À cet égard, le Maroc a toujours exprimé son plein engagement pour accompagner les différentes mutations africaines notamment celles relatives au développement du capital humain, à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale… et celles en rapport avec les domaines de l’éducation et de la formation. Visant à faire exporter aux pays du continent le savoir et le savoir-faire marocains dans des secteurs à forte valeur ajoutée, ce mécanisme permet l’échange d’expériences dans le cadre de tout projet visant le développement. En témoigne la dernière tournée royale au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Conakry et au Gabon qui s’inscrit parfaitement dans la logique du renforcement de la coopération Sud-Sud.
Dans Son discours prononcé à Abidjan le 24 février 2014 à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Forum économique ivoiro-marocain, S.M. le Roi
Mohammed VI a appelé au renforcement de la coopération Sud Sud estimant qu’«une Afrique dynamique et développée n’est pas un simple rêve pour demain, cela peut être une réalité d’aujourd’hui, mais à condition d’agir».
En marge de cette visite, d’importantes conventions allant dans le sens du raffermissement et de la consolidation des liens de coopération ont été paraphées. En matière d’enseignement et de formation, il s’agit en l’occurrence de l’accord entre l’Universiapolis-Université internationale d’Agadir et l’Institut Berthe et Jean et de la convention entre le ministère du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle du Gabon et l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) du Maroc.
En effet, guidé par les Orientations royales, l’Office s’est inscrit, depuis une dizaine d’années, dans une logique d’élargissement du champ de partenariat à d’autres opérateurs de formation de pays étrangers. Conscient de l’apport positif de la coopération dans le processus de mise à niveau de son dispositif de formation et la volonté d’exporter son expertise, l’OFPPT a conclu de nombreuses conventions avec des pays africains, tels que la Mauritanie, le Burkina Faso, le Cameroun, la Guinée Équatoriale, le Sénégal, le Tchad...
La dernière en date est celle signée, le 23 mai 2014, entre l’OFPPT et le département gabonais, à l’occasion du troisième New York Forum Africa 2014. Cette convention, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord signé entre les deux parties, devant Sa Majesté le Roi, au Gabon, le 7 mars 2014, porte essentiellement sur l’accompagnement de l’OFPPT au ministère gabonais pour l’intégration des technologies de l’information dans le système de formation professionnelle.
L’expérience marocaine accumulée depuis plusieurs décennies dans le domaine de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur servira de base solide pour accompagner les compétences des pays du continent afin de relever les défis de demain.
Questions à mouna chentoufi, responsable communication - UIR
«Notre objectif est d’attirer un très grand nombre d’étudiants africains»
Pourquoi avoir entrepris cette initiative d’ouverture vers l’Afrique ?
L’Université internationale de Rabat a pour ambition de devenir un hub régional pour l’enseignement supérieur. Dans ce sens, et conformément aux Instructions Royales, l’UIR a entrepris des actions de promotion vers les pays du sud du continent africain.
Depuis 2010, le recrutement des étudiants à l’UIR se fait à l’échelle nationale, mais aussi à l’international, notamment à l’échelle africaine, grâce à des campagnes de communication menées sur place, à travers des visites de lycées et des campagnes d’information réalisées par les équipes de l’UIR dans un certain nombre de pays africains, à savoir le Sénégal, le Gabon, la République du Congo ainsi que la Côte d’Ivoire.
L’objectif de cette démarche étant de répondre aux très grands besoins en termes de formation pour ces pays qui rencontrent les mêmes préoccupations que le Maroc. Ainsi, l’UIR propose des formations de pointe dans le domaine des énergies renouvelables et études pétrolières, de la logistique, de l’aéronautique, de l’informatique, de l’actuariat, etc. qui sont autant de formations très recherchées par les étudiants et le marché du travail africain. La dimension internationale au sein de la communauté étudiante se ressent ainsi d’année en année.
Nous comptons aujourd’hui parmi les étudiants de l’UIR des étudiants français, égyptiens, sénégalais, camerounais… Le nombre des étudiants étrangers est en constante croissance, et nous espérons et mettons tout en œuvre pour que cela continue ainsi.
Quelles sont vos perspectives de développement du partenariat Sud-Sud ?
Notre objectif est d’attirer un très grand nombre d’étudiants africains pour que ceux-ci représentent plus de 10% de nos effectifs. Nous souhaiterions également engager des collaborations avec des universités africaines et mener des activités de recherche sur des thématiques à forte valeur ajoutée pour le continent.
