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Festival des Musiques Sacrées du Monde : les rythmes de l’Inde et du Maroc résonnent à l’unisson

Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde poursuit son épopée spirituelle. Dimanche, le public avait rendez-vous avec l'artiste d’origine syrienne, Naïssam Jalal, la création Tatra-Safar ainsi que la Tariqa Squaliya. Le lendemain, la scène du Jardin Jnan Sbil a vu se succéder Crystal Winds, Khadija El Afrit et la Tariqa Hamdouchiya.

Dimanche, la flûtiste, compositrice et chanteuse, Naïssam Jalal a fait du Jardin Jnan Sbil un cocon intimiste le temps de sa performance. Chacune de ses performances est singulière, créant des connexions entre les différentes cultures musicales.



Elle déconstruit les frontières et invente un langage singulier qui invite vers des horizons multiples. A l’occasion du Festival de Fès des musiques Sacrées de Fès, elle fait découvrir au public : “Healing Rituals”. La musique, presque murmurée, se manifeste comme un véritable rituel, puisant son inspiration dans les cultures traditionnelles et leurs pratiques pour accompagner la vie et apaiser les souffrances. “Je suis très heureuse de participer à ce festival qui porte aujourd'hui un vrai sens dans le monde arabe. Il est très important de rappeler que la musique est spirituelle. Je ne suis pas dans une démarche de fusion. Pour alimenter mon univers musical, je m'inspire et je me nourris de toutes les cultures traditionnelles qui s'expriment et se croisent dans mon travail. J'étudie les musiques, elles font partie de moi”, a expliqué l’artiste au micro de “Le Matin”.



Les amateurs de chants soufis avaient rendez-vous, plus tard dans la soirée, avec La Tariqa Saqualiya pour une session de Samaa et Madih.

Du côté de Bab El Makina, la création musicale Yatra-Safar a transporté les spectateurs au cœur du Rajasthan. Le virtuose de la guitare indienne, Vishwa Mohan Bhatt, était entouré de Justin Adams, guitariste renommé aux influences multiples, ainsi que des voix mystiques de Desert Slide, l’Ensemble Divana, Anwar Khan Manganiyar, la chanteuse Cherifa et Adil Jebbari. Ces artistes ont partagé la scène avec les rythmes puissants et envoûtants des confréries Hamadcha qui ont fait chanter le public. “C'était une expérience magnifique, ici, à l'occasion du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde". Ce que j'ai remarqué aujourd'hui, c'est que la musique unifie le monde entier, sans avoir besoin d'un langage commun. La musique rajasthanaise et les artistes marocains ont formé le spectacle de cette soirée et j'ai apprécié chaque moment, le public était incroyable ! C'était une bonne expérience mêlant différents rythmes, cultures, connaissances et langues, le tout fusionnait parfaitement”, a confié le grand artiste Vishwa Mohan Bhatt à “Le Matin” à la fin du spectacle.

Lundi dernier, l’ensemble de la programmation était prévu au Jardin Jnan Sbil. La soirée a démarré avec le duo composé de J.A Jayant et Loup Barrow. Leur création "Crystal Wind", est le fruit d’une fusion entre la flûte bansuri et le Cristal Baschet, l’un des instruments de musique les plus insolites du XXe siècle. Accompagnée de l’Ensemble Musiqât de Tunisie, Khadija El Afrit a pris le relais avec son interprétation de l’Istikhbâr, une traduction inédite de textes datant de 1872. Cette démarche est le résultat de recherches musicologiques en matière de mâlûf tunisien faites par Naoufel Ben Aissa.

La soirée s'est clôturée sous un ciel étoilé en compagnie de la Tariqa Hamdouchiya.
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