Après trois jours de préparation au Complexe Mohammed VI de football à Maâmora, la sélection nationale A a rallié, mercredi, l’Espagne pour poursuivre ses réglages en vue de ce premier choc amical du mois de mars face à l’Équateur qui se déroule sur la pelouse du mythique Stade Metropolitano de Madrid. Mohamed Ouahbi a profité de ce stage express pour poser les premières pierres de son projet de jeu. Le chantier est clair : bâtir une cohésion solide. Avec l’intégration de huit nouveaux visages, le sélectionneur des Lions de l’Atlas devra veiller à accélérer la mise en place des automatismes et réussir une transition rapide et efficace.
La «Tri», un choix tactique pour préparer le choc du Mondial face au Brésil
Affronter la Tri équatorienne à ce stade de la préparation relève d’un choix tactique fort de la Fédération Royale marocaine de football (FRMF). C’est une sélection affirmée, performante, qui a validé son billet pour le Mondial 2026 avec deux journées d’avance. Ce sparring-partner offre un profil idéal : puissance athlétique, rigueur défensive et transitions rapides. Un football direct, intense, qui mettra à l’épreuve l’équilibre tactique des Lions de l’Atlas. Dans un groupe relevé avec le Brésil, l’Écosse et Haïti, ce test face à une équipe sud-américaine servira de véritable indicateur pour ajuster les lignes, solidifier la défense et tester la capacité à faire sauter des blocs compacts.
Sebastián Beccacece méfiant et admiratif des qualités des Lions de l’Atlas
L’intérêt de cette affiche est aussi porté par la philosophie de Sebastián Beccacece. Le sélectionneur équatorien ne cache pas ses ambitions. Dans une interview accordée à «El Universo», il affiche la couleur : «J’aimerais défendre comme Arsenal et attaquer comme le FC Barcelone». Un projet clair, exigeant, qui mêle discipline tactique et créativité offensive. Face au Maroc, Beccacece affiche autant d’admiration que de vigilance. Il considère les Lions de l’Atlas comme une «énigme», capables de renverser n’importe quel scénario. Il pointe notamment la dangerosité des ailes marocaines, comparées à celles de la Côte d’Ivoire, et cite Achraf Hakimi, Brahim Diaz ou encore Abde comme des menaces permanentes.
