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L'impact positif du Programme d'urgence

Deux ans après la mise en œuvre du programme d'urgence de l'éducation nationale, les chiffres officiels montrent l'étendue du chemin parcouru et l'importance des avancées réalisées en dépit de quelques difficultés auxquelles le ministère de tutelle s'efforce de remédier.

L'impact positif du Programme d'urgence
Le programme d'urgence a accordé une grande importance au renforcement du système de gouvernance du ministère.
Ayant pour objectif d'accélérer le rythme de la réforme et de rattraper les retards enregistrés, ce programme a réalisé en deux ans, des avancées importantes.
Au niveau du scolaire, la capacité d'accueil s'est renforcée par la création de 499 nouveaux établissements scolaires, dont 205 écoles primaires, 158 collèges et 136 lycées. Cela s'est traduit par la création de 4820 nouvelles salles, dont 187 salles au primaire, 1751 salles au collégial et 2882 salles au qualifiant. Au plan de la mise à niveau des espaces scolaires, 2.035 établissements scolaires et 267 internats, ont été réhabilités, en plus du raccordement de 2.317 établissements à l'eau potable, du raccordement de 632établissements à l'électricité, du raccordement de 186 établissements au réseau d'assainissement, du renouvellement des équipements de 635 établissements et 45 internats et la mise en place d'un système de maintenance préventive dans 4.273 établissements.

Le plan d'urgence s'est attaqué également aux facteurs socio-économiques qui entravent l'accès équitable à la scolarité. Ainsi, le nombre des bénéficiaires de l'Initiative royale « un million de cartables »a connu une augmentation de 218%. Cette initiative profitait à plus de 4 049 000 élèves en 2010-2011 contre 1.273.846 élèves en 2008-2009. De même, le nombre des élèves bénéficiaires du programme de soutien financier direct « Tayssir » est passé de 78 500 élèves en 2008-2009 à 450 000élèves en 2010-2011, soit une augmentation de 491%.

Ces efforts n'ont pas manqué d'avoir des retombées positives sur les indicateurs du système éducatif. En matière de scolarisation, l'enseignement scolaire ( au niveau des cycles primaire, collégial et qualifiant) compte en 2010-2011, 6.379.689 élèves, contre 6.030.375 élèves en 2007-2008, soit un taux d'accroissement de 5,79%. L'enseignement préscolaire connaît la même tendance à la hausse. L'effectif des élèves est passé de 669.365 en 2007-2008 à 740.196 en 2010-2011, soit une augmentation de 10,58%. De ce fait, les taux de scolarisation pour l'ensemble des tranches d'âge sont en très nette amélioration. S'agissant des indicateurs d'efficacité interne du système éducatif, il y a lieu de souligner qu'entre 2007-2008 et 2009-2010, au total, le nombre des élèves qui abandonnent en cours de scolarité a diminué de près de 120 000 en deux ans. Le taux d'achèvement de cycle est lui aussi en nette amélioration.

Il convient de souligner par ailleurs que l'architecture du Programme d'Urgence a été conçue de manière à ce qu'elle puisse cibler à la fois le côté quantitatif de l'offre scolaire mais aussi le côté qualitatif de l'offre pédagogique. A cet effet, le ministère a mis en place un processus global visant « le renouveau du modèle pédagogique ».
Les actions menées ont permis notamment la mise en œuvre effective de l'approche par compétence (pédagogie de l'intégration), à travers sa généralisation dans le cycle primaire et son expérimentation étendue au cycle secondaire collégial.

Les actions menées ont permis également la poursuite de l'intégration des TIC dans l'acte d'enseignement, l'accélération des programmes de formation, ce qui a permis la réalisation de 1,6 million de jours de formation continue au profit des enseignants, des chefs d'établissements et des inspecteurs pédagogiques sans oublier la mise en place d'un système de suivi individualisé des élèves.
Le programme d'urgence a en outre accordé une grande importance au renforcement du système de gouvernance du ministère. Cet effort s'est traduit par la mise en place d'une approche innovante fondée sur la démarche projet, à travers la mise en place des équipes projets, des indicateurs et des instruments de suivi des réalisations sur les différents niveaux du système : administration centrale, académies régionales, délégations et établissements scolaires, ce qui a favorisé l'implantation d'une culture de résultats. Avec ses 27 projets de grande envergure couvrant tous les domaines d'intervention du ministère, et dont la mise en œuvre s'opère sur une étendue géographique et organisationnelle très large (16 académies régionales, 83 délégations provinciales et dix mille établissements scolaires), le programme d'urgence, ne peut pas échapper à certaines contraintes que le ministère essaie de surmonter. « La trajectoire de la mise en œuvre du Programme d'Urgence a été relativement perturbée par les effets de la conjoncture sociopolitique, influencée par le contexte politique actuel dans le monde». Mais la principale contrainte, selon le ministère reste le manque considérable de ressources humaines capables de gérer les différents projets surtout au niveau régional et provincial. Des difficultés sont également signalées au niveau de la mobilisation et de l'engagement de ces certains partenaires.

Malgré des efforts importants déployés par les services du ministère dans la mise en place des cadres conventionnels de partenariat avec l'ensemble des départements ministériels, les organismes publics et les associations concernées, des mesures urgentes doivent être lancées en vue de pouvoir donner une nouvelle impulsion aux actions des partenaires locaux.

Enseignement supérieur

Au niveau de l'enseignement supérieur, le programme d'urgence s'est fixé dès le départ des objectifs clairs. Ces objectifs se déclinent en plusieurs axes. Il s'agit notamment de : l'amélioration de la gouvernance et renforcement de l'autonomie, l'extension de l'offre, la réponse aux besoins des programmes sectoriels, la contribution au développement du capital humain répondant aux besoins des programmes sectoriels de l'économie nationale, la promotion de la recherche scientifique et l'amélioration des conditions de vie en milieu estudiantin.
Grosso modo, le programme a réalisé une grande partie de ses objectifs. Selon les chiffres officiels, le nombre des étudiants a augmenté de 10 % entre 2007-2008 et 2009-2010. Au cours de la même période, on note un accroissement de 6 % du nombre des nouveaux inscrits et surtout un accroissement de 31 % du nombre des nouveaux inscrits dans les filières scientifiques et techniques.
Mieux encore, le nombre des nouveaux inscrits dans les établissements à accès régulé a progressé de 45 % (+182 % en ingénierie, +30% en technologie, +30 % dans les filières scientifiques et techniques, 42 % en médecine). Au cours de la même période, le nombre des diplômés a augmenté de 15% en général et de 23 % dans les filières scientifiques.
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