Il y a des écrivains dont l’œuvre se lit comme un long dialogue avec leur société. Moubarak Rabie est de ceux-là. Mardi 13 octobre, à Asilah, la Tente de la créativité lui a consacré une soirée dans le cadre de la 47ᵉ édition du Moussem culturel international, pour saluer plus de cinquante ans de romans, de nouvelles et de recherche universitaire.
Chez lui, la fiction s’appuie sur la psychologie sociale, discipline qu’il a enseignée. Ses personnages sont moins définis par l’intrigue que par ce qui les meut de l’intérieur, et leurs destins individuels laissent voir les mutations d’une société entière. Les critiques réunis pour l’occasion ont tous insisté sur cet aller-retour entre l’être et le groupe.
Ils ont décrit une écriture qui change le regard du lecteur sur lui-même et sur son environnement : la campagne et la ville, la chaleur des foyers, la dureté des marges y composent un Maroc en transformation. Ce Maroc passe aussi par la culture populaire : coutumes, parler quotidien et mémoire locale ne sont pas un décor, mais la matière qui façonne la vision qu’ont les personnages du destin, du pouvoir et de l’autre. Les participants ont rappelé que l’œuvre, de «Rabie de Al-Tayyiboun» (1972) à «Massafat Hob» (2024), est aussi entrée dans les programmes scolaires et accompagne plusieurs générations de lecteurs.
La soirée était aussi celle d’un livre : «Moubarak Rabie... Une vie en présence de l’écriture», ouvrage collectif d’une vingtaine de contributions, coordonné par l’écrivain Abdellah Tahani. Hatem Bettioui, secrétaire général du Forum d’Asilah, a remis à l’écrivain le trophée de la créativité et de l’excellence, rappelant un compagnonnage avec le Moussem qui remonte à la fin des années 1970.
Ému, Moubarak Rabie a parlé de l’écriture comme d’une élévation spirituelle et d’un engagement de toute une vie. Il a aussi défendu la critique comme une «seconde écriture», qui redonne vie aux textes en leur ouvrant de nouveaux sens.
Chez lui, la fiction s’appuie sur la psychologie sociale, discipline qu’il a enseignée. Ses personnages sont moins définis par l’intrigue que par ce qui les meut de l’intérieur, et leurs destins individuels laissent voir les mutations d’une société entière. Les critiques réunis pour l’occasion ont tous insisté sur cet aller-retour entre l’être et le groupe.
Ils ont décrit une écriture qui change le regard du lecteur sur lui-même et sur son environnement : la campagne et la ville, la chaleur des foyers, la dureté des marges y composent un Maroc en transformation. Ce Maroc passe aussi par la culture populaire : coutumes, parler quotidien et mémoire locale ne sont pas un décor, mais la matière qui façonne la vision qu’ont les personnages du destin, du pouvoir et de l’autre. Les participants ont rappelé que l’œuvre, de «Rabie de Al-Tayyiboun» (1972) à «Massafat Hob» (2024), est aussi entrée dans les programmes scolaires et accompagne plusieurs générations de lecteurs.
La soirée était aussi celle d’un livre : «Moubarak Rabie... Une vie en présence de l’écriture», ouvrage collectif d’une vingtaine de contributions, coordonné par l’écrivain Abdellah Tahani. Hatem Bettioui, secrétaire général du Forum d’Asilah, a remis à l’écrivain le trophée de la créativité et de l’excellence, rappelant un compagnonnage avec le Moussem qui remonte à la fin des années 1970.
Ému, Moubarak Rabie a parlé de l’écriture comme d’une élévation spirituelle et d’un engagement de toute une vie. Il a aussi défendu la critique comme une «seconde écriture», qui redonne vie aux textes en leur ouvrant de nouveaux sens.
