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Dimanche 17 Mai 2026
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La vision royale pour la promotion familiale et sociale

Grâce à l’attention particulière de S.M. le Roi Mohammed VI, des centaines de jeunes Marocains sont formés et encadrés chaque année par l’Entraide nationale (EN) pour une intégration sociale assurée. Celle-ci est chargée de dispenser l’aide et l’assistance sous toutes ses formes aux populations démunies et de concourir à la promotion familiale et sociale. Abdelmounaim Madani, directeur de l'Entraide nationale, revient sur les efforts fournis par l’EN dans le domaine social.

La vision royale pour la promotion familiale et sociale
Fruit d’un partenariat entre l’entraide nationale, le ministère de la Jeunesse et des sports et l’INDH, le complexe socio-sportif et de formation "Al Bassatine" a été inauguré par le souverain le 26 juin 2014 à Oujda.

Le Matin : Parlez-nous du développement de l’Entraide nationale en tant qu’institut chargé de l’aide et l’assistance aux populations démunies, notamment les jeunes ?
Abdelmounaïm Madani : L’Entraide nationale est un opérateur public historique en matière de travail social. Créé à l’initiative de feu Mohammed V pour jouer un rôle d’assistance aux démunis de son peuple, il a été confié à Son Altesse Royale la Princesse Lalla Aicha en tant que première Présidente de cette nouvelle institution. Feu Hassan II avait accordé une importance primordiale à l'Entraide nationale en tant qu'organisme fédérateur de l'action sociale au Maroc.
Actuellement, l’Entraide nationale a fait d’énormes progrès grâce à l’attention particulière qui lui est accordée par S.M. le Roi Mohammed VI. Il fait désormais de l’assistance sociale au sens moderne du terme. À ce titre, il s’occupe de l’animation sociale et prend en charge les personnes en besoin, dont les jeunes : enfants et adolescents.

Quelles sont les principales activités menées par l’EN en faveur des jeunes ?
L’Entraide nationale subventionne et anime 1.186 centres de prise en charge de personnes en difficulté. Parmi ces centres, 444 sont en milieu urbain et 742 autres se trouvent en milieu rural. 110.000 personnes bénéficient des établissements de protection sociale, orphelinats et Dar Talib. Ces établissements peuvent être gérés par des ONG, mais ils sont sous l’égide de l’EN. qui est en premier le bailleur de fonds de ces centres.
L’Entraide nationale déploie aussi les ressources humaines nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de ces infrastructures. Ces instituts prennent en charge les jeunes à des fins de scolarisation. Par ailleurs, l’activité la plus solennelle de l’E.N est le championnat national des établissements de protection sociale (EPS). Cette activité se tient chaque année dans une région différente, la dernière édition, 41e, a été organisée dans la ville de Berkane.
L’Entraide nationale veille sur l’organisation de ce genre d’évènement parce qu’il est convaincu du rôle du sport dans l’équilibre social et sanitaire des jeunes.

Avez-vous des programmes spécifiques à chaque catégorie de jeunes ?
L’EN propose plusieurs programmes pour les jeunes de sexe féminin. Il dispose de 1.388 centres d’éducation et de formation dédiés spécifiquement à cette catégorie de la population. Ces centres s’adressent aux jeunes filles et femmes en situation de difficulté et de détresse avec le seul objectif d’améliorer leurs capacités et faciliter leur autonomisation à travers des modules d’alphabétisation, d’écoute, d’orientation et de formation à des métiers qui peuvent leur assurer un revenu stable. L’EN est le seul organisme qui offre des formations en broderie, mais il propose également des ateliers d’artisanat, de coiffure et d’esthétique.
Dans ce cadre, il faut signaler que 144.800 femmes bénéficient de ces services. Les formations disposées par l’Entraide nationale sont appropriées à une insertion professionnelle facile. D’ailleurs, le taux d’insertion des bénéficiaires est de 90% notamment dans le domaine de l’esthétique. On a également quelque 77 «Dar Al-Mouwaten» (maison du citoyen). Il s’agit d’une structure destinée aux citoyens notamment les jeunes pour faciliter leurs vies associatives et pour loger des activités sociales dans la logique de traitement de la précarité. Dans ces maisons, on travaille sur l’amélioration de la capacité des jeunes, l’écoute et l’orientation.

Qu’en est-il des jeunes à besoins spécifiques ?
L’Entraide nationale est le premier prestataire public au service des personnes à besoins spécifiques.
Dans ce cadre, nous avons des centres qui nous appartiennent et d’autres qui dépendent des ONG, mais ils sont tous gérés par l’E.N. Au total, ils sont 51 centres qui accueillent et veillent sur plus de 6.000 personnes à besoins spécifiques. Ainsi, on participe à la prise en charge des jeunes handicapés et la mise en place d'un parcours d'acquisition de compétences techniques au sein de complexes spécialisés.

Concrètement, est-ce qu’on peut dire aujourd’hui que la nouvelle stratégie de l’Entraide nationale est fructueuse ?
La stratégie de l’Entraide nationale est de consolider les acquis. Le cumul des efforts déployés depuis feu Mohammed V a été consolidé sous l’égide de feu Hassan II. L’Entraide nationale a pris un élan remarquable grâce à l’INDH lancé par S.M. le Roi Mohammed VI. Ainsi, tous les chiffres réalisés par l’Entraide nationale ont été boostés à partir de l’année 2006. Ils ont doublé. Grâce aux Directives de S.M. le Roi Mohammed VI, on a pu assurer une expansion de l’activité de l’EN pour une meilleure couverture nationale. On a ainsi amélioré la qualité des prestations dans l’ensemble des filières à travers nos différents modules de soutien et de formation. On a également réussi à donner une place plus consolidée aux métiers du travail social surtout l’intelligence sociale, l’écoute, l’orientation et la médiation en faveur des jeunes pour leur donner place dans la société et faciliter leur intégration. Remplir les bâtiments n'est pas suffisant, il faut actuellement travailler sur l’humain.


Centre régional de médecine physique et de kinésithérapie à Tétouan

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a inauguré, en avril 2014, un centre régional de médecine physique et de kinésithérapie au sein de l'hôpital provincial de Tétouan. Le montage financier de ce projet s’élève à 12 millions de dirhams. Le centre a pour objectif la prise en charge en charge les handicaps liés à des déficiences du système nerveux et de l’appareil locomoteur. Fruit d’un partenariat entre l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et le ministère de la Santé, cet établissement propose à ses patients des services de diagnostic et de soins des pathologies de malformations.
Il assure également la rééducation-kinésithérapie et la prise en charge fonctionnelle des troubles orthophoniques, orthopédiques et de psychomotricité. En outre, le nouveau centre qui bénéficie aux habitants des villes de Tétouan, Chefchaouen, Ouazzane, M'diq, Fnideq peut assurer la réalisation et la conception d'appareillage orthopédique adapté, ainsi que l'organisation de missions orthopédiques mobiles au niveau de la région.

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