Disputé dans une ambiance inhabituellement silencieuse en raison du huis clos, le derby casablancais entre le Raja et le WAC n’a pourtant jamais manqué d’intensité sur la pelouse. Entre une première période très tactique et une seconde marquée par la réaction verte, les deux géants ont livré une bataille engagée. Dès l’entame, les deux formations ont affiché beaucoup de prudence, conscientes de l’enjeu colossal de cette confrontation. Leader du championnat, le Raja a tenté d’imposer son rythme et son jeu collectif bien huilé sous les ordres de Fadlu Davids. Les Verts ont longtemps confisqué le ballon durant le premier acte, se procurant plusieurs situations intéressantes grâce notamment au Jordanien Sharara et à Sabir Bougrine. Le WAC, parfaitement en place défensivement, a choisi de frapper au moment opportun. La connexion entre Hakim Ziyech, auteur d’un centre indirect inspiré, et Salah Moussaddaq sur le flanc gauche a fait la différence. Ce dernier a délivré un centre ras de terre précis que Joseph Bakasu, le milieu congolais, a transformé d’un plat du pied imparable pour le gardien rajaoui El Mehdi Al Harrar (1-0, 39e). Une réalisation pleine de sang-froid qui a récompensé le réalisme wydadi face à une domination stérile du Raja. La pause est intervenue sur ce court avantage, laissant présager une seconde période sous haute tension.
Au classement, cette défaite ne remet pas encore en cause la place de leader du Raja, mais réduit considérablement sa marge de manœuvre avec seulement un point d’avance sur le Maghreb de Fès et deux sur l’AS FAR. Revigoré par ce succès après une période plus compliquée, le WAC se relance pleinement dans la lutte pour le podium et le sacre. Ce derby silencieux dans les tribunes, mais incandescent sur la pelouse, confirme une fois de plus que le choc casablancais demeure l’un des rendez-vous les plus passionnants du continent, même sans public.
Le Raja en panne d’efficacité
Au retour des vestiaires, le Raja a logiquement intensifié la pression pour revenir au score. Les Verts ont multiplié les offensives, monopolisant le ballon et se créant plusieurs occasions franches. La plus nette est survenue à la 72e minute lorsqu’un centre à ras de terre a trouvé le remplaçant Mohamed Boulacsout, dont la frappe puissante a été repoussée en corner par un Benabid impérial. Le portier wydadi a été l’un des grands artisans du succès des siens, enchaînant les interventions décisives pour préserver l’avantage. Malgré une domination territoriale évidente, le Raja a cruellement manqué de précision dans le dernier geste et s’est heurté à une défense rouge solidaire et disciplinée. Le WAC, dangereux en contre, a tenté de faire le break sans réussite, mais a surtout fait preuve d’une grande maîtrise dans la gestion de son avance. Les tensions sont montées d’un cran en fin de rencontre, avec plusieurs accrochages après le coup de sifflet final, preuve que la rivalité entre les deux clubs reste véhémente.Au classement, cette défaite ne remet pas encore en cause la place de leader du Raja, mais réduit considérablement sa marge de manœuvre avec seulement un point d’avance sur le Maghreb de Fès et deux sur l’AS FAR. Revigoré par ce succès après une période plus compliquée, le WAC se relance pleinement dans la lutte pour le podium et le sacre. Ce derby silencieux dans les tribunes, mais incandescent sur la pelouse, confirme une fois de plus que le choc casablancais demeure l’un des rendez-vous les plus passionnants du continent, même sans public.
