L’été dernier aux États-Unis puis au Mexique, le public marocain a encore marqué de son empreinte indélébile la grande messe du football mondial. À l’heure du bilan de la Coupe du Monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, une voix -contestée- mais pesante est venue confirmer ce que l'ensemble des observateurs répétait sur le sol américain : l'enthousiasme exceptionnel des supporters des Lions de l'Atlas a été l'un des « véritables moteurs de ce tournoi ». Sur son compte Instagram officiel, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a tenu à rendre un hommage appuyé à cette marée rouge et verte qui a déferlé sur les stades nord-américains : « Les supporters de l’équipe du Maroc ont fait preuve d’une ferveur extraordinaire, à chacun des matches de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 auxquels ils ont assisté. Leur soutien indéfectible a porté leur équipe tout au long d’un parcours inoubliable jusqu’aux quarts de finale, dans une ambiance qui restera longtemps gravée dans les mémoires. La Coupe du Monde FIFA est si spéciale grâce à des supporters comme eux, et je les remercie pour chacun de ces moments ». Ces propos viennent récompenser la fidélité et la discipline d'une communauté de passionnés, toujours prête à transcender ses héros sur le recteur vert.
Le 12e Homme, clé de voûte des ambitions futures
Cette reconnaissance au plus haut sommet du football international n'est pas seulement une fleur jetée à la tribune marocaine, car le rôle des supporters marocains ne va aller qu'en s'amplifiant. Alors que le Maroc prépare ses échéances à venir, ce public passionné constitue plus que jamais un levier stratégique décisif, capable de transformer n'importe quel stade en chaudron et de donner une impulsion inégalée aux grands événements à venir. Car en arrière-plan, la bataille des coulisses fait rage. Le Maroc poursuit pied au plancher ses préparatifs pour le Mondial 2030, coorganisé avec l'Espagne et le Portugal. Et la grande question qui agite la planète du ballon rond reste entière : où sera disputée la finale de cette édition centenaire ? Le Royaume, porté par le chantier colossal du Grand Stade Hassan II à Benslimane (appelé à devenir la plus grande enceinte sportive au monde), continue de mener un duel au sommet avec l'Espagne pour décrocher le match suprême. Face aux prétentions légitimes du Santiago-Bernabéu de Madrid, le Maroc fait valoir son organisation sans faille, ses infrastructures modernisées et, désormais, la ferveur inégalable de son peuple adoubée par la FIFA.
