mars dernier, la Fédération Royale Marocaine de Football, sous la houlette de Fouzi Lekjaa, a tenté un nouveau coup de poker magistral, un « risque calculé » : introniser l’homme de l’ombre, celui qui venait de couronner les Lionceaux U20 sur le toit du monde au Chili en octobre 2025. Mohamed Ouahbi, fidèle à sa réputation de technicien cérébral et flegmatique, a enfilé le costume de sélectionneur national avec une certitude tranquille.
laboratoire d’excellence, le Belgo-Marocain a forgé son identité tactique et sa fibre de pédagogue. Des années durant, il a poli des diamants bruts, structuré le rapport à la discipline et appris à manager les égos naissants de la diaspora européenne et des talents locaux. Ce background belgo-bruxellois lui a légué une obsession : la maîtrise absolue des phases de jeu.
Ouahbi n’est pas un adepte du football émotif ou des envolées lyriques, mais bel et bien un pragmatique. Blocs compacts, transitions foudroyantes et gestion chirurgicale du score constituent son triptyque identitaire. Un bagage qui lui a permis, dès son arrivée à la tête des sélections de jeunes au Maroc, de glaner le tournoi de l’UNAF en 2024 avant d’atteindre la consécration ultime, le sacre mondial historique avec les U20 contre l’Argentine (2-0). Sa grande force est aussi d’avoir une large connaissance de la nouvelle vague, ce qui lui évite un long et laborieux processus de reconstruction de la cohésion d’équipe.
face à la Norvège d’Erling Haaland (1-1), disputé dimanche, est venu valider ses préceptes. Face au rouleau compresseur scandinave, les Lions de l’Atlas ont fait preuve d’une résilience et d’une solidité défensive qui rappellent les plus belles heures de 2022, la patte tactique d’Ouahbi en plus. L’entrée en lice dans le Groupe C se fera face au Brésil de Carlo Ancelotti, qui a d’ailleurs déjà publiquement pointé du doigt la « solidité défensive » du Maroc comme le principal écueil de la Seleção.
Pour Mohamed Ouahbi, il sera donc question de bâtir sur l’héritage sans en être prisonnier. Après le miracle de Doha, le public marocain ne se satisfera plus de la simple figuration. L’architecte tranquille sait que la charge mentale sera immense, bien plus lourde que le défi physique. Le monde observe, les Lions rugissent, et l’histoire attend son nouveau chapitre.
Le laboratoire belge au service de la Tanière
L’aventure de Mohamed Ouahbi a démarré à Schaerbeek, en Belgique, au prestigieux centre de formation du RSC Anderlecht. Dans celaboratoire d’excellence, le Belgo-Marocain a forgé son identité tactique et sa fibre de pédagogue. Des années durant, il a poli des diamants bruts, structuré le rapport à la discipline et appris à manager les égos naissants de la diaspora européenne et des talents locaux. Ce background belgo-bruxellois lui a légué une obsession : la maîtrise absolue des phases de jeu.
Ouahbi n’est pas un adepte du football émotif ou des envolées lyriques, mais bel et bien un pragmatique. Blocs compacts, transitions foudroyantes et gestion chirurgicale du score constituent son triptyque identitaire. Un bagage qui lui a permis, dès son arrivée à la tête des sélections de jeunes au Maroc, de glaner le tournoi de l’UNAF en 2024 avant d’atteindre la consécration ultime, le sacre mondial historique avec les U20 contre l’Argentine (2-0). Sa grande force est aussi d’avoir une large connaissance de la nouvelle vague, ce qui lui évite un long et laborieux processus de reconstruction de la cohésion d’équipe.
Un savant mélange d’expérience et de fraîcheur
En convoquant la jeunesse triomphante comme le prodige Ayyoub Bouaddi ou Chemsdine Talbi, tout en maintenant les cadres intangibles que sont Brahim Diaz, Achraf Hakimi et Soufiane Rahimi, Ouahbi a réussi une alchimie subtile. Le dernier galop d’essaiface à la Norvège d’Erling Haaland (1-1), disputé dimanche, est venu valider ses préceptes. Face au rouleau compresseur scandinave, les Lions de l’Atlas ont fait preuve d’une résilience et d’une solidité défensive qui rappellent les plus belles heures de 2022, la patte tactique d’Ouahbi en plus. L’entrée en lice dans le Groupe C se fera face au Brésil de Carlo Ancelotti, qui a d’ailleurs déjà publiquement pointé du doigt la « solidité défensive » du Maroc comme le principal écueil de la Seleção.
Pour Mohamed Ouahbi, il sera donc question de bâtir sur l’héritage sans en être prisonnier. Après le miracle de Doha, le public marocain ne se satisfera plus de la simple figuration. L’architecte tranquille sait que la charge mentale sera immense, bien plus lourde que le défi physique. Le monde observe, les Lions rugissent, et l’histoire attend son nouveau chapitre.
