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Jeudi 13 Août 2026
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Mondial 2030 : 2,81 milliards de dirhams pour la mise à niveau du Complexe sportif de Fès

Un marché estimé à 2,816 milliards de dirhams vient d'être lancé pour la mise à niveau du Complexe sportif de Fès, dans le cadre des préparatifs du Maroc en perspective de la Coupe du Monde 2030, à travers un appel d’offres ouvert international lancé par l’Agence nationale des équipements publics (ANEP).

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Selon le cahier des prescriptions spéciales relatif à l’appel d’offres, la conception du Complexe Sportif de Fès se doit de respecter les standards rigoureux de durabilité établis par la FIFA. L'objectif est de créer une infrastructure qui non seulement répond aux besoins d'un événement sportif de grande envergure, mais qui contribue également à la préservation de l'environnement et à l'amélioration de la qualité de vie des communautés locales.



Le projet du stade impose une série de critères généraux de durabilité qui doivent être respectés lors de la conception, de la construction et de l'exploitation des stades accueillant des événements internationaux. Ces critères visent à garantir que les infrastructures sportives minimisent leur impact environnemental tout en maximisant les bénéfices sociaux et économiques pour les communautés locales.

Le projet est assorti d’exigences environnementales particulièrement ambitieuses, le Complexe sportif de Fès étant appelé à s’inscrire dans une démarche visant l’obtention de la certification "Haute Qualité Environnementale (HQE) Infrastructures Durables".

Cette démarche environnementale, intégrée au marché, couvre les différentes phases du projet et repose notamment sur l’écoconception, la préservation de la biodiversité, la gestion durable des ressources et l’amélioration du confort et de la qualité d’usage de l’infrastructure.

Les entreprises intervenantes seront soumises à des obligations de moyens et de résultats en matière de performance environnementale. Elles devront notamment désigner un référent formé aux certifications environnementales et mettre en place les moyens humains et techniques nécessaires au suivi des prescriptions environnementales et à la réussite de la démarche de certification.

Le chantier devra être conduit conformément à une Charte chantier à faibles nuisances, qui prévoit notamment l’élaboration d’un plan de gestion de l’érosion et de la sédimentation, d’une stratégie de gestion des déchets de chantier et d’un plan de management de la qualité de l’air.

Le volet énergétique prévoit une réduction d’au moins 30% de la consommation énergétique par rapport à une conception standard, grâce notamment à l’utilisation de l’éclairage LED, de systèmes CVC performants et d’une enveloppe thermique renforcée. Le projet prévoit également une production de 5 à 10% de l’énergie à partir de sources renouvelables, ainsi que l’installation d’un système de gestion technique centralisée pour assurer le suivi et l’optimisation des consommations.

Dans le domaine de l’eau, l’objectif est de réduire d’au moins 40% la consommation de cette denrée, notamment à travers l’utilisation d’équipements hydro-économes et la récupération et la réutilisation des eaux pluviales et des eaux grises pour l’irrigation et certains usages non potables. Des dispositions spécifiques sont également prévues pour renforcer la résilience du système de drainage des eaux pluviales face aux évolutions climatiques.

En matière de carbone, le projet privilégie notamment le recours à des matériaux à faible empreinte carbone, tels que le béton bas carbone, le ferraillage recyclé et les matériaux biosourcés, ainsi que l’approvisionnement local afin de limiter les émissions liées au transport. Une analyse du cycle de vie est également prévue afin de quantifier et réduire le carbone incorporé dans les matériaux et les procédés de construction.

La préservation de la biodiversité et la bonne insertion du complexe dans son environnement urbain figurent également parmi les orientations du projet, avec notamment la limitation de l’artificialisation des sols et la valorisation des caractéristiques naturelles du site. L’amélioration de l’accessibilité par les transports en commun, les cheminements piétons et les pistes cyclables est également prise en compte.

La gestion des déchets devra s’inscrire dans une logique d’économie circulaire, à travers le tri, la réutilisation et la valorisation des matériaux. Les entreprises devront assurer la traçabilité des déchets produits, réemployés, réutilisés, recyclés ou valorisés.

Le projet intègre, en outre, des exigences relatives au confort thermique et acoustique, à la qualité de l’air intérieur et à la qualité des espaces destinés aux spectateurs, joueurs et personnels. La résilience aux risques naturels et climatiques est également prise en compte, notamment à travers le dimensionnement des structures face aux vents extrêmes et le respect des règles parasismiques marocaines.

À travers cette opération, la mise à niveau du Complexe sportif de Fès ambitionne ainsi de conjuguer modernisation de l’infrastructure, performance environnementale, maîtrise des ressources et amélioration des conditions d’accueil, en perspective des grandes échéances sportives internationales et notamment de la Coupe du Monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.
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