La réponse peut sonner comme un aveu d'échec ou comme les paroles d'une personne assumant un complexe d'infériorité, un excès de réalisme et de franchise pour d'autres ... Toujours est-il que Mohamed Ouahbi a eu le courage d'admettre, mardi au complexe Mohammed VI, que son équipe n'avait pas vraiment l'étoffe nécessaire pour battre les Bleus en quarts de finale du Mondial 2026. Le constat dérange naturellement, mais la franchise force le respect ! Avant de se pencher sur le match ayant abouti à l'élimination, le sélectionneur a d'abord affiché son satisfécit quant au parcours global réussi aux USA : " Bien entendu qu'on est satisfait sur le contenu, sur la performance. Comme je l'ai dit tout à l'heure, ce qu'on voulait vraiment c'est gagner un nouveau souffle et on savait qu'on se devait, de par nos ambitions, d'être nous-mêmes, d'afficher l'identité et surtout l'ADN marocain, donc on est plus dominant, je pense qu'on l'a été dans tous les matchs. Bien entendu, il y a des moments dans les matchs où on l'est moins, ce qui est normal. Donc je pense que les gens sont sortis dans les rues après chaque match, on en a vu ici. On a fait cinq matchs où on a fait vibrer, on a rendu heureux les gens. Donc on est très satisfait".
Le coach a ensuite pris le temps de décortiquer la rencontre des quarts face à la France, un gros calibre face auquel le Maroc ne pouvait pas grand chose, selon Ouahbi.
Le sélectionneur a bouclé son intervention sur la France en assurant que les professionnels marocains devront redoubler d'efforts avec leurs clubs respectifs, pour arriver en sélection avec cette capacité de "donner un plus à l'équipe nationale, comme ce que font les professionnels français". Ouahbi a également souligné la nécessité d'être exigeant en matière de formation, pour que les générations futures soient en mesure de " regarder les plus grandes nations droit dans les yeux".
Le coach a ensuite pris le temps de décortiquer la rencontre des quarts face à la France, un gros calibre face auquel le Maroc ne pouvait pas grand chose, selon Ouahbi.
Ouahbi : " On n'a rien changé face à la France. Les intentions étaient les mêmes"
A la question de savoir si les joueurs étaient intimidés par l'adversaire ou s'ils avaient manqué d'envie, comme l'avancent plusieurs "analystes" depuis la rencontre, Mohamed Ouahbi s'est montré tranchant : " Je ne pense pas qu'on ait eu peur ou que le plan de jeu était différent. Ce qu'il faut savoir, c'est que le plan de jeu était le même que contre le Brésil, contre les Pays-Bas. On n'a rien changé. Les intentions sont les mêmes. Comme je l'ai toujours dit, je ne demande jamais à mon équipe de revenir pour défendre. Ils savent que quand on est bas, parce que l'adversaire nous oblige, on doit défendre d'une certaine manière. Quand on doit presser haut, on doit presser d'une certaine manière. Donc en fait, on n'a rien changé par rapport à ça. Par rapport à la tactique, on n'a rien changé non plus... C'est vrai qu'on a peut-être manqué de personnalité pour pouvoir justement, à un certain moment, garder le ballon plus souvent dans le temps et puis mettre en place notre jeu. Mais sinon, c'est le seul regret aujourd'hui, même après avoir discuté avec les joueurs. Mais à aucun moment je n'ai senti que les joueurs manquaient d'envie... Ça n'a pas marché. Et je le dis, j'en assume la responsabilité parce que je suis l'entraîneur. Et donc voilà. Mais je suis déjà vite tourné vers le futur".Le manque de "profondeur" a coûté cher face aux Bleus
Le coach a ensuite ouvertement reconnu que la barre était trop haute pour les Lions de l'Atlas : " Par rapport au match de la France, je ne regrette pas d'avoir raté le fait de les battre, mais je regrette plutôt le fait qu'on n'ait pas pu les embêter davantage. Pour les battre, je ne pense pas qu'on aurait pu le faire, ni les autres d'ailleurs, car j'ai vu leur détermination, leurs compétences ... C'est très difficile de les battre, on est tombé sur un gros morceau". Dans un registre plus tactique, l'entraîneur a reconnu que son équipe n'a pas pu dicter son rythme, en l'absence de joueurs capables d'assurer plus de profondeur : "On n'avait pas assez de profondeur. Quand je dis pas assez de profondeur, c'est pas assez d'appels pour étirer le bloc adverse et pour créer des espaces pour après mettre notre jeu en place. Et puis on a manqué, et je l'ai dit tout à l'heure, et ça c'est un fait, on a manqué de personnalité, général. Donc c'est de la personnalité avec le ballon, dans un certain moment, de prendre l'initiative, de mettre plus de dynamisme. Et donc bien entendu que c'est ce qui nous a manqué. Mais je ne peux pas en vouloir aux joueurs. Les joueurs étaient préparés à ce match, ils voulaient bien faire. Ils voulaient être performants, ils ne craignaient pas cet adversaire. Mais c'est vrai que pendant le match, on a eu quelque chose. Il y en a qui parlent de la chaleur, il y en a qui parlent de la pression de la France, il y en a qui parlent de cette qualité qu'ont les Français à chaque fois qu'ils récupèrent le ballon, d'accélérer puis de vous mettre en danger. Donc il y a peut-être tout ça qui joue dans le bilan qu'on peut faire. Mais la préparation a été tout à fait normale. Il n'y a rien eu de différent, vraiment rien".Le sélectionneur a bouclé son intervention sur la France en assurant que les professionnels marocains devront redoubler d'efforts avec leurs clubs respectifs, pour arriver en sélection avec cette capacité de "donner un plus à l'équipe nationale, comme ce que font les professionnels français". Ouahbi a également souligné la nécessité d'être exigeant en matière de formation, pour que les générations futures soient en mesure de " regarder les plus grandes nations droit dans les yeux".
