« Au-delà de la croissance des résultats, c'est l'afflux supplémentaire de liquidité qui contribuera le plus à la performance de la Bourse de Casablanca ». L'optimisme affiché par les cadres d'Attijariwafa a du sens dans la mesure où il puise sa justification dans la conjonction de plusieurs facteurs qui, prises ensemble ou séparément, tendent à rassurer les investisseurs. La stabilité du cadre macro-économique, les retombées de la fusion ONA-SNI, le poids des institutionnels sur le marché, l'accès du Maroc au club de l' «investment grade », le retour des investisseurs étrangers, bref, les bonnes nouvelles abondent. Même l'analyse technique que d'aucuns n'hésitent pas à comparer au céphalopode le plus célèbre du monde, Paul le poulpe, a abouti au même résultat : la phase de consolidation qui a duré plus de 19 mois (de janvier 2009 à avril 2010) cède la place à une nouvelle période de reprise avec comme objectif un niveau de 14.000 points (Masi), soit une performance cumulée de 30%.
D'après l'analyse d'Attijari Intermédiation, deux catégories d'entreprises devraient profiter de ce regain de confiance et, par conséquent, canaliser les liquidités additionnelles amenées à être injectées sur le marché au moins d'ici à 2011. D'une part, celles appartenant à des secteurs d'activité stratégique qui affichent une croissance durable et des niveaux de liquidité corrects. D'autre part, les sociétés à fort potentiel de croissance qui devraient profiter d'une meilleure conjoncture conjuguée à l'amélioration de leur rendement de dividende. Globalement, le pari s'oriente vers six secteurs d'activité.
Un, le BTP : l'année 2010 s'annonce sous le signe du retour à des niveaux de croissance à deux chiffres. La reprise sera soutenue essentiellement par les grands chantiers d'infrastructure (autoroutes, barrages).
La poursuite de la tendance haussière des cours des matériaux de construction aura également un impact positif sur les revenus du secteur. On table sur une progression de l'ordre de 24% de la masse bénéficiaire pour s'établir à 4,9 milliards de DH.
La sélection d'AWB porte sur deux valeurs : Holcim et Sonasid. Lafarge et Delta Holding sont considérés comme des valeurs de fond de portefeuille.
Deux, l'immobilier : trois donnes peuvent susciter le scepticisme. D'abord, la solidité financière de certains promoteurs qui aurait « inquiété » plusieurs investisseurs. Ensuite, la chute des prix dans les villes touristiques fait repousser les décisions d'acquisition du logement. Enfin, la déception du marché suite à la publication des résultats annuels (2009) nettement inférieurs aux prévisions. « De là à conclure que le secteur pourrait s'effondrer serait une excentricité !! Il existe tout de même une situation de pénurie en logement au Maroc », tient à relativiser l'étude qui, in fine, porte son choix sur les titres Alliances et Addoha.
Trois, les télécoms : le marché devient de plus en plus concurrentiel. Unique opérateur coté en Bourse pour le moment, Maroc Telecom a vu ses parts de marché baisser de 6 points en trois semestres. Attijari estime que cette situation ne pourra pas perdurer avec la même intensité. IAM reste une valeur de rendement par excellence et, par conséquent, l'un des titres les plus attractifs de la place. Le cash généré par l'activité, ainsi que la marge de manœuvre financière dont dispose le groupe devraient lui permettre de financer aisément ses acquisitions en Afrique et ses investissements au Maroc. Le financement de sa stratégie ne devrait pas se faire au détriment de ses dividendes.
Quatre, les banques : bien qu'en décélération, le secteur maintient sa trajectoire haussière. Le contexte macro-économique favorable sur la période 2005-2008 a permis aux banques de mener à bien leurs stratégies de développement. Le taux de croissance annuel moyen est de 21,5%. Attijari estime que le maintien d'une croissance bénéficiaire récurrente par les banques dans les années à venir devrait permettre au secteur d'atteindre des niveaux de valorisation plus rationnels. Les analystes recommandent deux valeurs : Attijariwafa et la BCP.
Cinq, l'agroalimentaire : au regard du taux de remplissage des barrages et du soutien de l'Etat à l'investissement, les perspectives des prochaines campagnes agricoles s'annoncent porteuses. Comparé au marché, le secteur agroalimentaire affiche l'un des meilleurs rendements de dividende de la place. Aussi, l'opération de cession par l'ONA de ses trois valeurs agroalimentaires améliorera sans doute la liquidité du secteur. Le portefeuille-cible d'Attijari contient une seule valeur, à savoir Cosumar.
Six, énergie & mines : le secteur suscite la convoitise des investisseurs depuis 2009. A partir de 2010, sa valorisation devrait sensiblement baisser sous l'effet du redressement de la capacité bénéficiaire, en lien avec la forte remontée des cours des matières premières à l'international, la poursuite de l'assainissement du portefeuille de couverture de Managem et de SMI, ainsi que le démarrage de l'hydrocracking de la Samir. Les analystes d'Attijari ont porté leur choix sur une seule valeur, en l'occurrence Managem.
D'après l'analyse d'Attijari Intermédiation, deux catégories d'entreprises devraient profiter de ce regain de confiance et, par conséquent, canaliser les liquidités additionnelles amenées à être injectées sur le marché au moins d'ici à 2011. D'une part, celles appartenant à des secteurs d'activité stratégique qui affichent une croissance durable et des niveaux de liquidité corrects. D'autre part, les sociétés à fort potentiel de croissance qui devraient profiter d'une meilleure conjoncture conjuguée à l'amélioration de leur rendement de dividende. Globalement, le pari s'oriente vers six secteurs d'activité.
Un, le BTP : l'année 2010 s'annonce sous le signe du retour à des niveaux de croissance à deux chiffres. La reprise sera soutenue essentiellement par les grands chantiers d'infrastructure (autoroutes, barrages).
La poursuite de la tendance haussière des cours des matériaux de construction aura également un impact positif sur les revenus du secteur. On table sur une progression de l'ordre de 24% de la masse bénéficiaire pour s'établir à 4,9 milliards de DH.
La sélection d'AWB porte sur deux valeurs : Holcim et Sonasid. Lafarge et Delta Holding sont considérés comme des valeurs de fond de portefeuille.
Deux, l'immobilier : trois donnes peuvent susciter le scepticisme. D'abord, la solidité financière de certains promoteurs qui aurait « inquiété » plusieurs investisseurs. Ensuite, la chute des prix dans les villes touristiques fait repousser les décisions d'acquisition du logement. Enfin, la déception du marché suite à la publication des résultats annuels (2009) nettement inférieurs aux prévisions. « De là à conclure que le secteur pourrait s'effondrer serait une excentricité !! Il existe tout de même une situation de pénurie en logement au Maroc », tient à relativiser l'étude qui, in fine, porte son choix sur les titres Alliances et Addoha.
Trois, les télécoms : le marché devient de plus en plus concurrentiel. Unique opérateur coté en Bourse pour le moment, Maroc Telecom a vu ses parts de marché baisser de 6 points en trois semestres. Attijari estime que cette situation ne pourra pas perdurer avec la même intensité. IAM reste une valeur de rendement par excellence et, par conséquent, l'un des titres les plus attractifs de la place. Le cash généré par l'activité, ainsi que la marge de manœuvre financière dont dispose le groupe devraient lui permettre de financer aisément ses acquisitions en Afrique et ses investissements au Maroc. Le financement de sa stratégie ne devrait pas se faire au détriment de ses dividendes.
Quatre, les banques : bien qu'en décélération, le secteur maintient sa trajectoire haussière. Le contexte macro-économique favorable sur la période 2005-2008 a permis aux banques de mener à bien leurs stratégies de développement. Le taux de croissance annuel moyen est de 21,5%. Attijari estime que le maintien d'une croissance bénéficiaire récurrente par les banques dans les années à venir devrait permettre au secteur d'atteindre des niveaux de valorisation plus rationnels. Les analystes recommandent deux valeurs : Attijariwafa et la BCP.
Cinq, l'agroalimentaire : au regard du taux de remplissage des barrages et du soutien de l'Etat à l'investissement, les perspectives des prochaines campagnes agricoles s'annoncent porteuses. Comparé au marché, le secteur agroalimentaire affiche l'un des meilleurs rendements de dividende de la place. Aussi, l'opération de cession par l'ONA de ses trois valeurs agroalimentaires améliorera sans doute la liquidité du secteur. Le portefeuille-cible d'Attijari contient une seule valeur, à savoir Cosumar.
Six, énergie & mines : le secteur suscite la convoitise des investisseurs depuis 2009. A partir de 2010, sa valorisation devrait sensiblement baisser sous l'effet du redressement de la capacité bénéficiaire, en lien avec la forte remontée des cours des matières premières à l'international, la poursuite de l'assainissement du portefeuille de couverture de Managem et de SMI, ainsi que le démarrage de l'hydrocracking de la Samir. Les analystes d'Attijari ont porté leur choix sur une seule valeur, en l'occurrence Managem.
