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Dimanche 05 Avril 2026
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la météo fait des siennes

Les phénomènes météorologiques ont, depuis toujours, fasciné l’homme. Singuliers, spectaculaires ou inquiétants, voire terrifiants, ils ont nourri à travers les âges de nombreuses légendes. Petit tour d’horizon des plus beaux phénomènes météorologiques terrestres connus. 

la météo  fait des siennes

Le brouillard

Identique à la formation d’un nuage, la formation du brouillard se produit lors de la rencontre d’un air chaud et humide, et d’un air plus froid. Par condensation, la vapeur d’eau se transforme en fines gouttelettes. D’une extrême légèreté, celles-ci restent en suspension dans l’air, formant des nappes opaques. On parle de brouillard (et non de brume) lorsque la visibilité est inférieure à 1 km. Les brouillards tombent souvent la nuit ou le soir, quand l’air se refroidit au-dessus du sol. Normalement, ils disparaissent au lever du soleil qui réchauffe la terre. À ce moment, la terre réchauffe l’air au point de provoquer l’évaporation des gouttes d’eau en vapeur invisible. Quand une couche d’air chaud circule au-dessus de l’air frais du sol, le brouillard ne peut se dissiper. Il peut durer plusieurs jours. Quand on traverse un brouillard, on peut sentir l’humidité des gouttelettes d’eau en suspension.

 Le vent

Si de l’air lourd et froid descend, la pression sur terre est dite «haute». À l’inverse, si de l’air chaud et léger monte, la pression sera dite «basse». C’est de la différence entre ces hautes et basses pressions que naît le vent. L’air chaud (plus léger) monte naturellement dans les couches hautes de l’atmosphère pour y créer une zone de basse pression. Cependant, l’air chaud attire vers lui une autre masse d’air : la zone de haute pression. Cet air qui bouge, qui se déplace, c’est le vent !
Le responsable de ce phénomène est le soleil. Il chauffe les mers et les continents, mais pas au même rythme. Une fois réchauffés, ces derniers chauffent à leur tour les masses d’air qui les surplombent. L’air se met alors en mouvement, car il augmente de volume lorsqu’il est chauffé. Il devient plus léger et s’élève. Le vent est un flux d’air que l’on peut représenter comme la grande roue d’une fête foraine : l’air chaud et léger monte, l’air froid et lourd descend. Le mouvement de l’air, comme de la grande roue, est circulaire. C’est un mouvement perpétuel : l’air monte et descend, il se réchauffe et se refroidit.

 L’orage

C’est un nuage qui a un sommet en forme d’enclume et dont la base est plate. Celle-ci peut être située entre 500 et 2 000 m. À l’intérieur de ce nuage, de forts courants d’air chaud montent et d’air froid descendent. Tout d’un coup, un vent violent nous avertit qu’un orage est sur le point d’éclater.
On voit tout d’abord l’éclair, puis on entend le tonnerre, tout simplement parce que la lumière voyage environ 1 million de fois plus vite que le son. (vitesse du son = 337 m/s ; vitesse de la lumière = 300 000 km/s). On peut évaluer la distance de l’orage en comptant le nombre de secondes qui séparent la vision de l’éclair et le bruit du tonnerre puis diviser ce nombre par 3, on aura la distance nous séparant de l’orage en kilomètres. (Par exemple, si 6 secondes séparent l’éclair du tonnerre, alors on sait que l’orage est situé à 2 km de lieu où l’on est.)
La foudre est une immense décharge électrique qui se produit entre un nuage et le sol. Les nuages d’orage (cumulo-nimbus) ont un sommet bourgeonnant et une base très sombre, à cause des lourdes gouttelettes d’eau regroupées en bas du nuage. L’éclair émis est le résultat d’une réaction électrostatique, conséquence de l’accumulation d’électricité statique dans les nuages orageux et de la chaleur de l’air. Pouvant atteindre 30 000 °C, la foudre est responsable de pannes de courant dans les villes ou d’accidents parfois dramatiques.

La tornade

C’est l’un des phénomènes météorologiques les plus impressionnants au monde, mais aussi l’un des plus destructeurs. La tornade est une tempête dite «tourbillonnante» qui prend naissance à la base de gros nuages (le plus souvent des cumulo-nimbus). Le vortex (ou tuba), en forme d’entonnoir, apparaît lorsque l’air chaud des basses altitudes rencontre l’air froid des hautes altitudes : les deux fronts d’air «s’enroulent» et créent alors un tourbillon aspirant. Une tornade se déplace à 50 km/h en moyenne et se déplace horizontalement avec la formation nuageuse qui lui a donné naissance. La vitesse des vents atteindrait 500 km/h au sommet du vortex et 300 km/h pour les courants aériens ascendants !

Prédire la météo grâce au Soleil

Connu de tous les grands romantiques, le coucher du soleil est le résultat de la rotation terrestre. L’astre solaire semble ainsi «disparaître» derrière l’horizon, toujours à l’Ouest. Cet évènement quotidien donne lieu à des spectacles naturels éblouissants, avec des effets lumineux parfois inattendus (rayon vert, soleil rouge...). Mais au-delà de la beauté du spectacle, ce phénomène peut être utile pour prédire la météo. Ainsi, la coloration jaune ou blanche du crépuscule signifie le commencement d’une perturbation. S’il y a encore des nuages dans les couches inférieures de l’atmosphère, il faut s’attendre à une détérioration du temps. Qui n’a pas déjà entendu que lorsque le Soleil est rouge au coucher, le lendemain sera beau ? Et que par contre, si le Soleil est rouge au lever, le temps sera mauvais ? Ceci est vrai tant que le déplacement des systèmes dont on parle (fronts, nuages et précipitations) s’effectue de l’Ouest vers l’Est.

 Les aurores boréales

Semblables à des voiles colorés, les aurores boréales (ou aurores polaires) sont le plus souvent visibles au niveau des pôles Nord et Sud. Ce phénomène se produit lorsque les particules contenues dans le vent solaire entrent en contact avec le champ magnétique terrestre. En résultent alors des effets lumineux dans la haute atmosphère de notre planète. On peut voir ces aurores à plusieurs reprises au cours de l’année surtout dans le nord du Canada, en Alaska et dans la partie nord de la Scandinavie. Cependant, puisqu’elles ne sont visibles que la nuit, on a plus de chance de les voir durant l’hiver et plus fréquemment autour de minuit. Si par hasard, une aurore est observée tôt en soirée, il est alors fort possible qu’une autre suive quelques heures plus tard. Elles peuvent enflammer le ciel pendant plusieurs minutes et même parfois pendant plusieurs heures.

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