Menu
Search
Mardi 01 Septembre 2026
S'abonner
close

Finale de la CAN, Panenka ratée de Diaz... Regragui sort enfin de son mutisme

Lors d’un long entretien accordé au Podcast «Magharib» sur la plateforme «Atheer», l’ancien sélectionneur marocain Walid Regragui s’est longtemps confié sur sa mission sur le banc de touche des Lions de l’Atlas. Le technicien a ouvertement reconnu qu’il se considérait comme «champion d’Afrique», ne prêtant aucune attention aux critiques, avant de dévoiler la discussion qui a eu lieu avec Brahim Diaz après la fameuse panenka ratée en finale face au Sénégal. Regragui a également soulevé sa relation avec les clubs marocains, notamment le Wydad et le Raja, qu’il aurait pu rejoindre en 2021 si ce n’était un contretemps relatif au timing.

No Image
L'ancien sélectionneur national Walid Regragui est sorti de son silence à l’occasion d’une interview accordée au podcast «Magharib» sur la plateforme «Atheer». Sans détour, le technicien marocain est revenu sur les moments forts de son passage à la tête des Lions de l'Atlas, livrant des déclarations aussi passionnées que sans concession. Interrogé sur le dénouement de la Coupe d'Afrique des nations, l'ex-patron de la Tanière a maintenu une posture ferme, malgré la défaite concédée face au Sénégal. «Pour moi, je me considère champion d'Afrique, que cela plaise ou non... Pour nous, nous avons livré une grande compétition, nous avons été parmi les meilleures équipes, voire la meilleure et nous avons disputé de grands matchs... Concernant la finale, nous attendrons ce que dira le Tribunal arbitral du sport», a expliqué l’ancien maître à joueur des Lions, avant d’ajouter : «Nous pouvions gagner tout comme l'adversaire le pouvait... pour moi, nous sommes arrivés à la 90e minute et nous avons obtenu un penalty. Si Brahim Díaz l'avait marqué, nous aurions été sacrés. Pour moi, je suis champion d'Afrique». En attendant le verdict du Tribunal arbitral du sport, qui devrait trancher sur cette question lors des prochaines semaines, Walid Regragui est donc foncièrement convaincu que son équipe avait été meilleure face au Sénégal, lors de la finale du 18 janvier dernier au complexe Moulay Abdellah de Rabat.


Un soutien paternel envers Brahim Diaz

Regragui est également revenu sur l'un des tournants majeurs de cette finale : le penalty manqué par Brahim Diaz à la 90e+4 minute. Loin de blâmer son attaquant, l'ancien coach a fait preuve d'une bienveillance paternelle : «Je ne lui ai rien reproché. Je lui ai simplement dit : “Mon fils, ce qui s'est passé va t'apprendre beaucoup de choses et te rendre plus fort. Tu dois apprendre de chaque expérience”». Il a tenu à rappeler le contexte pesant et la pression immense subie par le joueur lors de cette tentative décisive.
Outre le chapitre de la sélection fanion, Walid Regragui s'est livré à une séquence de nostalgie en évoquant ses années d'international sous le maillot national, soulignant la fierté d'avoir défendu les couleurs du Royaume sur le terrain. Dans ce contexte, Walid a tenu à revivre l’extase du quart de finale ayant opposé le Maroc à l’Algérie, en CAN 2004 en Tunisie, lorsque les Lions avaient réussi à inverser le résultat lors des ultimes moments de la rencontre (3-1 en faveur du Maroc) : «Quand tu joues contre l'Algérie, l'Égypte ou la Tunisie, tu disputes des derbys que tu ne veux pas perdre, mais la rivalité se déroule toujours dans un esprit sportif... Pour moi, le match contre l'Algérie à la Coupe d'Afrique 2004 reste immortel : c'était en quart de finale, avec un scénario palpitant, l'Algérie ayant marqué à la 82e minute avant que l'égalisation ne survienne dans les tout derniers instants».
Enfin, abordant ses relations avec les grands clubs de la Botola Pro, notamment le Raja de Casablanca, le technicien a tenu à préciser qu’il était à deux doigts de coacher les Verts en 2021, si ce n’était un ultimatum lancé par les dirigeants du RCA, qui espéraient signer le contrat le plus tôt possible. Regragui a précisé qu’il était retenu par un engagement familial (le Baccalauréat de son fils) et qu’il aurait aimé tenter l’expérience. À noter que l’ancien sélectionneur du Maroc a aussi reconnu qu’il avait pensé à la démission bien avant la CAN 2025, lui qui a finalement déposé sa démission deux mois après le terme de la compétition.
Lisez nos e-Papers