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Walid Regragui, partira ou ne partira pas de l'équipe du Maroc ?

La Fédération Royale marocaine de football (FRMF) a, une fois de plus, démenti le départ du sélectionneur national, Walid Regragui, à travers un communiqué laconique, sans la moindre précision, afin de mettre fin aux rumeurs qui circulent depuis 48 heures. Mais, malgré ces démentis à répétition, le flou persiste autour de l’avenir du coach des Lions de l’Atlas, à l’heure où la sélection s’apprête à effectuer sa première sortie internationale post-CAN au mois de mars. Une atmosphère pesante qui rappelle étrangement les scénarios ayant précédé les départs d’Hervé Renard et de Vahid Halilhodžić.

Walid Regragui. Ph. FRMF
Walid Regragui. Ph. FRMF
Depuis la finale dramatique de la Coupe d’Afrique 2025, les spéculations s’enchaînent sur le futur de Walid Regragui. Chaque semaine apporte son lot de rumeurs : départ acté, désaccords en interne, volonté de tourner la page... Le feuilleton ne connaît aucun répit. Pour tenter d’éteindre l’incendie médiatique, la FRMF a opté pour la sobriété, frôlant le silence radio. Le communiqué publié mardi se limite à balayer d’un revers de main les «allégations mensongères» relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Un démenti sec, sans relief. Mais cette communication minimaliste peine à rassurer.

À force de nier sans éclairer, la FRMF entretient le brouillard. Rien n’a filtré sur les réunions entre Fouzi Lekjaâ et son sélectionneur. Aucun mot sur d’éventuels ajustements au sein du staff. Ce silence nourrit toutes les hypothèses : simple sursis en attendant un successeur de poids ? Ou réelle volonté de maintenir le cap malgré l’échec retentissant de la dernière CAN ? Les supporters, encore marqués par la désillusion continentale, espéraient un bilan clair, des explications techniques, une feuille de route vers les prochaines échéances mondiales. Ils devront se contenter d’un texte administratif, froid et sans projection.

Comme un air de déjà-vu

Cette opacité persistante ravive chez les supporters un malaise familier. L’histoire récente des Lions de l’Atlas semble se répéter. Souvenons-nous de l’ambiance électrique qui avait précédé le départ d’Hervé Renard après l’élimination surprise face au Bénin lors de la CAN 2019. À l’époque déjà, les communiqués rassurants se succédaient pendant qu’en coulisses, la rupture était consommée. Le «Sorcier blanc», malgré son attachement au Maroc, avait fini par partir dans un climat tendu. Plus récemment, le cas de Vahid Halilhodžić a marqué les esprits. Qualifié pour le Mondial 2022 au Qatar, le technicien franco-bosnien avait pourtant vécu des mois de rumeurs persistantes. Là encore, la Fédération affichait un soutien officiel tout en préparant l’après. La suite est connue : «Coach Vahid» a été remercié à quelques semaines de la Coupe du monde, ouvrant la voie à... Walid Regragui.
Aujourd’hui, le héros de l’exploit qatari se retrouve à son tour dans la zone de turbulence. Le parallèle est frappant : en Afrique, les contre-performances pèsent lourd, et le crédit d’un sélectionneur peut fondre en quelques semaines. Si Regragui conserve une forte popularité auprès d’une partie du public, la répétition des mêmes schémas de communication laisse planer l’ombre d’une fin de cycle. Entre démentis de façade et réalité sportive, le football marocain semble engagé dans une transition silencieuse. Le mois de mars et les prochaines rencontres amicales seront, à n'en pas douter, le juge de paix de ce feuilleton qui n'a que trop duré.
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