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CAN 2025 : le Maroc à un pas du sacre africain, après 5 décennies d’attente

Cinquante ans après l’épopée éthiopienne de la génération dorée d’Ahmad Faras, le football marocain s’apprête à vivre l’un de ses rendez-vous les plus historiques, ce dimanche à 20 h, à l’occasion de la finale de la Coupe d’Afrique 2025 organisée au Maroc. Cette affiche de prestige, qui met aux prises les Lions de l’Atlas et les Lions de la Téranga du Sénégal, s’annonce grandiose au regard de la qualité des deux sélections et du niveau élevé qu’elles ont affiché tout au long du tournoi. Pour le Maroc, l’enjeu dépasse le simple sacre : il s’agit de briser une attente de 50 ans et d’asseoir, à domicile, un statut de géant du football mondial. Pour le Sénégal, cette finale offre l’opportunité de réaffirmer une hégémonie continentale en récupérant un titre perdu.

La joie des Lions de l'Atlas après le penalty victorieux de Youssef En-Nesyri face au Nigeria. Ph. Saouri
La joie des Lions de l'Atlas après le penalty victorieux de Youssef En-Nesyri face au Nigeria. Ph. Saouri
Après un parcours remarquable lors de cette Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, l’heure de vérité a sonné pour l’équipe nationale A. Ce dimanche à 20 h, les regards de tout le continent africain et bien au-delà convergeront vers le Complexe Moulay Abdellah de Rabat, théâtre de la grande finale entre les Lions de l’Atlas et ceux de la Téranga. Le Maroc avance porté par une ferveur populaire exceptionnelle et un effectif au grand complet. Sa force s’appuie sur une animation offensive retrouvée autour de Brahim Diaz et une solidité défensive incarnée par Achraf Hakimi.
Les Lions de l’Atlas abordent cette finale avec une détermination farouche et une confiance renforcée par une demi-finale intense, physique et émotionnelle face au Nigeria. Ce bras de fer face aux Super Eagles a agi comme un révélateur, démontrant que les hommes de Walid Regragui savent conjuguer maîtrise du jeu et victoire dans l’adversité. Cette capacité à souffrir ensemble a renforcé la cohésion du groupe, transformant la pression populaire en une véritable cuirasse. L’une des grandes forces de la sélection nationale réside dans cette aptitude à confisquer le ballon et à asphyxier l’adversaire par un pressing constant. En revanche, l’usure physique laissée par les prolongations contre le Nigeria, ainsi qu’un manque de lucidité dans le dernier geste, pourraient constituer des points de vigilance.

Comment les Lions de l’Atlas comptent-ils dompter les Lions de la Téranga ?

Pour faire sauter le verrou d’un Sénégal réputé pour sa solidité défensive, le Maroc devra miser sur une animation offensive hybride et une gestion millimétrée des transitions. La première clé réside dans la capacité des Lions de l’Atlas à désorganiser le bloc compact des Lions de la Téranga. Face à une charnière centrale sénégalaise aussi puissante qu’expérimentée, le salut marocain ne viendra pas de centres aériens trop lisibles, mais d’un jeu de combinaisons dans les petits espaces et de redoublements rapides dans les demi-espaces. L’intelligence de placement de Brahim Diaz sera déterminante : en décrochant pour attirer un milieu défensif adverse, il pourrait ouvrir des couloirs pour les projections incisives d’Achraf Hakimi. Ce dépassement de fonction est susceptible de créer le surnombre nécessaire pour faire douter une défense allergique à l’imprévisibilité.
La seconde clé repose sur l’exploitation optimale des phases de transition. Si le Maroc a prouvé face au Nigeria sa capacité à contrôler le ballon, il devra éviter toute possession stérile. Contre le Sénégal, chaque perte de balle peut coûter cher, mais chaque récupération haute représente une opportunité majeure. La vitesse de projection de Abde Ezzalzouli sera précieuse pour prendre de court les latéraux sénégalais avant leur repli. Les absences du capitaine sénégalais Kalidou Koulibaly et du milieu de terrain Habib Diarra devraient également peser sur l’équilibre des Lions de la Téranga et constituent un atout non négligeable pour les Lions de l’Atlas.
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