Le Raja de Casablanca semble sous le charme du football jordanien. Après le niveau convaincant affiché par Mohammed Abou Zrayq, surnommé «Sharara», au cours de cette saison, le club casablancais vise à enrôler un autre international jordanien : Mohanad Abou Taha. L’intérêt du Raja pour ce dernier ne date pas d’hier, mais il s’est nettement affirmé ces dernières semaines. Selon des sources proches du dossier, les discussions entre la direction des Verts et l’entourage du joueur sont entrées dans une phase de finalisation technique. Le club, conscient de la concurrence de plusieurs écuries du Golfe, a mis les bouchées doubles pour séduire l’international jordanien. Les négociations ne porteraient plus sur la volonté du joueur – ce dernier ayant déjà exprimé son enthousiasme à l’idée d’évoluer devant le public du Complexe Mohammed V – mais sur les modalités contractuelles liées à sa libération et aux bonus de performance.
Un dynamiteur de couloir pour Fadlu Davids
L’apport potentiel de Mohanad Abou Taha au Raja dépasse le simple cadre statistique. Sa principale force réside dans une polyvalence, devenue une denrée rare dans le football moderne : il est capable d’occuper le poste d’ailier gauche pur, mais aussi de descendre d’un cran pour agir en tant que latéral offensif. Pour Fadlu Davids, dont le schéma tactique exige une projection permanente des latéraux, Abou Taha représente le profil idéal. Sa patte gauche, réputée pour sa précision chirurgicale sur les centres et les coups de pied arrêtés, offrirait au Raja une alternative de poids pour débloquer les blocs défensifs bas, souvent rencontrés en Botola Pro. Techniquement, Abou Taha se distingue par une capacité d’élimination en un contre un et une vision du jeu qui lui permet de repiquer dans l’axe pour servir de relais à ses attaquants. Son expérience internationale avec la Jordanie, notamment lors des récents exploits des «Nashama», lui a conféré une maturité émotionnelle précieuse pour supporter la pression de Casablanca.
