour elle, cette évolution traduit une forme de maturité du marché marocain du voyage. «Le voyageur ne choisit plus uniquement une destination. Il accorde désormais une importance réelle à la sécurité sanitaire et à la tranquillité d’esprit», insiste-t-elle.
Des protocoles sanitaires devenus un argument de confiance
Face à ces préoccupations, les compagnies de croisière mettent désormais largement en avant leurs dispositifs sanitaires. Jihan Hazam explique que les grands armateurs internationaux appliquent aujourd’hui des standards particulièrement stricts. «Les compagnies avec lesquelles nous travaillons disposent de protocoles sanitaires supervisés par des équipes spécialisées en santé publique. Les procédures de nettoyage, la gestion des cas symptomatiques et le suivi sanitaire sont devenus extrêmement rigoureux», affirme-t-elle. Selon elle, ces mesures contribuent largement à maintenir la confiance des voyageurs malgré les inquiétudes ponctuelles suscitées par certaines actualités sanitaires.Pourquoi les croisières peuvent favoriser la circulation des virus ?
Pour le Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé, les bateaux de croisière réunissent effectivement plusieurs facteurs pouvant favoriser la transmission de maladies virales, sans pour autant constituer des lieux exceptionnellement plus dangereux que d’autres espaces collectifs sur terre.Le médecin explique d’abord que la promiscuité reste l’un des principaux éléments favorisant la propagation des infections. «Sur un bateau de croisière, les passagers partagent pendant plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, les mêmes restaurants, buffets, piscines, salles de spectacle, ascenseurs ou espaces de loisirs. Ce sont des espaces clos où les contacts sont rapprochés et répétés», détaille-t-il.
À cela s’ajoute la question de la ventilation et de la climatisation communes entre certaines cabines et espaces collectifs. «Si les systèmes de filtration ne sont pas adaptés, cela peut favoriser la circulation de certains agents pathogènes», précise le spécialiste.
Dr Hamdi évoque par ailleurs un autre élément important : le brassage international des voyageurs. «Les passagers viennent de pays, de climats et de contextes épidémiques différents. Certains arrivent de régions où circulent des virus hivernaux, d’autres de zones où ce sont plutôt des virus estivaux. Les voyageurs transportent avec eux leurs propres environnements microbiologiques», explique-t-il.
Le médecin rappelle aussi que les croisières attirent souvent des personnes âgées ou souffrant de maladies chroniques, davantage vulnérables aux infections respiratoires ou digestives. «Chez ces personnes, même une faible charge virale peut entraîner des symptômes importants et rendre les cas plus visibles», souligne-t-il.
Toutefois, le spécialiste insiste sur la nécessité de relativiser les craintes autour des croisières. «On parle beaucoup plus des cas recensés sur les bateaux parce que les règles internationales imposent aux compagnies une obligation stricte de déclaration et de transparence», explique-t-il. Selon lui, de nombreux foyers de norovirus ou d’autres infections surviennent aussi dans les hôtels, les écoles, les hôpitaux ou les établissements de soins, mais bénéficient d’une médiatisation bien moindre.
«Statistiquement, le risque d’attraper une infection sur un bateau de croisière n’est pas forcément supérieur à celui observé dans d’autres lieux de vie collective sur la terre ferme, et il peut parfois être inférieur grâce aux protocoles sanitaires particulièrement stricts imposés dans cette industrie», affirme le Dr Tayeb Hamdi.
Une vigilance sanitaire devenue incontournable
Le médecin rappelle enfin que les compagnies de croisière ont considérablement renforcé leurs dispositifs sanitaires depuis la pandémie de Covid-19. Nettoyage fréquent des surfaces communes, surveillance médicale, protocoles d’isolement des cas symptomatiques, amélioration des systèmes de ventilation ou encore sensibilisation des passagers font désormais partie des standards du secteur.Le Dr Tayeb Hamdi insiste aussi sur l’importance des gestes simples de prévention. «Pour certains virus comme le norovirus, le lavage régulier des mains à l’eau et au savon reste beaucoup plus efficace que les gels hydroalcooliques», rappelle-t-il, tout en recommandant aux voyageurs vulnérables de vérifier leurs vaccinations avant le départ, notamment contre la grippe et la Covid-19.
