Présentée depuis plusieurs années comme une alternative moins nocive que la cigarette classique, la cigarette électronique reste au centre d’un débat de santé publique. La nicotine a longtemps concentré l’attention, en raison de son pouvoir addictif et de son rôle dans la dépendance. Mais l’étude américaine conduite par l’équipe du professeur Ahmad Besaratinia montre que la question ne peut pas être réduite à cette seule substance. Dans le vapotage, l’exposition dépend aussi de la composition du liquide, des arômes utilisés, de la puissance de l’appareil et des habitudes de consommation.
Les chercheurs ont travaillé sur un échantillon de 83 personnes, réparties entre 35 vapoteurs, 24 fumeurs de cigarettes classiques et 24 personnes ne consommant ni tabac ni cigarette électronique. Ils ont prélevé des cellules à l’intérieur de la joue, car la bouche est le premier tissu directement exposé à l’aérosol inhalé. Ces cellules ont ensuite été analysées par séquençage de l’ARN, une méthode qui permet d’observer l’activité des gènes et de détecter les modifications biologiques associées à une exposition donnée.
Les résultats montrent que les vapoteurs présentent des changements importants dans l’expression de leurs gènes par rapport aux non-usagers. L’étude identifie 3.124 gènes dont l’activité est modifiée chez les vapoteurs. Chez les fumeurs, 2.180 gènes sont concernés.
L’apport principal de cette étude réside dans l’analyse des facteurs qui expliquent ces modifications. Les chercheurs ne se sont pas contentés de comparer vapoteurs, fumeurs et non-usagers. Ils ont aussi examiné la quantité de liquide consommée, l’exposition à la nicotine, la durée du vapotage, le type d’appareil utilisé et les arômes des e-liquides. Cette approche permet de mieux comprendre pourquoi les effets observés chez les vapoteurs sont plus variables que ceux constatés chez les fumeurs.
Les chercheurs ont travaillé sur un échantillon de 83 personnes, réparties entre 35 vapoteurs, 24 fumeurs de cigarettes classiques et 24 personnes ne consommant ni tabac ni cigarette électronique. Ils ont prélevé des cellules à l’intérieur de la joue, car la bouche est le premier tissu directement exposé à l’aérosol inhalé. Ces cellules ont ensuite été analysées par séquençage de l’ARN, une méthode qui permet d’observer l’activité des gènes et de détecter les modifications biologiques associées à une exposition donnée.
Les résultats montrent que les vapoteurs présentent des changements importants dans l’expression de leurs gènes par rapport aux non-usagers. L’étude identifie 3.124 gènes dont l’activité est modifiée chez les vapoteurs. Chez les fumeurs, 2.180 gènes sont concernés.
L’apport principal de cette étude réside dans l’analyse des facteurs qui expliquent ces modifications. Les chercheurs ne se sont pas contentés de comparer vapoteurs, fumeurs et non-usagers. Ils ont aussi examiné la quantité de liquide consommée, l’exposition à la nicotine, la durée du vapotage, le type d’appareil utilisé et les arômes des e-liquides. Cette approche permet de mieux comprendre pourquoi les effets observés chez les vapoteurs sont plus variables que ceux constatés chez les fumeurs.
