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Football scolaire : un championnat national dès 2027, avec un million d’élèves visés d’ici 2030

Un championnat national scolaire de football destiné aux élèves du primaire est prévu pour l’année scolaire 2026-2027, dans le cadre d’une première édition expérimentale. Ce projet s’inscrit dans l’objectif de mobiliser un million d’élèves d’ici 2030 et figure dans le programme du ministère de l’Éducation nationale, qui prévoit également un élargissement des activités sportives, un accompagnement des jeunes talents et des mesures visant à favoriser la participation de tous les élèves.

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Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports prévoit de lancer, au cours de l’année scolaire 2026-2027, une première édition expérimentale du championnat national scolaire de football destiné aux élèves de l’enseignement primaire. Présentée sous le mot d’ordre « Un million d’élèves à l’horizon 2030 », cette compétition doit contribuer à généraliser la pratique sportive et à promouvoir les valeurs de citoyenneté et d’égalité, dans le cadre de l’héritage social attendu de la Coupe du monde 2030.

Cette orientation figure dans une note ministérielle récente, adressée aux directrices et directeurs des académies régionales d’éducation et de formation, qui fixe les modalités de programmation et de gestion des activités sportives scolaires pour la saison 2026-2027. Le calendrier annexé au document prévoit la tenue du championnat national scolaire de football du primaire, dans la catégorie des moins de 12 ans, du 27 au 30 mai 2027 dans la région de Rabat-Salé-Kénitra.

Au-delà du football, le ministère entend élargir l’accès à des activités régulières et encadrées dans les établissements publics et privés, à travers les différents cycles d’enseignement. Le programme inclut les élèves en situation de handicap et prévoit des compétitions allant des rencontres entre classes aux championnats provinciaux, régionaux, nationaux et internationaux.

Une pratique régulière organisée au sein des établissements

La mise en œuvre du programme repose sur les associations sportives scolaires, dont le ministère demande de poursuivre la création, notamment dans les écoles primaires et les établissements privés. Chaque établissement doit élaborer un projet sportif intégré à son projet d’établissement, en tenant compte des ressources humaines, des équipements disponibles et des besoins des élèves.

Les activités doivent être inscrites dans les emplois du temps des enseignants et des élèves, puis suivies tout au long de l’année. La note rappelle que le volume consacré aux activités sportives et aux activités complémentaires est de trois heures dans le primaire, de quatre heures au collège, réparties entre le mercredi et le vendredi après-midi, et de trois heures le vendredi après-midi au lycée. Les enseignants assurant des heures supplémentaires peuvent bénéficier d’une indemnisation selon le budget et les conditions en vigueur.

Lorsque les établissements ne disposent pas des installations nécessaires, des équipements sportifs extérieurs peuvent être utilisés dans le cadre d’un programme défini avec la direction provinciale et l’organisme chargé de leur gestion. Le ministère prévoit également de poursuivre le déploiement des centres sportifs scolaires, notamment ceux destinés à l’enseignement primaire.

Le sport doit aussi contribuer à prévenir le décrochage scolaire, particulièrement dans les collèges pionniers. Le dispositif prévu pour ces établissements comprend quatre heures hebdomadaires d’activités encadrées, réparties entre le mercredi et le vendredi après-midi, ainsi qu’un accompagnement individuel des élèves exposés au risque d’abandon. Il prévoit des équipements adaptés, des possibilités de pratique libre en dehors des séances encadrées et l’implication du coordonnateur de l’éducation physique dans les cellules de veille éducative.

Des compétitions distinctes pour les débutants et les élèves déjà encadrés

Pour tenir compte des différences de préparation entre les participants, le ministère maintient une organisation des championnats en deux catégories. La première concerne les élèves non affiliés aux clubs, associations et fédérations sportives, ainsi que ceux des classes « Espoir sportif » qui ne sont pas affiliés à ces structures. Elle doit permettre aux jeunes ne bénéficiant pas d’un encadrement sportif régulier de représenter leur établissement.

La seconde catégorie s’adresse aux élèves des parcours « Sport-études » et aux élèves des classes « Espoir sportif » affiliés aux structures sportives. Ces compétitions sont également ouvertes aux élèves du lycée d’excellence sportive, conformément au partenariat mentionné dans la note.

Le ministère demande parallèlement de poursuivre la structuration des classes « Espoir sportif » au collège et au lycée. Les élèves talentueux d’une même tranche d’âge doivent pouvoir être regroupés dans une classe identifiée sur Massar, sous réserve d’un effectif suffisant et d’infrastructures adaptées. Leur scolarité reste soumise à l’organisation pédagogique officielle, avec un encadrement assuré sous la supervision de l’association sportive scolaire et des enseignants concernés.

Le programme national comporte aussi des compétitions de sports collectifs, d’athlétisme, de sports de combat, de gymnastique, de natation et de plusieurs autres disciplines. Il prévoit notamment du volleyball mixte, des championnats inclusifs, un festival des jeux traditionnels, une compétition destinée aux établissements de la deuxième chance et des rendez-vous pour les étudiants en formation et les personnels du ministère.

Pour les compétitions entre régions, les douze académies seront réparties en quatre pôles géographiques afin de réduire les distances et la fatigue liée aux déplacements. Le premier réunit Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et Casablanca-Settat ; le deuxième rassemble l’Oriental, Drâa-Tafilalet et Fès-Meknès ; le troisième comprend Marrakech-Safi, Béni Mellal-Khénifra et Souss-Massa ; le quatrième regroupe Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed-Dahab.

La note précise également que les équipes qualifiées doivent représenter leur propre établissement, sans renfort provenant d’autres écoles. Les équipes victorieuses au niveau provincial conservent leur encadrement pour les étapes suivantes, tandis que l’encadrement des sélections provinciales et régionales est confié aux responsables des équipes scolaires gagnantes, selon la discipline, le sexe et la catégorie d’âge.

Un suivi des aptitudes physiques des élèves sur Massar

Le programme prévoit un recours accru au numérique pour gérer les inscriptions, l’éligibilité des participants et les documents nécessaires aux compétitions. Les enseignants d’éducation physique doivent également renseigner sur Massar les résultats des tests physiques et les mesures des élèves, à travers une rubrique consacrée aux informations médicales.

Ces données comprennent notamment l’endurance, la vitesse, le saut, la souplesse et l’équilibre, ainsi que la taille, le poids et la fréquence cardiaque au repos. Selon le ministère, leur regroupement doit permettre d’évaluer les aptitudes physiques, de repérer les talents et d’identifier les situations de santé nécessitant une attention particulière.

La participation aux activités reste soumise à des exigences de couverture par l’assurance sportive scolaire, de premiers secours et de prise en charge médicale. Les organisateurs doivent prévoir des installations adaptées et des transports sécurisés, en évitant autant que possible les voyages de nuit. Des arbitres qualifiés doivent être mobilisés et des formations organisées pour les encadrants et les officiels.

Le ministère demande également de garantir la participation des filles et des garçons, de prévoir les aménagements nécessaires pour les élèves en situation de handicap et d’encourager les jeunes à prendre part à l’organisation des manifestations, notamment comme arbitres, journalistes sportifs scolaires ou secouristes.

Enfin, un suivi régulier des compétitions permettra d’en améliorer l’organisation, avec la possibilité d’adapter les dates et les lieux en fonction des conditions d’organisation. Des prix, des médailles et des certificats de mérite récompenseront les lauréats, tandis que des mesures d’encouragement scolaire pourront être envisagées pour soutenir les élèves qui se distinguent par leurs performances sportives, conclut le ministère.

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