Très attendue par les passionnés de la balle orange au Royaume et dans le continent mère, la Conférence Sahara de la BAL démarre ce vendredi avec des affiches explosives en perspective. Représentant du Royaume pour la troisième saison consécutive, le FUS entend capitaliser sur l’avantage du terrain et l’appui de son public pour frapper fort. Les hommes de Saïd El Bouzidi ouvrent le bal face à la JCA Kings, une formation ivoirienne loin d’être anodine. Athlétiques, techniques et redoutablement malins, les Abidjanais représentent un véritable piège pour une entrée en matière. Leur capacité à provoquer des fautes pourrait rapidement peser sur les rotations du FUS si les Rbatis ne prennent pas le contrôle du rythme dès l’entame.
Deuxième adversaire au menu : les Maktown Flyers du Nigeria. Une équipe imprévisible, capable d’éclairs offensifs grâce à des arrières surdoués dans le un-contre-un. Puis viendra l’ASC Ville de Dakar, incarnation du basket sénégalais : puissance, verticalité et domination au rebond. Un défi physique qui obligera le FUS à verrouiller sa raquette et à rester concentré sur chaque possession.
Deux chocs nord-africains pour le FUS
Après l’intensité des formations subsahariennes, le FUS devra hausser le curseur face à deux poids lourds nord-africains. D’abord le Club africain, adepte d’un basket rugueux et d’une défense étouffante, prêt à casser le rythme pour piéger les Marocains. Chaque possession promet d’être une guerre mentale. Mais le sommet reste l’affrontement contre Al Ahly. L’ogre égyptien, référence absolue du continent, avance avec un statut de favori assumé. Discipline tactique, précision extérieure chirurgicale : les Cairotes punissent la moindre erreur. Le FUS devra livrer un match parfait pour rivaliser.
Un effectif entre expérience et renouveau
Sous la houlette de l’expérimenté Saïd El Bouzidi, le FUS s’appuie sur un savant mélange d’expérience et de sang neuf. Abdelhakim Zouita, véritable légende vivante, reste le métronome de l’équipe, toujours capable de faire basculer un match. À l’intérieur, Soufiane Kourdou impose sa loi dans la raquette grâce à sa présence physique et son sens du timing. Mais la clé de cette édition 2026 réside dans les recrues étrangères. Will Perry et Anthony Pritchard dynamisent le jeu extérieur, tandis qu’Abdoulaye Harouna, scoreur d’élite, apporte une menace permanente. Reste un défi de taille : compenser le départ d’Omar Abada, désormais chez le Club africain. Une perte qui oblige les meneurs locaux à franchir un cap dans la création et la gestion du tempo.
Rabat, épicentre du basket africain
Si Rabat accueille la Conférence Sahara de la BAL 2026, ce n’est pas un hasard. C’est la consécration d’une montée en puissance du Maroc sur la scène sportive africaine. Le Complexe sportif Prince Moulay Abdellah se transforme en vitrine du basketball continental, avec des standards dignes des plus grandes compétitions. Mais au-delà des infrastructures, c’est toute une dynamique qui s’installe. Rabat s’impose comme une véritable capitale du sport, capable d’orchestrer des événements d’envergure et de faire vibrer tout le public. Le décor est planté : place au spectacle.
