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Lundi 22 Juin 2026
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Mawazine 2026 : Tyla enflamme l’OLM Souissi, Jaylann et Nacim Haddad célèbrent l’héritage musical marocain

La troisième journée de la 19e édition du Festival Mawazine-Rythmes du monde (du 19 au 27 juin) a tenu toutes ses promesses, offrant aux festivaliers un voyage contrasté mais complémentaire, de la pop globale aux sonorités puisant dans les racines profondes de l'identité marocaine. Entre la communion de la star sud-africaine Tyla avec la jeunesse à l'OLM Souissi et le retour triomphal de Jaylann aux côtés de Nacim Haddad sur la scène Nahda, Rabat a vibré à l'unisson d'un public venu en masse.

À l’OLM Souissi, le thermomètre est vite monté d'un cran devant une marée humaine compacte, illuminée par des milliers de smartphones. La sensation sud-africaine Tyla a livré une performance mémorable face à un public majoritairement composé de jeunes filles qui criaient son nom et reprenaient ses tubes par cœur. Très sensible à cet accueil chaleureux, la jeune star internationale n'a pas caché son admiration pour l'énergie débordante des festivaliers marocains, affirmant que cette complicité unique lui transmettait une force immense sur scène. Accompagnée d'une troupe de danseurs, Tyla a proposé un show visuel particulièrement soigné, marqué par des chorégraphies audacieuses et envoûtantes qui caractérisent son identité scénique très rythmée. Les incontournables «Chanel» et, bien sûr, le succès planétaire «Water» ont électrisé l'assistance dans une ambiance des grands soirs. Le moment fort du concert restera sans doute celui où la chanteuse a arboré et brandi avec fierté le drapeau marocain sur ses épaules, un geste salué par les ovations nourries de ses fans en transe.



Changement d'ambiance mais intensité similaire du côté de la scène Nahda, dédiée aux musiques arabes et marocaines, qui accueillait une belle affiche combinant la pop urbaine de Jaylann et l'art de la Aïta avec Nacim Haddad. Lors de sa conférence de presse, Jaylann a partagé sa vision de ce retour marquant, onze ans après ses premiers pas à Mawazine. Elle a expliqué revenir avec une maturité artistique affirmée et l'ambition de représenter le Maroc à l'échelle internationale, attribuant le succès de ses productions à la découverte de sa propre identité musicale. Vêtue d'une élégante tenue noire étincelante sur scène, l'artiste a accordé une attention pointue aux arrangements musicaux en misant sur l'exigence du live et l'authenticité d'un univers qui mêle les sonorités traditionnelles à une approche moderne et universelle. Pour ce show qu'elle qualifie comme l’un des plus ambitieux de sa carrière, elle a notamment intégré une séquence immersive inspirée de l'univers gnaoui avec le mâalem Ayoub El Mrabet, offrant un spectacle aux standards internationaux tout en honorant son patrimoine.

Ce triomphe scénique vient couronner un parcours enrichi par le rayonnement de son titre «Ha Walidi», dont le succès a résonné jusque dans les stades américains, constituant pour elle une immense source de motivation. En conférence de presse, l'artiste a également insisté sur l'importance de transmettre des valeurs positives, incitant la jeunesse à persévérer et à toujours croire en ses rêves malgré les difficultés du parcours. À travers ses créations, ses clips et ses costumes, Jaylann réaffirme sa volonté de valoriser le patrimoine culturel marocain en conciliant authenticité et modernité, une démarche qui a parfaitement fait écho aux performances de la scène Nahda et à l'énergie globale de cette troisième journée de festival.
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