C’est ce que confirme la dernière évaluation de l’agence de Fitch Ratings. L’agence, qui a abaissé récemment la note de l’endettement à long terme de cinq pays de la zone euro (dont l’Italie et l’Espagne), vient de confirmer le niveau de notation «investment grade», attribué au Maroc, avec une «perspective stable». La dette en devises et la dette en monnaie locale ont ainsi été maintenues respectivement aux niveaux «BBB-» et «BBB». De même, la note «F3» de la dette à court terme en devises et la note de plafond souverain «BBB» sont restées inchangées.
D’après Fitch Ratings, si le Maroc a pu garder sa notation, c’est parce qu’il a réussi à assurer «une gestion macroéconomique prudente qui a conduit à un faible niveau d’inflation et à une croissance solide». Si l’agence a souligné certaines faiblesses de l’économie nationale, comme le déficit du compte courant qui s’est creusé, en raison de la hausse des cours des produits pétroliers, elle a toutefois relevé que l’économie du pays ne manquait pas de ressorts qui la maintiennent hors de l’eau. Il en est ainsi de la performance du secteur non agricole, y compris le tourisme, ceci en dépit du ralentissement économique dans la zone euro, principal partenaire commercial du Maroc.
