Pensée comme un espace de rupture avec les approches historiographiques classiques, cette rencontre ambitionne de dépasser la lecture politique et événementielle de l’Histoire marocaine pour explorer ses dimensions visuelles, esthétiques et symboliques. Une orientation défendue par le président de l’Association, l’écrivain et chercheur en histoire de l’art Achraf El Hassani, pour qui l’art constitue une archive vivante, capable de révéler des strates profondes de la mémoire collective.
Figure reconnue du champ historique et académique, Abdellah Boussouf proposera une réflexion méthodologique sur le rôle de l’historien de l’art, en interrogeant les outils permettant d’analyser la peinture, le cinéma, l’architecture ou encore la musique comme des documents historiques à part entière. Une démarche qui vise à réhabiliter le patrimoine visuel marocain comme source légitime de savoir et de recherche scientifique.
Au cœur des débats figurent des questions majeures: Comment écrire l’Histoire de l’art au Maroc ? Comment préserver et interpréter la mémoire visuelle ? Et quels dialogues instaurer entre histoire, sociologie, anthropologie et esthétique ?
Ouverte aux chercheurs, étudiants, critiques et acteurs culturels, cette rencontre marque une étape importante dans la reconnaissance de l’histoire de l’art comme discipline autonome, tout en affirmant que l’œuvre artistique n’est pas un simple objet esthétique, mais une trace civilisationnelle qui mérite d’être interrogée, analysée et historicisée.
