Les Lionceaux de l’Atlas ont laissé filer l’occasion de boucler le tournoi de l’Union nord-africaine de football en tête. Après avoir décroché leur billet pour la phase finale de la CAN U20 au Ghana, les jeunes Marocains avaient encore la première place dans le viseur au moment d’affronter la Libye. Sur le terrain, cette dernière sortie a pourtant réservé son lot de rebondissements. Bien entrés dans la partie, les coéquipiers de Kasabi ont rapidement concrétisé leur domination en ouvrant la marque à la 18e minute. Une entame prometteuse, malheureusement suivie d’un passage à vide qui a totalement relancé les Libyens. À la 31e minute, ces derniers ont remis les compteurs à zéro avant de prendre l’avantage cinq minutes plus tard.
Menés 2-1 à la pause, les Lionceaux devaient réagir au retour des vestiaires. Mais au lieu de recoller rapidement au score, ils ont vu leurs adversaires creuser l’écart à la 67e minute. Dos au mur, les Marocains ont alors retrouvé des couleurs. Mounssef a réduit la marque à la 79e minute, relançant les espoirs d’un retour dans les dernières minutes. Malgré une pression plus insistante et une volonté évidente de ne rien lâcher, les protégés de Ludovic Batelli n’ont toutefois pas réussi à arracher l’égalisation (3-2). Une première défaite qui ne remet pas en cause la qualification, mais qui vient rappeler que cette génération dispose encore d’une marge de progression avant d’aborder la CAN.
Les chantiers de Ludovic Batelli avant la CAN
Malgré ce résultat, cette ultime rencontre aura surtout permis au staff marocain de mesurer les ajustements qui restent à apporter. Le tournoi de l’UNAF a confirmé le potentiel de cette génération, mais il a également révélé certaines limites dans le jeu des Lionceaux. L’équipe a notamment connu des passages plus compliqués dans l’animation collective, avec un entrejeu parfois en difficulté pour assurer la liaison entre la défense et l’attaque. Conséquence directe : les attaquants se sont retrouvés isolés à plusieurs reprises, obligeant l’équipe à miser davantage sur les initiatives individuelles. Derrière, certaines hésitations dans les duels et sur les phases arrêtées ont également coûté cher, comme l’illustre le scénario face à la Libye. Encaisser trois buts lors d’une rencontre pourtant abordée avec l’ambition de terminer en tête constitue un rappel utile avant la suite.
Le sélectionneur Ludovic Batelli devra également travailler sur la capacité de son équipe à maintenir son rythme et à mieux réagir lorsque l’adversaire parvient à fermer les espaces. Ces imperfections n’effacent évidemment pas le principal acquis de ce tournoi : la qualification pour la CAN U20. Elles offrent surtout au staff une matière précieuse pour la suite. Le temps est désormais consacré au travail, à la consolidation des automatismes et à la recherche d’un collectif plus régulier. Car au Ghana, les Lionceaux devront afficher davantage de maîtrise, de constance et de caractère pour espérer jouer les premiers rôles.
