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Mercredi 11 Mars 2026
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Lions de l’Atlas : les grands chantiers de Mohamed Ouahbi avant le Mondial 2026

Nommé sélectionneur national A en remplacement de Walid Regragui, Mohamed Ouahbi devra s’attaquer à plusieurs chantiers avant le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026. La première priorité du nouveau patron des Lions de l’Atlas sera de rétablir la cohésion au sein d’un vestiaire fragilisé depuis le penalty manqué par Brahim Diaz lors de la finale de la CAN 2025. Le technicien marocain devra également lancer un rajeunissement progressif de l’effectif, tout en préservant l’équilibre avec les cadres de l’équipe. Autre dossier brûlant : le champion du monde U20 devra rapidement imposer sa patte tactique. Une véritable mission commando attend donc le nouveau pensionnaire du banc des Lions de l’Atlas.

Mohamed Ouahbi en compagnie du président de la FRMF, Fouzi Lakjâa, lors de la cérémonie de sa présentation. Ph FRMF.
Mohamed Ouahbi en compagnie du président de la FRMF, Fouzi Lakjâa, lors de la cérémonie de sa présentation. Ph FRMF.
À seulement quelques mois du coup d’envoi du Mondial 2026, Mohamed Ouahbi, fraîchement nommé à la tête des Lions de l’Atlas pour succéder à Walid Regragui, se retrouve face à une équation délicate. Son sacre mondial avec les U20 lui confère une légitimité forte, mais le contexte de l’équipe A est sous haute tension. Plusieurs chantiers attendent le technicien marocain avant le rendez-vous planétaire. Le premier test du coach Ouahbi, avec deux matchs amicaux face à l’Équateur et au Paraguay lors de la fenêtre FIFA de mars, s’annonce déjà déterminant.



Rétablir la cohésion dans le vestiaire, ébranlé par la finale perdue de la CAN

Le premier grand chantier de Ouahbi, et sans doute le plus sensible, est d’ordre psychologique. Il devra recréer une véritable unité dans un vestiaire dont la cohésion a été sérieusement secouée. L’épisode du penalty raté par Brahim Diaz en finale de la CAN 2025 dépasse le simple fait de jeu : il symbolise la pression immense qui pèse sur les cadres de la sélection. Le nouveau sélectionneur devra protéger sa pépite madrilène tout en apaisant les tensions nées de cette désillusion continentale.

La reconstruction mentale du groupe après un tel traumatisme constitue la base sur laquelle Ouahbi souhaite bâtir son projet en vue du Mondial nord-américain. Plusieurs signaux indiquent que l’unité du groupe a été mise à l’épreuve. Le technicien devra donc assainir le vestiaire et tourner définitivement la page de la fin de cycle Regragui afin de recréer une union sacrée autour de la sélection.

Rajeunir l’effectif

Parallèlement à l’urgence de retisser les liens au sein du groupe, Mohamed Ouahbi devra engager un rajeunissement de l’effectif qui semble aujourd’hui inévitable. Sa connaissance approfondie de la « génération dorée » qu’il a conduite au sacre mondial U20 constitue un atout stratégique de taille.

Le défi sera d’injecter ce sang neuf, animé par une insouciance conquérante, sans fragiliser les bases posées par les cadres issus de l’épopée du Mondial 2022. Cette transition devra être menée avec précision afin d’éviter toute rupture de leadership sur le terrain. L’objectif est clair : transformer la frustration née de la CAN en une énergie de revanche portée par une jeunesse qui n’a pas peur de gagner. Ce souffle nouveau pourrait redynamiser un groupe qui a parfois semblé en manque d’inspiration lors des derniers grands rendez-vous.

Mettre en place une nouvelle philosophie de jeu

Sur le plan technique, l’instauration d’une nouvelle philosophie de jeu constitue le troisième pilier de son projet. Ouahbi, réputé pour sa flexibilité tactique et son goût pour un football plus fluide et offensif, entend rompre avec une certaine rigidité qui avait fini par rendre le jeu marocain prévisible.

Aux côtés de son adjoint João Sacramento, fin stratège reconnu sur la scène européenne, il travaille déjà à mettre en place des principes basés sur une meilleure gestion des transitions et davantage de créativité dans les trente derniers mètres. L’objectif est clair : ne plus seulement subir et contrer, mais dicter le tempo des rencontres, quel que soit l’adversaire.

Cette mutation tactique exige une adhésion totale du groupe et une capacité d’adaptation rapide. Car le compte à rebours est lancé : le premier match du Mondial approche à grands pas.
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