Après avoir écarté les Pays-Bas au terme d’un match héroïque à Monterrey, au Mexique, les Lions de l’Atlas s’attaquent à un nouveau défi, ce samedi, à l’occasion des huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, avec un choc face au Canada, l’un des trois pays hôtes du Mondial. Une sélection canadienne qui a impressionné plus d’un depuis le début du tournoi. Solides durant la phase de groupes, les Canadiens ont confirmé leur montée en puissance en seizièmes de finale grâce à une organisation rigoureuse et une efficacité redoutable, illustrées par leur victoire référence contre l’Afrique du Sud. Avec une moyenne de deux buts inscrits par match depuis le début de la compétition et une discipline défensive exemplaire, les représentants de la CONCACAF affichent des statistiques qui imposent le respect. Conscient de la force collective du Maroc, le sélectionneur canadien Jesse Marsch a lancé les hostilités en déclarant qu’affronter les Lions de l’Atlas relevait du cauchemar. « Préparer un match contre le Maroc, c’est comme vivre un cauchemar sanglant et horrible. Je n’ai même pas envie de les regarder jouer. Ils sont trop forts », a-t-il déclaré au quotidien américain USA Today. Cette sortie, teintée d’un profond respect, ressemble aussi à un message codé : le Canada ne compte pas jouer les victimes et entend tendre un véritable piège aux Lions en verrouillant les espaces. Les nationaux devront donc faire preuve d’une infinie patience, éviter les pertes de balle dans l’entrejeu et se méfier des transitions éclairs menées par les flèches canadiennes, sous peine de voir leur rêve américain s’interrompre prématurément.
La préparation des Lions après l'épopée de Monterrey
Du côté du camp de base marocain, l’effervescence de la victoire face aux Oranjes a rapidement laissé place à une concentration absolue. Après l’exploit retentissant réalisé au tour précédent, où la sélection nationale a fait preuve d’un courage exemplaire et d’une maîtrise technique remarquable, le staff dirigé par Mohamed Ouahbi s’est immédiatement consacré à la récupération physique et mentale de ses joueurs. Les séances d’entraînement à huis clos se sont succédé avec une intensité soutenue, mettant l’accent sur le replacement défensif et l’animation des couloirs afin de contrer le système canadien. L’ambiance au sein du groupe est excellente, portée par une confiance légitime, mais sans le moindre excès d’euphorie. Ouahbi a longuement insisté auprès de ses cadres sur la nécessité de tourner définitivement la page des seizièmes de finale. Les séances vidéo ont permis d’analyser les moindres failles de l’adversaire, et les Lions se disent prêts à livrer un combat de tous les instants pour honorer le maillot national et prolonger le bonheur de millions de supporters.
Le souvenir de Doha pour guider les esprits
L’historique des confrontations entre les deux nations penche en faveur des Marocains, ravivant des souvenirs gravés à jamais dans la mémoire des supporters. Tout le monde garde en tête l’affrontement mémorable du Mondial 2022 au Qatar. Dans l’ambiance surchauffée du stade Al-Thumama, à Doha, les Lions de l’Atlas avaient dominé le Canada (2-1) lors de la phase de groupes grâce à des réalisations signées Hakim Ziyech et Youssef En-Nesyri. Ce succès fondateur avait non seulement propulsé le Maroc en tête de son groupe, mais il avait surtout posé les bases de son parcours historique jusqu’en demi-finale. Quatre ans plus tard, le contexte a changé, les effectifs ont gagné en maturité et le Canada évolue désormais sur ses terres nord-américaines. L’ascendant psychologique demeure néanmoins un atout précieux pour les coéquipiers d’Achraf Hakimi. Les précédentes confrontations amicales avaient déjà mis en lumière la supériorité technique des Marocains, mais à ce stade d’un Mondial, le passé ne constitue qu’un repère. Face à une équipe canadienne revancharde et renforcée par ses récentes performances, le Maroc sait qu’il devra s’appuyer sur l’héritage de Doha tout en écrivant une nouvelle page de son histoire. C’est avec cette double ambition, entre fidélité à son glorieux passé et conquête du présent, que les Lions s’apprêtent à défier le Canada pour un rendez-vous qui s’annonce déjà d’anthologie.
