La blessure contractée par Azzedine Ounahi lors de la victoire du Panathinaïkos face à l’Asteras (5-1) s’avère ainsi bien plus sérieuse qu’espéré. Les examens médicaux réalisés le 19 octobre ont mis en évidence une déchirure de troisième degré du biceps fémoral droit, correspondant à une atteinte musculaire particulièrement sévère. D’après les informations disponibles, la convalescence pourrait s’étendre sur deux mois et demi à trois mois, repoussant son retour à la compétition au début de l’année 2027. Aucune intervention chirurgicale n’ayant été officiellement annoncée, la prise en charge et les différentes étapes de la rééducation dépendront de l’évaluation du staff médical. Pour le milieu marocain, cette blessure survient au pire moment. De retour en Grèce le 2 septembre après son passage à Gérone, il avait retrouvé des sensations et affiché des statistiques prometteuses, avec trois buts en huit apparitions sous les couleurs du club athénien. Une montée en puissance brutalement interrompue, alors qu’il semblait retrouver une place importante dans le dispositif de son équipe.
Un casse-tête tactique pour le Panathinaïkos et les Lions de l’Atlas
Cette longue absence oblige le Panathinaïkos à revoir ses plans et représente également un sérieux casse-tête pour les Lions de l’Atlas. En Grèce, le club devra composer sans un joueur capable d’apporter de la percussion, de la créativité et de la fluidité dans la construction offensive. Son absence prive l’entrejeu d’une solution technique précieuse et contraint le staff à redistribuer les rôles pour préserver l’équilibre collectif. Les conséquences pourraient aussi se faire sentir en sélection. Mohamed Ouahbi devrait être privé de l’international marocain pour le rassemblement de novembre, au cours duquel les Lions de l’Atlas doivent affronter le Niger les 13 et 17 novembre, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027. Une absence qui pèserait sur les options du sélectionneur, tant Ounahi peut contribuer à relier le travail de récupération à la projection offensive. Dans l’immédiat, l’enjeu est de permettre au joueur de retrouver pleinement ses moyens sans précipiter son retour. La rééducation, la reprise progressive de la course, puis le réentraînement collectif devront s’effectuer par étapes, en fonction de l’évolution de sa blessure. Pour Ounahi comme pour ses deux équipes, la priorité est désormais claire : retrouver un milieu de terrain à 100 % de ses capacités, plutôt que de prendre le moindre risque avec une reprise prématurée.
