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Brussels Motor Show 2026 : Stellantis expose 11 marques et 62 modèles

Stellantis a marqué le Brussels Motor Show 2026, qui a débuté le 8 janvier et se poursuit jusqu'au 18, avec un stand rassemblant 62 véhicules issus de 11 marques, mettant en avant l’ampleur et la diversité de son offre, de la citadine électrique à l’utilitaire. Entre nouveautés mondiales, concepts, électrification et micromobilité, le groupe affiche une stratégie claire et très offensive sur le marché européen.

Stellantis a vu grand à Bruxelles. Dans le Hall 5, le groupe a occupé un stand de 5.200 mètres carrés et y a aligné 62 véhicules, issus de 11 marques. On a surtout retenu la logique d’ensemble : une offre qui va de la micromobilité urbaine aux gros utilitaires, en passant par les compactes, les SUV et les électriques de nouvelle génération. Le salon a aussi servi de scène à plusieurs «premières», à deux concept-cars très démonstratifs, et à un moment attendu par tout le monde : la cérémonie de la Voiture de l’Année, où Stellantis était représenté dans la liste des finalistes avec deux modèles.

Le ton était donné dès l’entrée sur le stand. D'un côté, des nouveautés très «produit», pensées pour le marché et la conquête. De l’autre, des vitrines technologiques et des concepts, là pour attirer les objectifs. Au milieu, une succession de prises de parole, avec une présence appuyée des dirigeants, dont Emanuele Cappellano, nouveau COO «Europe élargie», aperçu pour la première fois en public lors d’un rendez-vous du secteur.

Peugeot : la 408 revient au centre du jeu

Chez Peugeot, l’un des aimants du stand, c’était la nouvelle 408. On l’a retrouvée avec une présentation plus nette de son identité Fastback, et une signature lumineuse qui cherche clairement l’effet «waouh». Peugeot insiste sur une montée en gamme assumée sur le segment C, et la 408 sert de vitrine : style expressif, détails soignés, et une gamme de motorisations qui couvre large. Le discours est simple : une seule silhouette, mais plusieurs usages, de l’hybridation légère à l’hybride rechargeable, jusqu’à la déclinaison 100% électrique.

Sur place, Peugeot a aussi mis l’accent sur l’expérience connectée des versions électriques, avec des fonctions pensées pour l’usage quotidien, comme le préchauffage de la batterie, le V2L et le Plug & Charge. Des détails qui parlent aux visiteurs, parce qu’ils touchent directement au «vivre avec» et pas seulement à la fiche technique. Et puis il y a un symbole : la 408 est produite en France, à Mulhouse, un point que la marque rappelle volontiers.

Alfa Romeo : un salon très «passion»

Alfa Romeo a abordé Bruxelles comme un début d’année en mode vitrine. Sur le stand, quatre modèles concentraient l’attention, avec un fil rouge : la sportivité, l’exclusivité et la mise en scène. La pièce la plus commentée, c’est la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa. Une série ultra-limitée, annoncée à dix exemplaires dans le monde, née du partenariat avec l’équipe Luna Rossa. Le storytelling est assumé, jusque dans certains éléments inspirés de l’univers nautique et dans l’aérodynamique mise en avant.

À côté, Alfa Romeo exposait le Nouveau Tonale, plus recentré, plus carré dans son positionnement C-SUV, ainsi qu’une édition limitée Stelvio Quadrifoglio Collezione, pensée comme un clin d’œil à l’histoire du Quadrifoglio. Et puis il y avait Junior Sport Speciale, dans une interprétation plus dynamique du modèle, avec une approche très orientée design et équipement.

Autre point marquant : l’espace Bottegafuoriserie. Alfa Romeo et Maserati y proposent une lecture «sur-mesure» de leurs univers, entre personnalisation, restauration, matériaux et performance. Sur le stand, l’idée était claire : vendre du rêve, mais aussi rappeler que l’exclusivité peut se construire à la demande, pas seulement via une série limitée.

Leapmotor : Bruxelles comme vitrine européenne

Leapmotor jouait gros à Bruxelles. La marque a profité du salon pour afficher sa montée en puissance hors de Chine, portée par son partenariat avec Stellantis. Sur le discours, c’était direct : l’Europe est un pilier de l’expansion, et la marque veut installer une offre «électrique accessible» sans sacrifier l’équipement ou la technologie.

La nouveauté mise en avant, c’est le B03X, présenté ici pour la première fois en Europe. Un SUV urbain 100% électrique, pensé compact, facile en ville, mais avec un travail sur l’habitabilité et la modularité. Leapmotor a aussi beaucoup parlé de son approche «plateforme mondiale», censée répondre aux standards internationaux, et de sa volonté d’aller vite, avec un réseau déjà très large annoncé sur le continent.

Dans la même logique, la marque a détaillé sa stratégie hybride à prolongateur d’autonomie, avec l’arrivée du B10 New e-Hybrid sur certains marchés, et une promesse simple : garder la sensation de conduite électrique, tout en supprimant l’angoisse des longs trajets. À Bruxelles, Leapmotor cherchait surtout à rassurer : volumes, réseau, feuille de route. On sent une marque en phase «installation», pas juste en phase «curiosité».

DS Automobiles : la Formule E comme vitrine

Sur le stand DS, on était clairement dans une mise en scène. La marque a profité de Bruxelles pour dévoiler le «Taylor made N°4 Concept», imaginé avec Taylor Barnard, nouveau pilote du DS PENSKE Formula E Team. L’auto part d’une N°4, mais poussée dans un registre très graphique, presque «gaming», avec une silhouette plus posée, des voies élargies et une face avant travaillée autour d’un grand N°4.

DS a surtout insisté sur le travail «couleurs, matières, finitions» : des variations autour du titane, des contrastes sombres, et quelques touches qui rappellent DS Performance. À côté, la monoplace DS E-TENSE FE25 était là pour ancrer le lien avec la compétition, et rappeler que DS se sert de la Formule E comme vitrine technologique et d’image.

Dans le même espace, DS mettait aussi en avant ses éditions DS Performance Line (DS 3, N°4, DS 7) et rappelait l’offre de motorisations électrifiées de la N°4 (électrique, hybride rechargeable, hybride). À Bruxelles, DS jouait surtout la carte «univers» : design, sport, premium, plutôt qu’une avalanche de nouveautés produit.

Citroën : un concept pour raconter l’idée d’espace

Chez Citroën, l’attention se partageait entre deux approches : le concret et le concept. Le concept-car Citroën Elo était présenté comme un laboratoire d’idées autour de l’espace à bord, dans un format compact et 100% électrique. Le discours insiste sur la modularité, l’optimisation de chaque centimètre et une voiture pensée comme un petit «espace de vie». C’est typiquement le genre d’auto qu’on regarde pour comprendre une direction, même si elle ne dit pas tout d’un futur modèle de série.

Sur un registre plus terrain, Citroën était aussi présent via la partie utilitaires (Berlingo, Jumper, Ami Cargo sur l’espace Pro One). L’intérêt, c’est la cohérence : Citroën garde ce fil pratique/ accessible à tous les niveaux, du petit utilitaire urbain au fourgon plus lourd.

Opel : la scène pour les nouveautés

Opel profitait du salon pour mettre en avant son actualité, avec une présence marquée autour de ses modèles stratégiques. Stellantis a annoncé une première mondiale pour l’Astra : une compacte qui veut rester un pilier, avec un style plus épuré et plus technique, et cette face avant Vizor qui sert de signature.

Sur le stand, Opel se retrouvait aussi du côté Pro One, avec une série spéciale Vivaro Electric «Sportive» : une approche plus moderne (éléments graphiques, jantes, signature visuelle), mais aussi une mise en avant de l’usage pro avec les aides à la manœuvre et la sécurité.

Jeep jouait l’impact visuel et l’ADN baroudeur, avec une mise en avant de séries et de modèles attendus. Dans le fil conducteur Stellantis, Jeep sert souvent de repère SUV / aventure, et Bruxelles n’échappait pas à la règle : une présence pensée pour attirer les visiteurs et rappeler l’identité de la marque, au milieu d’un stand où l’électrification est partout.

Stellantis Pro One et micromobilité en vitrine

Stellantis Pro One occupait une place stratégique sur le stand, avec une présentation complète de son offre dédiée aux véhicules utilitaires. Quatre marques étaient réunies : Citroën, Fiat Professional, Opel et Peugeot, avec sept modèles couvrant tous les usages, de la micromobilité aux grands fourgons.

On retrouvait notamment les Peugeot Partner Long et Citroën Berlingo XTR pour les fourgons compacts, l’Opel Vivaro Electric Sportive pour le segment intermédiaire, ainsi que les Fiat Ducato et Citroën Jumper pour les besoins plus lourds. L’ensemble illustrait une offre large, pensée pour répondre aussi bien aux artisans qu’aux flottes.

Le programme Stellantis CustomFit était également mis en avant, avec des solutions de conversion et de personnalisation développées directement en usine ou via un réseau de partenaires agréés.

Autre signal fort du salon : la micromobilité. Stellantis mettait en avant le Fiat Professional TRIS, un pick-up trois roues 100% électrique, compact et pensé pour la livraison du dernier kilomètre. Capable de transporter plus de 500 kg de charge utile, il se distingue par sa simplicité d’utilisation, sa recharge sur prise domestique et son format ultra-maniable en ville.

À ses côtés, le Citroën Ami Cargo illustrait une autre facette de la micromobilité professionnelle, avec un volume utile optimisé dans un gabarit minimal. Les deux modèles traduisent une même logique : proposer des solutions concrètes, économiques et adaptées aux contraintes urbaines actuelles.
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