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L'Info en Face avec Nabil Ayouch


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Son engagement, sa sensibilité sociale et sa créativité artistique ne sont plus à démontrer. Ils lui ont d'ailleurs valu d'être sélectionné pour concourir à la Palme d'or de la 74ème édition du festival de Cannes, avec son dernier « Haut et fort ». Nabil Ayouch est l'invité de L'Info en Face pour en parler, mais également pour nous livrer sa lecture de l'actualité nationale, en l'occurrence, le nouveau modèle de développement.

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Bienvenue chez les Lahoud merci, merci d'avoir accepté notre invitation avec plaisir et vous avez pas hésité en plus non merci en tout cas donc on va voir avec vous il fait ce qu'il fait que vous êtes intéressé de près à l'actualité, je suppose oui de très très près à tout ce qui se passe autour de moi ce qui se passe autour de l'eau aujourd'hui, c'est le recommandation de la commission spéciale nouveau le développement, il y a la particule tu rien entendu mais il y a une partie beaucoup plus large et beaucoup plus global donc j'entends le dessus sur la place de la culture quel modèle éventuellement que je sais que vous m'aidez beaucoup pour la démocratisation la culture, c'est à ce prix et ensuite votre actualités pour l'effort aux derniers films Festival de Cannes ne pas tu sais ça c'est facile également d'aborder j'ai abordé si le fait que est-ce que c'est est-ce que Nabil Ayouch évoluer avec le temps voilà est-ce que quand elle aborde la cinquantaine ce qu'elle est beaucoup plus cool beaucoup plus détendu et beaucoup plus soft Et light développement global qu'est-ce que ça vous inspire de de logiciel parce que je pense que c'est ça qui est en panne chez nous, c'est pas le hardware. C'est le software. C'est tout ce qui est à l'intérieur de la machine et qui permet de de fluidifier de libérer des énergies je pense que c'est ça véritablement qui nous faut c'est c'est de réapprendre à arriver ensemble et pour ça il faut le construire ce rêve cette nuit même si elle arrive et on en réalise que 50 % c'est pas grave mais mais il faut il faut libérer les fluides c'est comme vous considérez que ce qui a été produit interne de recommandation si vous voulez c'est un rêve en forme à double XL c'est une feuille de route c'est de se dire voilà est-ce qu'on a envie d'arriver dans 15 ans donc c'est ce que j'appelle un rêve part ça peut d'autres appelle ça un plan Marshall d'autres appelle ça une feuille de route et en tout cas sa trace un cap c'est trace un chemin un objectif maintenant faut se donner les moyens d'y arriver mais pour de vrai parce qu'il y en a eu quand même pas mal dans le passé le problème aussi par rapport en fait est-ce qu'il y a un petit peu reprocher cette à cette commission d'ailleurs c'est important pour nous c'est pas arrivé avec des solutions Recommandation donc c'est un peu plus un peu différent. Alors il y a quand même des voix qui sont qui sont exprimées dans le rapport, c'est pas que des veux que il y a des il y a des directions Manon, je pense que la question fondamentale et celle qu'on a pas réussi à régler depuis des années voire des décennies, c'est la question du comment parce qu'on a tous envie d'aller de l'avant. On a tous envie que ce pays réussissent le plus loin et le mieux possible. On a tous envie de pas laissé de côté toute une partie de la société mais pour ça la question du comment elle est cruciale et c'est celle qu'on a pas encore réglé jusqu'à présent et au pointer du doigt entre guillemets. Donc le personnel politique qui n'est pas en capacité, on n'a pas été facile de prendre ses responsabilités. En fait ce que je dis ce que je pense qu'on vit une crise des corps intermédiaires. Savez dans un pays, il y a des lignes qui sont tracés par le chef de l'État en l'occurrence le roi chez nous ailleurs des présidents et qui suit son de doit être mise en marche par toute la société dans toutes ses composantes à dire que personne ne peut dire c'est pas moi, c'est l'autre le citoyen doit agir la société civile doit agir les partis politiques de réagir et c'est ce front commun qui a un moment fait que on y arrive, on arrive pas mais c'est tout le monde se regarde en blanc des yeux et regarde à gauche ou à droite quand on lui demande quelque chose quand on lui dit vas-y, c'est à toi de jouer. On va pas y arriver donc c'est véritablement ça dans ton dois prendre conscience, c'est de se dire il y a que l'initiative qui est belle. Le reste c'est bien on l'entend mais en même temps ça nous donne pas envie d'y croire et c'est cette croyance. N'avance que par la croyance les croyances et derrière son corpus de une croyance collector de valeur d'autres de valeur partagée veut dire partager qui sont le fruit de notre identité, je veux dire on est on est pas par hasard. Je veux dire ce pays se construit sur des strates sur des siècles d'histoire abouti un patrimoine matériel et immatériel culturel absolument extraordinaire, aujourd'hui, on est un pays qui a une diversité phénoménal et pendant longtemps, on a voulu enterrer cette diversité au profit d'une espèce d'unité kiki factice construite, on est ce Marocains musulmans arabes. Non, on est aussi amazir avant tout on est juif, on est musulman en est arabe en a africanité en nous, on a de la Christiani. Tu es en nous. On a toute une série de The Rock qui font ce qu'on est est-ce qu'il est beau en tant que marocaine en tant que marocain ça ça a une valeur et ça c'est notre identité et ça il faut s'appuyer dessus pour construire ça veut dire quoi ce qu'il veut partir de 7 ans en fait. Morsure du renouveau on peut pas partir d'une autre base que ce qu'on est ce qu'on est c'est ce qui nous définit et on est grandement défini par notre histoire par notre culture. Donc si on décide de mettre ça de côté de l'hôpital et on se trompe de combat est en train de chemin. Surtout le discours de politique. Ne me prends pas c'est direction de chez nous. En tout cas donc je me dis il y a plusieurs disques politique aujourd'hui. On est dans une année électorale chacun, il va avec ses mots avec sa paroisse se défend son point de vue - ce que je fais c'est parti sur un citoyen, je défends le mien. Il est très intéressant de savoir aujourd'hui, il y a plus intellectuel d'artiste. En fait, ils prennent pas au débat public aussi, est-ce que c'est parter est-ce que c'est par conformisme est-ce que c'est par égoïsme parce que l'espace est parti depuis plusieurs années par les intellectuels par les artistes en tout cas les artistes engagés. actuelle par les artistes par les médias aussi oui je constate un vrai recul d'audace oui il y a de la peur je pense qu'elle a des missions aussi il y a ceux qui sont partis il y a ceux qui ont arrêté d'y croire et ça me fait de la peine ça me fait mal moi j'ai décidé de rester parce que j'y crois parce que j'aime ce pays parce que j'ai envie de me battre et puis j'attends pas j'attends pas qu'on dise quoi faire ou ou qu'on me dise quoi dire et je pense que le rôle d'un intellectuel d'un artiste justement c'est ça c'est de dire ce qu'il pense d'ailleurs c'est mon seul de voir pour les avoir aujourd'hui et on ne construira pas cette société dans la peur on se fera pas cette société dans la démission il y a ceux qui sont des abusé il y a ceux qui sont tu sais pour qu'on tu es et ce qu'il faut maintenant aujourd'hui se rassembler ses dires venez et c'est ça quand je disais tout à l'heure libérer les énergies savez on pense qu'on peut faire les Domi des libertés individuelles par exemple et qu'on peut libérer l'économie le faire tourner le commerce mais pas les libertés individuelles, moi je pense que c'est extrêmement lié te dire qu'à partir du moment on libère en fait, on respire vous savez on a on a on a beaucoup nager maintenant, on est une espèce de deuxième souffle une grande bouffée d'oxygène et qu'on reparte on repart dans le bon sens et c'est avec toutes les énergies que ce soit sur le terrain du social des libertés individuelles des droits civiques fondamentaux de l'économie qu'on va réussi à faire bouger cette société, faut que ça bouge, faut qu'on sort d'une espèce de statisme et de doxa de doctrine de rente, je dois sur les libertés individuelles horizon 2035, j'ai pas pu te rappeler lundi prendre la commission de Momo le développement parce que j'ai rien vu sur les la question des libertés dire précisément jusqu'à fait ta page et qui a fait du bruit ces derniers mois en plein covit d'ailleurs sur les relations sexuelles en mariage ce fameux article hashtag Beaucoup décidé de mettre la tête dans le sable pendant des années d'être dans le déni comme je vous disais pas finalement, c'est pas un sujet de sujet. C'est l'économie le tailleur. C'est comment va développer ce pays balle développement et c'est aussi un développement humain ça passe par que ça plaise ou non donc il faut la Bordée l'aborder de front parce que vous pouvez pas dire à des jeunes de de de kreda start-up innovante et créatif quand ils sont devant l'ordinateur ou dans le bureau et quand il sort dans la rue de leur dire, tu peux pas faire si tu peux pas faire ça, tu peux pas les que ta copine te balader en tu peux pas l'embrasser te respire dire quand vous voyez le dynamisme est-ce qu'il est il est dans la société on a libéré aussi les droits civiques et les libertés fondamentales veut dire si vous avez dans la vallée aujourd'hui qui est l'usine à création et invention du monde aux États-Unis. Bon voilà, les gens sont libres, ils sont libres dans leur tête, ils sont libres devant l'ordinateur et les deux sont extrêmement Corée. American c'est une société très conservatrice extrêmement conservatisme le Japon aussi et une société les plus conservatrice du monde nous sommes mais c'est pas mauvais conservateur conservateur, c'est quelque part lit au tradition mais je trouve qu'il y a de très belles tradition chez nous et qu'il faut pas les perdre simplement, c'est pas parce qu'il y a une forme conservatisme que 7 jours du conservatisme doit devenir l'uniformité qui recouvre tout le reste, c'est-à-dire que elle doit laisser de la place à d'autres courant, il y a des conservateurs, il y a des progressistes, il y a des traditions ok c'est très bien mais maintenant qu'est-ce qu'il fait quand on arrive à aller de l'avant en entendant tout le monde en écoutant toutes les tendances et en laissant surtout la possibilité à tout les tendances de s'exprimer tout en gardons nos fondamentaux nos traditions nos institutions auquel on est extrêmement attaché, il y a le religieux et un espèce de réguler Sociale et sociétale et qui dois pas l'être selon moi c'est les gens qui pratique les gens il faut les respecter, il faut respecter leurs croyances, il faut respecter le rapport à la religion mais il faut que aussi respecte ceux qui ne sont pas dans la pratique de cette religion quotidienne et ceux qui au contraire sont dans dans dans une une philosophie de vie beaucoup plus comment dire détachées de tout ça et que tu habites je veux dire c'est pas un blasphème que aujourd'hui de ne pas pratiquer non, ça doit plus lettre entre Le Mans et au final est-ce que c'est pas la spiritualité tout court. Moi, je pense que ce qui nous manque c'est la belle pratique de la religion moi parce que la spiritualité elle est une belle pratique de faut pas oublier que des gens qui ont écrit les plus beaux textes religieux sont des gens qui était en train de spiritualité et que à partir du moment cette religion devient dogmatique et prend le contrôle des âmes et des esprits, elle bride. Elle nous enferme voilà et ça évidemment on en a pas besoin bien au contraire dernier type avant de passer à la culture dans ce nouveau modèle développement de recommandation sur a priori consensus général au niveau de la commission spéciale nouveau modèle de développement pour opter beaucoup plus sur une transformation de rythme transformation lente plutôt que de rupture, est-ce que possible qu'il aurait fallu peut-être une de rupture pour quelques pas mettre. Enclencher le donner le tempo moi je pense qu'il faut un peu des deux si on veut avancer on peut pas avancer que dans une transformation lente et progressif sinon on y sera encore dans trois siècles et je pense qu'il y a un moment aussi des électrochocs dans ton a besoin. Donc n'importe quelle société a besoin que tu savais ça va ça va mal partout aujourd'hui. Vous avez regardé autour de nous ce qui se passe en Europe dans certains pays d'Amérique du Sud, c'est terrible. Donc donc c'est Electrochoc doit venir de quelque part doit venir de quelqu'un, c'est notamment le rôle de l'artiste un moment de de pénétrer la société avec ses œuvre et de créer des secousses mais ça doit aussi venir des partis politiques, c'est aussi la l'arrivée avec des propos des propositions affirmer aussi venir de la société civile, c'est pour ça que je vous dis c'est le Maroc dans dans toute sa largeur et dans toutes ses composantes qui a un moment fait qu'on y arrivera ou qu'on y arrivera pas. Quelques ruptures et puis à la fin de transformation distribution sur la durée 5e culturellement fait on n'est pas prêts disposer. Je sais pas si c'est génétique ou pas. En fait, tu as des Allières temps fait à être avec vous mais vous en tant que réalisateur de certaines film dès qu'on est un peu sur la provoque En fait, on veut casser les codes en interpellant fait ça réagit pas très bien mais dans ces cas-là quand vous dit, on nous dit que moi j'ai envie de savoir qui nous dit ok ouais match love comme vous dites tremblement terre CI secousses, je suis pas persuadé que la majorité des Marocains était derrière ce tremblement de terre. Moi je pense qu'il y en a qui crie très haut très fort probablement plus que d'autres et qui sont pas forcément ce qu'ils sont les plus représentatif de ce que nous sommes et puis que j'ai pas envie d'écouter parce que si on veut le bien de ce pays c'est Cela qu'il faut écouter ce qu'ils veulent, c'est pas les faux patriotes, il y a des notions souvent de gens qui sont à dire, on n'est pas pris en toque le vrai patriotisme ceux qui aiment leur pays, c'est pas ce qu'ils vont tout le temps dire. Oui, il faut arrêter de faire si il faut arrêter de faire ça. Il faut il faut aimer le Maroc sans comment dire condition bien sûr qu'ils ont bien sûr que je l'aime bien sûr que j'aime profondément mais c'est aussi le critiquer parfois le le bousculer parfois que de les mais c'est parfois de dire bah on est resté sur certains sujets un peu trop statique pendant des années et que si on bouge mais on bouge un petit peu plus vite de ce côté-là alors que la de ce côté-là, on est dans une progression l' entée continue mais c'est très c'est ça quand on a besoin. Voyez ce que je veux dire, c'est d'arriver véritablement à se mettre dans la peau de quelqu'un qui voit dans 20 ans 30 ans la jeunesse de ce pays et comment elle va. Et qui au cœur du débat qui doit être en tout cas au cœur de notre occupation, on est tous fabriquer pareil, on est tous des citoyens du monde, il y a pas de spécifique culturel pour parler le nom des autres en disant que la population marocaine serait beaucoup plus ou en tout cas moins sensible. Voilà tous les électrochocs. On a voulu nous faire on dit hier de dire que les Marocains attention, ils sont peut-être un peu plus fragile sensible sur certains sujets qu'il faut pas trop les bousculer aujourd'hui le monde nous bouscule aujourd'hui notre environnement les pays qui a autour de nous nous bouscule aujourd'hui l'actualité d'aujourd'hui l'économie nous bouscule aujourd'hui, on a changé de monde si on se rend pas compte de ça et qu'on continue à fonctionner sur des anciens modèles, on est battu, on est mort. Donc voilà, je te dire qu'il y a il y a un moment. Faut savoir ce qu'on veut si vous voulez ce qu'il faut protéger certaines, je dis bien certaine sensibilité. Au contraire, il faut y aller et y aller en inclusion. Voilà c'est oui. Tout le monde parce que j'appelle aussi de la présentation, j'ai occulté Dr de le faire que de la Fondation Ali Zaoua depuis plusieurs années 40 exigeante, est-ce que vous si poussette qui sont conscients, il y a peut-être que c'est maintenant ou jamais c'est pas surpris dans mon pays, c'est cette jeunesse. Je la côtoie depuis depuis que je suis j'ai envie de dire parce que avant Sidi Moumen y a eu Sarcelles la banlieue parisienne dans laquelle j'ai grandi, il y a eu la rue il y a eu le communautarisme. J'ai grandi il y a eu un moment une lueur d'espoir dans ma vie qui est une maison de la culture, ça s'appelait le forum des cholettes et que j'ai pratiqué de 5 à 15 ans. je me suis construit si j'avais pas fréquenter assidûment cette maison de la culture je pense que je serai pas devant vous aujourd'hui et que je ferai pas de cinéma ça m'a ouvert mon regard sur le monde et surtout ça m'a donné l'espoir et c'est ça dans notre jeunesse a le plus besoin et concrètement il faut l'écouter c'est d'ailleurs une des belles choses qui a fait cette commission du nouveau modèle de développement c'est qu'ils ont fait énormément de dition ils sont aller à l'encontre de France de la population de notamment de la Jeunesse et à partir de quand on l'écoute on sent que il y a quelque chose de briser il y a des yeux qui sont tournés vers ailleurs vers l'étranger alors pour parti vers moi mais pour beaucoup vers l'Occident qui rêve de cette ailleurs comme étant le Graal absolue et et moi j'ai dit non c'est pas ça le grand le grand c'est de rester chez vous et vous battre et faire évoluer cet environnement qui est le vôtre et d'y croire mais ça ça veut dire quoi il y a toujours ce qui est bien chez nous il nous a démarré depuis plusieurs décennies il me dit toujours Dhuis Il y a des gens de Sidi Moumen qui est globalement pour le même rêve celui de rejoindre l'Europe Lorient pas que vous parlez de table, c'est toujours le même en fait. C'est malheureusement ce sentiment qui a deux deux citoyenneté, il y a les fils de mes filles de les volets de Flaine ceux qui peuvent réussir et puis à nous nous on y arrivera pas l'ascenseur social, il est trop élevé pour nous pour y arriver et c'est un peu tu travailles qu'on fait avec la formation à Lisa et c'est centre culturel de quartier combattit. Alors vacances à Sidi Moumen, puis ensuite à Tanger Beni Makada, fais à Agadir maintenant bientôt à Marrakech, c'est de leur dire mais si vous avez des raison d'y croire et grâce aux arrêts à la culture, on va quelque part ouvrir les esprits et leur permet de se projeter parce que c'est ça quand ils ont besoin de croire en un futur. Un rêve meilleur et pour ça, il faut qu'il soit capable de se projeter d'accord. Donc jusqu'à présent avec un peu de recul, ça fait 12 ans et les formations vous avez confondu avec oui absolument avec Marie. C'est les choses évoluent. Les choses avancent c'est c'est c'est c'est quelque part une façon de rendre ce qu'on m'a donné quand j'étais petit de boucler la boucle est et c'est aussi pour moi un lien Amar très fort de mon attachement à ce pays, c'est cette action cet engagement dans la vie sociale associative au quotidien parce que ces jeunes on leur donne beaucoup avec la Fondation et Christian nous donne aussi énormément retour. Moi, j'apprends beaucoup de et quelque part quand je vois jeune aller dans ce centre passé un an ou deux arrivé avec la rage arrivé. Colère et ressortir avec une furieuse envie d'y croire avec un esprit positive avec une énergie positive, je me dis que c'est possible qu'on peut y arriver surtout si on est accompagné, je parle de temps en temps avec Dardouri qui est le nouveau wali de Wallis appeler nouveau, ça fait quelques années maintenant, sauf qu'il a une vision exceptionnelle du développement de ce pays avec des institutions telle que celle-ci fort la société civile peut y arriver parce que l'État ne peux pas tout faire pour arrêter de croire que l'État peux intervenir dans tous les domaines et tu régulés et et mettre son grain de sel partout et bien dans des sujets régalien et il y en a d'autres sur lesquels il a besoin de s'appuyer sur les citoyens et sur une société civile, est-ce que sur la culture c'est le cas, on va parler un peu de culture parce que bon c'est vrai que j'ai vu je sais pas j'ai parcouru le les différentes recommandations du émise par la commission spéciale Nouveau Monde développement et pas énormément de choses. La culture serons-nous un éventuel modèle alternatif du rapport en effet, on dit qu'il y aurait pu avoir plus de développement sur la culture vu la place que moi, je lui accorde et je pense que beaucoup de gens lui lui accorde comme moteur clé de développement économique parce que il y a des point de PIB aller chercher dans la culture. Je vous raconte pas le dire là, on va chercher des niches de développement la culture, c'est exponentielle par rapport à notre richesse mais après quand vous regardez les annexes, vous rendez compte quand même que il y a une il y a il y a des points et une vision qui a développé assez clair dans ce dans ce rapport qui est de dire en gros parmi d'autres recommandations mais c'est celle que qui m'interpelle le plus la culture de proximité. Voilà, ça veut dire que partout les gens n'ont plus les moyens d'aller vers la culture vers lézard, il faut que ce soit la culture. à travers des centres de proximité tous modèles des grandes infrastructures qu'on a bâti dans le dans le domaine de l'économie des grands sièges dans le domaine de la culture des grands théâtres exetera exetera moi je trouve que ça y est c'est derrière nous c'est bien on a fait ça représente du Patrimoine maintenant un des enjeux majeurs c'est de se dire comment on va centre de deux étages et se dire que il y a des gens pour qui la culture ne doit pas être intimidant donc ça veut dire que on doit pénétrer les territoires on doit pénétrer la culture pas en imposant notre tout le temps aux gamins se sont pas un nourrisson à vous c'est votre énergie ces beaux rêves c'est vos projets qui vont les faire vivre mais en disant on va s'adapter ah ah ah ah ces territoires on va cet été à cette spécificité à cette diversité on va donner juste les moyens les outils l'accompagnement et à l'intérieur frisonnes liberté totale exprimer vous dites ce que vous avez Est-ce que est-ce que les t'apporter ça parce que l'État les collectivités locales effectivement qui est prévu se détendre et d'ouvrir un maximum de l'espace culturel de lieu culturel il comprit la les territoires les plus retirer mais en fait c'est que tu en as fait vivre avec qui aussi c'est avec quel personnel avec un animateur avec elle c'est on rentre en compte la société civile se dire que l'État ne peux évidemment pas faire ça on l'a vu avec le modèle des très belles idées un que le Maroc a lancé dans les années 70-80 jusque dans les années 90 ça marche et bien il y a plein de gens que je rencontre de ma génération qui sont sortis DVD qui me raconte à quel point ça leur a fait du bien d'être passé par sauf qu'aujourd'hui c'est mort le modèle le jouet cassé pour des raisons très simple, il y a un moment quand on veut vraiment développer et ben il faut des moyens humains des moyens logistiques, il faut de l'ingénierie culturel, il faut la prendre. C'est pas c'est pas simple et c'est la société civile à son rôle à jouer et c'est il est en a besoin de cette société civile et c'est la société civile a besoin d'être un partenariat public-privé au sens large alors le renouveau de la culture nationale qui fonctionne le Maroc le Maroc se créer sur des alliances et continue à fonctionner sur des alliances entre des élites un pouvoir politique pouvoir culturel. Voilà, je veux dire c'est ça et puis des alliances comment dire à d'autres strat de la société qui font que le pays. dans toute sa spécificité dans tout son originalité c'est ça qui fait ce ce qu'on est c'est ça qui fait qu'on ressemble à personne d'autre qui fait consensus c'est pour ça qu'on l'a toujours pas le consensus même si ça prend du temps et que on a beaucoup pour le consensus en effet sur trop de sujet et je pense qu'il est temps effectivement de bousculer un petit peu la table pour arriver à à sortir d'une voix médiane médiane ça nous a jamais fait avancer ça n'a jamais fait avancer personne et un moment c'est la prise de risque qui fait qu'on y arrive il faut qu'on soit un peu plus dans la prise de risque d'y être beaucoup plus on passe au cinéma il y a d'actualité qui est un peu agité je faisais les dernières semaines avec un groupe de réalisateurs qui a saisi le CCM et l'opinion publique donc c'est on attend dur pour reparler de cinéma on a entendu parler de la semaine dernière je pense parce qu'il a lancé la réouverture officiel des salles de cinéma donc voilà tout est en train de repartir tout doucement ouais doucement les salles de cinéma sont en train de se réveiller d'un nom commun on va dire forcer dans lesquelles on les a plongé les pauvres et de remettre en route en reprogrammer on n'est pas encore heureux évidemment moi je suis très satisfait que enfin c'est ça les curés ouvrir trouvé que c'était une injustice profond de les laisser fermer aussi longtemps parce que j'aurais pu fonctionner avec des jauges contrôler minimale comme d'autres lieux qui sont beaucoup plus fréquenté que les salles de cinéma en plus faire dans ce qui est fait est fait elles sont ouvertes on va s'en réjouir maintenant il faut il faut faire repartir la machine ça va pas être simple pour faire partir les tournages les faire relancer l'industrie du cinéma on avait une industrie culturelle fragile et maintenant on dirait qu'elle est en situation de D'extrême précarité d'extrême difficulté est dans un coma assez avancé donc il va falloir la soutenir avec des aides publiques comme beaucoup de pays, ils ont fait et puis il va falloir surtout tracer tracer un cap une vision de politique culturelle sur le très long terme mais au niveau du cinéma pour les gars venir aujourd'hui, il a mis en présence et CV et que le cinéma classique traditionnel bah c'est c'est mort et enterré est-ce que vous partagez ça ou alors la VOD Netflix et ce nouveau monde dans ton parler tout à l'heure et dans lequel on est rentré de plain-pied aimant qu'elles ont été même déjà rentré avant covit. Il faut pas il faut pas se leurrer. C'est le covit n'as pas complètement secouer le cocotier de ce point de vue-là, on était avant de plain-pied dans une économie qui en partie nous échapper et aujourd'hui ça a été un grand coup d'accélérateur parfois même assez violent mais mais mais moi je fais pas partie de ceux qui qui veulent tout enterré c'est-à-dire que pour moi il y a Élodie est-ce qu' il y a les steaks ne y a aussi Warren Buffett et il y a à l'économie plus classique plus traditionnel à laquelle je suis aussi très attaché et je pense que le Maroc a quelque chose à trouver qui est entre les deux ça veut dire que notre industrie elle est fondamental de population vit aussi en grande partie de sa tous et à tous ces petits métiers qui sont dans la forme elle ça formidable de pouvoir enfin leur donner une couverture médicale maintenant il va falloir voir comment réorganiser restructurer ce secteur pour qu'ils aient un vrai moyens de subsistance nettoyer les financements sur la durabilite pour la durabilité absolument et ça c'est de l'économie concrète réel et les salles de cinéma pour répondre plus directement à votre question pour moi ils sont pas morte je veux dire c'est pas parce que Plateforme SVOD qui arrive que les salles de cinéma vont mourir au contraire tous les exemple dans les pays étrangers nous ont montré que quand des plateformes était bien en forme et ben ça t'irait la fréquentation des salles de cinéma vers le haut. Donc quelque part c'est vers que tout le monde et on a besoin de vous habitez Netflix et la salle de signer et puis en même temps. Festival de Cannes prix mes premiers marocain être reconnu j'avais dire interne internationalement parce que le Festival de Cannes et un fils est un festival international donc je sais que j'ai posé la question très bête fierté, je suis content c'est très bon pour le Maroc ok on se prépare à l'émission ça fait 3 ans que j'ai dessus 3 ans et demi même trois amis les perds mon temps alors que c'est hyper long alors ça sert à langer par le par le collier des qu'est-ce que ça fait un peu plus d'un an que le film était presque prêt, j'ai décidé de pas de sortir et de prendre le temps de terminer parce que il y avait aucune visibilité et que il aurait été mort n'est si je l'avais sortir en dernier et puis c'est hyper long parce que c'est une méthode de travail que j'ai expérimenté un peu de nouvelles qui est une espèce de plongée en apnée et de découper un tournage en plusieurs fois pour suivre des jeunes dans un centre culturel et un prof qui Renseigner le hip-hop les valeurs du hip-hop et à s'exprimer grâce au hip-hop pendant un an donc quelque part le tournage s'est fait un peu en temps réel, c'est-à-dire sur une année entière c'est assez nouveau et je dois dire à ses jouets pour pour prendre la fin du film, c'est un ancien prof qui souhaite transmettre les sa passion pour le pour le rap et hip-hop qui m'a inspiré, c'est le travail formidable des équipes de la Fondation. Ali Zaoua centre culturel des étoiles qu'on a monté et puis c'est un type que je trouve très charismatique avec une révision justement qui est arrivé un jour chez nous à la Fondation et qui nous a dit s'appelle Agnès, j'ai envie de monter un programme de hip-hop pour les jeunes, ça s'appelle la positive school et la petite c'est justement si cette énergie positive grâce au hip-hop, c'est c'est cette libération des corps cette libération de la parole et il l'a fait et je les ai observé pendant des années et des années et j'ai trouvé que c'est Incroyablement beau ce qu'ils avaient à à montrer ce que j'avais à dire voilà et je me suis dit j'ai envie d'en faire un film. Voilà, c'est ça fait Bing auprès du jury du Festival de Cannes alors parce que il est pas passé au équipe du film et puis pour le pays ça nous donne je pense aussi surtout dans la période que nous vivons un