Le transport des marchandises par voie ferroviaire se caractérise, également, par le poids prépondérant du trafic des phosphates qui représente plus de 70% du tonnage transporté, mais qui se verra ramené à une portion bien plus faible après la construction du slurry pipeline par l’OCP qui permettra d’acheminer environ 38 millions de tonnes par an. Dans ce sens une nouvelle «Stratégie Fret», lancée par l’ONCF vise à l’horizon 2015, à transporter plus de trafic, passant de 8 millions à 18 millions de tonnes, ainsi qu’à se positionner dans la logistique des conteneurs en assurant le transport de 100 000 conteneurs par rail et le traitement de 300 000 conteneurs dans les ports secs. L’ONCF dispose aujourd’hui de 6 386 wagons de marchandises dont 70% du transport des phosphates et des autres minerais, des produits chimiques, des engrais, etc. Ceux-ci se caractérisent par leur vétusté avec un âge moyen de 29 ans.
Les recettes de l’office sont constituées à hauteur de plus de 60% de produits du trafic des marchandises. Le transport des voyageurs, quant à lui, en représente le tiers. Le nouveau contrat programme signé avec l’État pour la période 2010-2014 prévoit un investissement de 33 MMDH, dont 20, pour le seul TGV. Mais en somme, le contrat vise essentiellement, le développement du secteur du transport ferroviaire par l’intervention de l’initiative privée, à travers la mise en œuvre de formules de partenariat État secteur privé et de concession en matière de construction et d’exploitation des infrastructures ferroviaires.
L’accroissement de la compétitivité est également de mise, puisque ledit contrat programme vise ainsi à améliorer la qualité, à réduire les coûts des services rendus à la clientèle et à assurer par la suite la couverture des clients des charges d’exploitation, des services de transport, et des charges d’infrastructure. Concrètement, ce contrat programme constitue une réponse à la refonte du cadre institutionnel suite à l’adoption de la loi n° 52.03 érigeant l’Office national des chemins de fer en Société des chemins de fer. Désormais, la stratégie de développement du ferroviaire marocain s’articule autour de quatre axes : l’accélération du développement des plans logistiques sectoriels, céréales et hydrocarbures notamment, la captation rapide du potentiel de trafic issu de Tanger Med et Nador, l’augmentation de la part du trafic ferroviaire dans les ports de Casablanca, Jorf Lasfar et Safi et enfin la construction et l’exploitation d’un réseau de terminaux équipés de conteneurs multimodaux et le développement à leur proximité de zones d’activités logistiques.
