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Dimanche 31 Mai 2026
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Un éclairage historique, mémoriel et documentaire

Un éclairage historique,  mémoriel et documentaire

«Une vie de colon à Mazagan. Agriculteurs étrangers en Doukkala» est le douzième livre de la série «Les cahiers d’El-Jadida», initiée par le chercheur marocain Mustapha Jmahri depuis 1993. En 215 pages, cet ouvrage d’investigation essaye de lever le voile sur un aspect de l’histoire du Maroc contemporain resté, selon l’auteur, quelque peu marginalisé et, par conséquent, mal ou peu compris. Après avoir expliqué l’étymologie du mot «colon» et sa connotation emblématique, l’auteur retrace l’histoire de la propriété étrangère dans les Doukkala depuis la Conférence de Madrid en 1880 jusqu’à la fin de la reprise des terres de colonisation par le Maroc dans les années 1970. Pendant un siècle, toute la région des Doukkala allait connaître, selon l’auteur, l’installation de colons, français en majorité, mais aussi espagnols, italiens, belges, grecs, et suisses. Au niveau des Doukkala, la colonisation a d’abord touché le voisinage immédiat d’El-Jadida. Il s’agissait de la petite colonisation qui exploitait des terrains maraîchers dans la banlieue de la cité, à Haouzia, sur la route de Marrakech, sur la route de Safi et vers Moulay Abdellah. Au début du XXe siècle, le phénomène s’est étendu vers les centres d’Azemmour, Bir-Jdid, Sidi Bennour, Sidi Smaïl, la bande côtière de l’Oulja, Ouled Ghanem, sebt Douib, Aïn-Talmest près d’Ouled Frej et à l’intérieur des Doukkala, à Ouled Amrane, Zemamra et Gharbia. L’approche méthodologique adoptée par l’auteur dans la rédaction de ce livre associe trois éclairages : historique, mémoriel et documentaire. Le livre comporte une vingtaine de témoignages d’anciens colons français, suisses et belges. Ces témoignages publiés sont émaillés de plusieurs événements et faits sociaux, géographiques, économiques, politiques ou naturels qui sont susceptibles d’enrichir la connaissance par le lecteur de la région des Doukkala durant la période étudiée. L’ouvrage comporte la liste nominative des colons de la région d’El-Jadida et des Doukkala ainsi que plusieurs photos de leurs exploitations et du matériel agricole utilisé.
«Une vie de colon à Mazagan. Agriculteurs étrangers en Doukkala» est le douzième livre de la série «Les cahiers d’El-Jadida», initiée par le chercheur marocain Mustapha Jmahri depuis 1993. En 215 pages, cet ouvrage d’investigation essaye de lever le voile sur un aspect de l’histoire du Maroc contemporain resté, selon l’auteur, quelque peu marginalisé et, par conséquent, mal ou peu compris. Après avoir expliqué l’étymologie du mot «colon» et sa connotation emblématique, l’auteur retrace l’histoire de la propriété étrangère dans les Doukkala depuis la Conférence de Madrid en 1880 jusqu’à la fin de la reprise des terres de colonisation par le Maroc dans les années 1970. Pendant un siècle, toute la région des Doukkala allait connaître, selon l’auteur, l’installation de colons, français en majorité, mais aussi espagnols, italiens, belges, grecs, et suisses. Au niveau des Doukkala, la colonisation a d’abord touché le voisinage immédiat d’El-Jadida. Il s’agissait de la petite colonisation qui exploitait des terrains maraîchers dans la banlieue de la cité, à Haouzia, sur la route de Marrakech, sur la route de Safi et vers Moulay Abdellah. Au début du XXe siècle, le phénomène s’est étendu vers les centres d’Azemmour, Bir-Jdid, Sidi Bennour, Sidi Smaïl, la bande côtière de l’Oulja, Ouled Ghanem, sebt Douib, Aïn-Talmest près d’Ouled Frej et à l’intérieur des Doukkala, à Ouled Amrane, Zemamra et Gharbia. L’approche méthodologique adoptée par l’auteur dans la rédaction de ce livre associe trois éclairages : historique, mémoriel et documentaire. Le livre comporte une vingtaine de témoignages d’anciens colons français, suisses et belges. Ces témoignages publiés sont émaillés de plusieurs événements et faits sociaux, géographiques, économiques, politiques ou naturels qui sont susceptibles d’enrichir la connaissance par le lecteur de la région des Doukkala durant la période étudiée. L’ouvrage comporte la liste nominative des colons de la région d’El-Jadida et des Doukkala ainsi que plusieurs photos de leurs exploitations et du matériel agricole utilisé.
214 pages, Les Cahiers d’El Jadida.

Biographie

Mustapha Jmahri Historien passionné, chercheur engagé Mustapha Jmahri, 59 ans, lauréat du de l’Institut supérieur de journalisme à Rabat (3e cycle) a d’abord exercé en tant que journaliste pendant une courte période à la RTM à la fin des années 1970 avant d’entamer une carrière d’attaché de presse pendant une vingtaine d’années au sein d’un établissement public à El-Jadida.
Par amour pour sa ville et par plaisir pour la recherche locale, Mustapha Jmahri, également membre de l’Union des écrivains du Maroc, a eu l’idée dès 1990 de créer et d’éditer une série de publications dédiées à l’histoire contemporaine d’El-Jadida. Objectif : contribuer à combler un vide éditorial en matière de connaissance locale. Encouragé par Abdelkébir Khatibi et Guy Martinet, il a ainsi lancé en 1993 son projet éditorial «Les Cahiers d’El-Jadida», série de publications dédiées à la ville. Parce qu’il pousse la recherche au plus petit détail, l’historien Guy Martinet l’appelait Sherlock Holmes. Brigitte Lepez, maître de conférences à l’Université de Lille, l’appelait le Petit furet.

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