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Vendredi 24 Juillet 2026
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Mondial 2026 : le Maroc renverse les Pays-Bas et donne rendez-vous au Canada en huitièmes

L'équipe nationale a signé un nouvel exploit historique en éliminant les Pays-Bas au terme d'un suspense irrespirable (1-1, 3-2 t.a.b.) en seizièmes de finale de la Coupe du Monde. Menés au score dans la nuit de Monterrey, au Mexique, après une réalisation pleine de sang-froid de Cody Gakpo à la 72e minute, les Lions de l'Atlas ont puisé dans leurs dernières ressources pour arracher l'égalisation au début du temps additionnel grâce à une tête rageuse d'Issa Diop. Lors de l'inévitable séance des tirs au but, Yassine Bounou a une nouvelle fois revêtu son costume de héros en repoussant la tentative de Crysencio Summerville, avant qu'Ismael Saibari n'envoie définitivement le Maroc en huitièmes de finale, où il retrouvera le Canada à Houston.

Au terme d'un match où les nerfs de tout un peuple ont été mis à rude épreuve, les Lions de l'Atlas sont venus à bout des Pays-Bas en seizièmes de finale du Mondial 2026 pour décrocher leur billet pour les huitièmes. Sous le ciel étoilé de Monterrey, les protégés de Mohamed Ouahbi ont confirmé, une fois de plus, le nouveau statut du Maroc sur l'échiquier du football mondial. Le scénario de cette confrontation dantesque restera gravé dans les mémoires. Dès l'entame, les deux équipes affichent une grande prudence tactique, mais ce sont les Marocains qui se montrent les plus entreprenants. Sous l'impulsion d'un Achraf Hakimi impérial sur son couloir droit, le Maroc passe tout près de l'ouverture du score à la 20e minute lorsque la tête puissante de Neil El Aynaoui oblige Bart Verbruggen à une parade réflexe exceptionnelle. Au retour des vestiaires, la pression marocaine s'intensifie et Hakimi voit sa frappe surpuissante s'écraser sur la barre transversale à la 52e minute. Pourtant, contre le cours du jeu, ce sont les Oranje qui frappent les premiers : parfaitement servi par Summerville, Gakpo trompe Bounou à la 72e minute. Dos au mur, le sélectionneur marocain ose des changements offensifs en lançant ses jeunes pépites. Un pari gagnant puisque, dans le temps additionnel (90e+1), le centre millimétré de Chemsdine Talbi trouve la tête salvatrice d'Issa Diop, faisant exploser le stade. Plus rien ne sera inscrit durant les prolongations, malgré un face-à-face mémorable remporté par Verbruggen devant Soufiane Rahimi. La séance des tirs au but offrira alors un final d'une intensité dramatique exceptionnelle, consacré par le sang-froid marocain et un immense Yassine Bounou.

La confirmation d'un nouveau statut mondial

Cette qualification retentissante face à un géant européen confirme avec éclat la place désormais occupée par le Maroc sur l'échiquier du football mondial. Quatre ans après son épopée historique au Qatar, où il était devenu la première nation africaine et arabe à atteindre le dernier carré d'une Coupe du monde, le Maroc prouve que cette performance n'avait rien d'un simple exploit isolé. En faisant tomber les Pays-Bas, septièmes au classement FIFA et candidats crédibles au sacre, les Lions de l'Atlas envoient un message fort : ils appartiennent désormais au cercle des grandes nations du football. La transition générationnelle engagée après 2022 porte pleinement ses fruits, mêlant l'expérience des cadres historiques comme Bounou et Hakimi au talent émergent de la nouvelle vague incarnée par Bouaddi, El Aynaoui ou Talbi. Le Maroc ne se contente plus de rivaliser avec les meilleures sélections : il impose son rythme, maîtrise ses adversaires et s'affirme comme le digne porte-drapeau de tout un continent.

Quand le Mexique vibre aux couleurs du Maroc

Au-delà de l'exploit sportif, cette soirée magique à Monterrey a été sublimée par une communion exceptionnelle entre la sélection marocaine et le public mexicain. Dans une enceinte en fusion, les Lions de l'Atlas ont bénéficié d'un soutien populaire aussi massif qu'inattendu. Séduits par la combativité des Marocains et la ferveur de leurs supporters, des milliers de spectateurs mexicains ont spontanément adopté la cause des Lions, reprenant leurs chants et les encourageant durant les 120 minutes. Les vagues de « Olé » et les acclamations nourries à chaque intervention défensive marocaine ont transformé le stade de Monterrey en un véritable chaudron hostile pour les Néerlandais. Cette incroyable communion a atteint son apogée lors de la séance des tirs au but, où chaque arrêt de Bounou a déclenché des rugissements assourdissants. Au coup de sifflet final, les joueurs marocains ont longuement célébré avec ce public métissé, illustrant toute la magie d'une Coupe du Monde déjà inoubliable pour le peuple marocain.

Le Canada, un piège de taille à l'accent nord-américain

À peine le temps de savourer cette qualification historique que tous les regards se tournent déjà vers le Texas, théâtre du prochain défi des Lions de l'Atlas. En huitièmes de finale, le Maroc croisera le fer avec le Canada, l'un des trois pays hôtes de ce Mondial, porté par l'enthousiasme de tout un continent. Cette affiche réveillera forcément le souvenir de la victoire marocaine (2-1) lors de la phase de groupes au Qatar. Mais le contexte est désormais bien différent : la sélection canadienne a considérablement progressé, emmenée par un Alphonso Davies au sommet de son art et une animation offensive toujours aussi redoutable. Pour le Maroc, le défi sera autant mental que sportif. Après avoir abordé les Pays-Bas dans la peau de l'outsider, les hommes de Mohamed Ouahbi devront désormais assumer un statut de favori face à une équipe canadienne ambitieuse, qui évoluera presque à domicile. La récupération après 120 minutes éprouvantes et la rigueur tactique constitueront les principales clés pour franchir ce nouvel obstacle et poursuivre ce rêve mondial jusqu'aux quarts de finale.
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