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Samedi 04 Avril 2026
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«Je veux récupérer mes titres de champion du monde que j’ai gagnés en 2003 et en 2005»

Jaouad Gharib est le plus grand marathonien que le Maroc a enfanté. Double champion du monde en 2003 et 2005 et médaillé d’argent lors des Jeux olympiques 2008 à Pékin, Gharib est l’un des plus grands marathoniens du monde de ces 15 dernières années. Éloigné des compétitions pour blessure depuis 2012, Gharib s’apprête à reprendre ses entraînements pour se préparer aux championnats du monde prévus en Russie. Approché lors de la cérémonie organisée par la Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA) en hommage à ces grands champions, Jaouad s’est prêté en toute modestie et sans la moindre retenue aux questions du Matin Sports. Il affirme que son ambition est de récupérer ses titres de champion du monde qu’il a gagnés en 2003 et en 2005.

«Je veux récupérer mes titres  de champion du monde que  j’ai gagnés en 2003 et en 2005»

Matin Sports : Vous avez disparu de la scène et certains avancent que vous avez pris votre retraite
Jaouad Gharib : Pas du tout. Après ma participation au marathon de Londres au mois d’avril 2012, où j’ai terminé à la 5e place, j’ai repris les entraînements en prévision des Jeux olympiques de Londres, malheureusement, j’ai été victime d’une blessure sérieuse qui m’a obligé au repos pour six mois. C’est la raison principale qui m’a privé des JO de Londres.

Êtes-vous toujours au repos ?
Non, je viens juste de rentrer d’Allemagne où j’ai effectué les derniers tests chez mon médecin. Il m’a autorisé à reprendre les entraînements. C’est ce que je vais entamer pour être prêt aux championnats du monde prévus en Russie.

Être à point le jour «J» est-il possible après une si longue période de repos ?
J’y crois beaucoup à moins d’un accident, n’en déplaise à Dieu. Je peux vous affirmer que j’irai en Russie non pour tester mes possibilités, mais pour monter sur le podium. Je ne vous cache pas que je meurs d’envie de récupérer mes titres de champions du monde que j’ai gagnés en 2003 et en 2005.

Avez-vous des regrets d’avoir raté la participation aux JO de Londres ?
Je ne vous cache pas que j’ai des pincements dans le cœur quand j’y pense. À la manière par laquelle a été couru le marathon, je peux vous affirmer que le podium était largement à ma portée.

Vous vous entraînez en solitaire au moment où les Kenyans et les Éthiopiens se préparent en groupe ce qui les aide à gagner les compétitions...
C’est vrai, je me prépare tout seul, sous la conduite de mon entraîneur. Il est difficile de s’entraîner en groupe, car chaque athlète dispose d’un programme propre, ce qui rend difficile de s’entraîner en commun. Mais il m’est arrivé de travailler ensemble avec feu
El Goumri et Bouramdane.

Les marathoniens marocains sont en voie de disparition, y a-t-il une relève en préparation ?
Je ne sais pas, mais je peux dire que devenir un athlète de haut niveau requiert des qualités physiques et psychiques et surtout beaucoup de sacrifices. Je dis aux générations actuelle et future que l’exploit n’est pas au coin de la rue, mais demande beaucoup de travail et la capacité de supporter les souffrances.

Vous avez été primé aujourd’hui par la FRMA. N’était-ce pas un peu tard ?
 (Sourire) non, c’est le geste qui compte beaucoup, nonobstant l’heure. Ce qui m’importe le plus est d’apporter des médailles pour mon pays. Je voudrais dire aussi à tous ceux qui pensent que je suis fini que j’ai encore des années devant moi. Je jetterai l’éponge le jour où je me sentirai incapable de tenir le rythme du haut niveau.

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