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Le FIFM 2023, grand témoin de la renaissance du cinéma marocain

Le Maroc célèbre actuellement le vingtième Festival international du film de Marrakech (FIFM), mais également la renaissance du cinéma marocain.

En témoignent le nombre et la qualité des films marocains (15) présentés dans les différentes sections du festival. Deux d’entre eux sont en lice pour décrocher l’Étoile d’or : «La mère de tous les mensonges» et «Les meutes». Selon plusieurs critiques présents au FIFM 2023, cette résurrection est expliquée par l’arrivée d’une génération de réalisateurs consciente de l’importance d’exprimer sa réalité et de questionner son passé. Sofia Alaoui, Asmae El Moudir, Kamal Lazraq, Hicham Lasri, Adil El Fadili, Leïla Kilani... séduisent le public marocain et international. Professionnels et amateurs témoignent de leurs talents.



«J’ai vu “Animalia”, le film de Sofia Alaoui et je l’ai aimé», nous a confié l’acteur américain Willem Dafoe, le deuxième jour du Festival. Cette nouvelle génération de réalisateurs marocains fait des films universels avec une touche personnelle. Les cinéastes nationaux vont vers un cinéma réaliste, audacieux parfois rêveur qui décrit la pluralité de la société marocaine. «Le film “Mère de tous les mensonges” de Asmae El Moudir traite les années de plomb avec un style artistique et audacieux sans autocensure, comme on le constate chez d’autres réalisateurs qui ont traité la même thématique», affirme le critique de cinéma Abdelkrim Ouakrim. Et d’ajouter que l’utilisation de figurines miniatures incarnant les personnages du film (membres de la famille, voisins et certains habitants du quartier...) a été l’idée d’excellence qui a fait de «The Mother of All Lies» un film difficile à concurrencer et qui a fait son succès.

Certains réalisateurs marocains comme Asmae El Moudir et Kamal Lazraq préfèrent également travailler avec des acteurs loin du milieu professionnel. Ceci donne une valeur ajoutée et une touche exceptionnelle à leurs travaux. Les programmes comme les Ateliers de l’Atlas initiés en 2018 par le FIFM permettent d’accompagner cette nouvelle génération de cinéastes marocains et de leur donner une visibilité internationale. On ne peut pas soutenir les cinéastes sans salles de cinéma. Le Maroc œuvre actuellement pour ouvrir de nouvelles salles obscures selon les normes internationales dans les différentes villes du Royaume. Des cinémas mythiques sont également ressuscités. C’est le cas du cinéma Caméra à Meknès. Au cours de sa cérémonie d’hommage, le réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi n’a pas oublié de remercier les personnes qui ont sauvé cette salle, icône de sa ville natale. «J’aimerais remercier les gens formidables qui ont réussi à rouvrir le cinéma Caméra. Merci d’avoir sauvé l’un des plus beaux cinémas au monde parce que c’est le cinéma de mon enfance».

Rappelons que derrière ce beau projet, il y a Jamal Tazi, propriétaire de la salle et président-directeur général de la société de projection cinématographique Vox, avec le soutien de Mohamed Beyoud, directeur artistique du Festival international du cinéma d’animation de Meknès, et le directeur et fondateur de Film Event Consulting, Mohamed Khouna.
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