Réunie les 25 et 26 mars dernier au siège du Centre cinématographique marocain (CCM), la Commission de soutien aux festivals a validé l’attribution de 5,49 millions de dirhams à 28 manifestations sur les 30 dossiers examinés. Une décision qui, au-delà de la simple répartition financière, éclaire les équilibres, priorités et limites de la politique publique en matière de diffusion cinématographique au Maroc.
À un niveau intermédiaire, deux événements s’illustrent avec 600.000 dirhams chacun : le Festival international du film documentaire d’Agadir et le Festival international de cinéma d’animation de Meknès.
Cette hiérarchisation confirme une logique bien établie : les festivals à forte visibilité, déjà ancrés dans le paysage, continuent de capter l’essentiel des financements publics. En parallèle, une grande partie des manifestations bénéficie de montants plus modestes, oscillant entre 40.000 et 200.000 dirhams. Cette dispersion traduit une volonté affichée de soutenir un tissu culturel élargi, couvrant plusieurs villes, de Chefchaouen à Tiznit, en passant par Tétouan, Al Hoceïma ou Assa-Zag.
Cependant, cette logique interroge la capacité de ces aides, souvent limitées, à structurer des événements durables et semble davantage relever d’une dispersion des financements.
Cette répartition met en lumière une politique culturelle tiraillée entre deux impératifs : soutenir des événements vitrines à rayonnement international et maintenir un maillage territorial de manifestations locales.
Des locomotives confirmées
Le Festival international du cinéma africain de Khouribga domine largement avec 1,2 million de dirhams, suivi du Festival international du film de Dakhla (750.000 dirhams).À un niveau intermédiaire, deux événements s’illustrent avec 600.000 dirhams chacun : le Festival international du film documentaire d’Agadir et le Festival international de cinéma d’animation de Meknès.
Cette hiérarchisation confirme une logique bien établie : les festivals à forte visibilité, déjà ancrés dans le paysage, continuent de capter l’essentiel des financements publics. En parallèle, une grande partie des manifestations bénéficie de montants plus modestes, oscillant entre 40.000 et 200.000 dirhams. Cette dispersion traduit une volonté affichée de soutenir un tissu culturel élargi, couvrant plusieurs villes, de Chefchaouen à Tiznit, en passant par Tétouan, Al Hoceïma ou Assa-Zag.
Cependant, cette logique interroge la capacité de ces aides, souvent limitées, à structurer des événements durables et semble davantage relever d’une dispersion des financements.
Casablanca et les grands pôles urbains toujours présents
La lecture des subventions révèle, également, le poids persistant des grandes métropoles. Casablanca, à elle seule, cumule plusieurs manifestations soutenues, dont le Casablanca Arab Film Festival (300.000 dirhams) et le Festival international du cinéma indépendant (200.000 dirhams). La diversité des formats soutenus : festivals scolaires, cinéma environnemental, animation, documentaire ou encore cinéma de la femme et de l’enfant reflètent, par ailleurs, une pluralité d’approches.Cette répartition met en lumière une politique culturelle tiraillée entre deux impératifs : soutenir des événements vitrines à rayonnement international et maintenir un maillage territorial de manifestations locales.
