Menu
Search
Dimanche 14 Juin 2026
S'abonner
close

Mondial 2026 : la presse étrangère salue un Maroc « supérieur », « séduisant » et désormais parmi l’élite mondiale

Le match nul (1-1) concédé face au Brésil, samedi au MetLife Stadium de New York, a eu des allures de victoire symbolique pour les Lions de l’Atlas. De l’Inde à l’Espagne, en passant par la France, la Suisse, le Portugal, la Russie et le Sénégal, la presse internationale s’accorde sur un constat : le Maroc n’est plus un outsider, mais une équipe capable de rivaliser avec les plus grandes nations du football mondial.

Le premier grand choc du groupe C a tenu toutes ses promesses. Mais au-delà du résultat, c'est surtout la qualité de la prestation marocaine qui a marqué les observateurs étrangers. Nombre de médias estiment même que les hommes de Mohamed Ouahbi méritaient mieux qu'un partage des points.



En Espagne, les éloges sont particulièrement appuyés. Marca évoque une « supériorité manifeste » du Maroc, tandis qu'El Mundo considère que l'égalisation de Vinicius Junior a évité au Brésil « un véritable fiasco » face à « l'imposante supériorité » des Lions de l'Atlas. El País estime, de son côté, que le Maroc s'est montré plus audacieux et ambitieux que lors de son épopée qatarie de 2022, bousculant le plan de jeu de Carlo Ancelotti et obligeant la Seleção à s'en remettre à un exploit individuel de Vinicius pour arracher le nul.

Même constat en Suisse. Selon l'agence ATS Keystone, reprise par plusieurs médias, le Maroc s'est montré « plus entreprenant et dominateur », affichant « une plus grande maîtrise collective » et mettant un Brésil « déboussolé ». La Tribune de Genève va encore plus loin en affirmant que la Seleção a été « tenue en échec par un Maroc supérieur dans le jeu ».

Au Portugal, le quotidien sportif A Bola souligne que les Lions de l'Atlas ont livré une prestation « remarquable », caractérisée par un pressing avancé, un jeu rapide et une organisation collective rigoureuse. Le journal estime que le Maroc a démontré qu'il n'était plus « une simple surprise passagère », mais « une équipe avec laquelle il faut désormais compter ».

La presse française est tout aussi élogieuse. L'Équipe évoque un Brésil « asphyxié par le pressing » marocain, tandis que RFI décrit un Maroc « séduisant », proposant « la technique, la possession et le beau jeu ». Le Figaro souligne que les Marocains ont pris les Brésiliens « à la gorge » grâce à leur agressivité et leur intensité, alors qu'Ouest-France estime qu'il faudra « certainement compter avec les Lions de l'Atlas dans ce Mondial ».

En Inde, les commentaires convergent également. India Today qualifie le Maroc-Brésil de « premier véritable blockbuster du tournoi » et insiste sur le fait que les Lions de l'Atlas se sont présentés dans le New Jersey « sans porter l'étiquette d'outsiders ». Pour le média, l'ascension marocaine « n'est pas une histoire passagère ». Business Standard note que le Maroc est apparu « plus tranchant » en début de rencontre grâce à « son pressing agressif et ses transitions rapides », tandis que The Telegraph Online salue un football « rapide, fluide, avec un pressing constant ».

Même son de cloche en Russie, où le quotidien Sport-Express estime que le Maroc a donné l'image d'une « équipe plus cohérente » que le Brésil, capable d'imposer son rythme dès les premières minutes. L'agence RIA Novosti Sport considère même que le résultat constitue davantage une bonne affaire pour le Brésil que pour le Maroc, tant les Lions de l'Atlas se sont montrés supérieurs dans le jeu.

En Afrique, la presse sénégalaise insiste sur le statut de prétendant sérieux au titre acquis par la sélection marocaine. Le quotidien Le Soleil souligne que les hommes de Mohamed Ouahbi ont dominé une Seleção en difficulté grâce à un pressing haut, un bloc compact et des transitions rapides. Le journal estime que les Lions de l'Atlas « ont encore progressé » depuis leur épopée de 2022.

Bouaddi, la nouvelle sensation du Mondial

S'il est un nom qui revient avec insistance dans la presse internationale, c'est bien celui d'Ayyoub Bouaddi. À seulement 18 ans, le milieu de terrain marocain a impressionné la planète football. Le média espagnol Defensa Central salue sa « grande maturité, sa vision de jeu et sa personnalité décomplexée ». L'Équipe affirme qu'il a joué « comme s'il avait 100 sélections » à son actif. France 24 parle d'une « prestation de patron », tandis que Foot Mercato décrit une performance « XXL » ayant « marqué les esprits ».

Au Portugal, A Bola met en avant sa capacité à assurer l'équilibre entre les phases défensives et offensives, alors que le site sénégalais Onzed'Afrik le considère comme l'un des principaux artisans du résultat face au Brésil.

Le Maroc, une équipe qui fait désormais peur aux grands

Au-delà des individualités, la presse internationale retient surtout la transformation de la sélection marocaine. D'équipe surprise du Mondial 2022, le Maroc est progressivement devenu, aux yeux des observateurs étrangers, une puissance installée dans l'élite mondiale. « Le Maroc a consolidé sa place parmi les grandes nations du football », résume le quotidien catalan Sport. Une lecture partagée de Madrid à Moscou, de Dakar à New Delhi.

Le message envoyé samedi soir au MetLife Stadium est clair : les Lions de l'Atlas ne sont plus seulement une équipe capable de créer l'exploit. Ils sont désormais considérés comme l'un des adversaires les plus redoutables du football international et un candidat crédible pour aller loin dans ce Mondial 2026.
Lisez nos e-Papers