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Streaming : les séries qui feront l’année 2026

Nouvelles saisons très attendues, adaptations ambitieuses et créations originales portées par les grandes plateformes de streaming : l’année 2026 s’annonce riche en fictions télévisées. Mais derrière l’abondance de l’offre, le public marocain continue de composer avec des décalages de diffusion et un accès inégal aux séries qui font l’actualité ailleurs.

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Anticiper les séries qui marqueront une année reste un exercice incertain. Certaines productions très attendues peinent à convaincre, tandis que d’autres, plus discrètes à leur lancement, s’imposent durablement par la force de leur écriture ou de leur regard sur le monde. En 2026, le paysage sériel confirme toutefois une tendance claire : les plateformes de streaming, largement consommées au Maroc, continuent de structurer l’offre et de façonner les imaginaires, entre retours attendus, nouvelles saisons et adaptations ambitieuses.



Netflix, Prime Video et Apple TV+ dominent toujours les usages, avec une stratégie assumée mêlant suites de séries à succès et créations originales. La nostalgie et la réécriture de classiques restent au cœur de cette dynamique, comme en témoignent les nouvelles adaptations de grandes œuvres littéraires et le retour de personnages devenus emblématiques. Ce recyclage assumé ne se fait pas toujours au détriment de la créativité, certaines séries parvenant à réinterroger des récits anciens à la lumière des préoccupations contemporaines.

Netflix continue de consolider ses succès avec des créations et des suites très suivies, mêlant romance, drame social et univers immersifs. Dans ce registre, La Chronique des Bridgerton s’impose comme l’un des rendez-vous majeurs de 2026. Sa saison 4 sera lancée le 29 janvier, avec une diffusion en deux parties, la seconde étant attendue fin février. La série poursuit son exploration des jeux de désir et des normes sociales à travers une esthétique soignée, séduisant un public large, y compris au Maroc. Ce nouveau volet mettra en lumière l’idylle entre Benedict Bridgerton, interprété par Luke Thompson, et Sophie Baek, incarnée par l’actrice australo-coréenne Yerin Ha.

Sur Prime Video, The Boys tirera également sa révérence avec une saison finale attendue le 8 avril 2026. Très suivie au Maroc malgré une diffusion parfois différée, la série se distingue par son ton irrévérencieux et sa critique frontale des médias, du pouvoir et des dérives du culte de l’image.Du côté d’Apple TV+, Margo a des problèmes d’argent figure parmi les fictions les plus attendues de 2026. Adaptée d’un roman à succès de l’autrice américaine Rufi Thorpe, la série suit le parcours de Margo Millet, une jeune mère brutalement confrontée à la précarité financière après la naissance de son enfant. À travers un récit ancré dans le réel, la fiction explore avec justesse les stratégies de survie imposées par la pauvreté. Créée par David E. Kelley, cette mini-série de huit épisodes, diffusés à partir d’avril 2026, s’appuie sur un casting prestigieux mené par Elle Fanning, aux côtés de Michelle Pfeiffer et Nick Offerman.

À travers ces séries, l’année 2026 s’annonce comme un moment charnière pour la fiction télévisée. Entre valeurs sûres, paris créatifs et récits plus intimistes, les plateformes continuent d’imposer le petit écran comme un espace central de narration du monde contemporain, tout en s’adaptant aux réalités de diffusion propres au contexte

marocain.

Diffusion des séries : un accès encore différé au Maroc

Il faut toutefois rappeler que l’accès aux séries reste marqué par un décalage important pour le public marocain. De nombreuses productions sont diffusées avec retard, parfois de plusieurs mois, voire de plusieurs saisons, ce qui empêche les spectateurs de suivre les sorties au même rythme que dans d’autres régions du monde. Face à ces décalages de diffusion, certains utilisateurs cherchent des solutions alternatives pour contourner les restrictions géographiques, allant de l’achat de comptes à l’étranger à l’utilisation de réseaux privés virtuels ou à des inscriptions effectuées via des connexions hors du territoire. Des pratiques révélatrices d’une forte demande, mais aussi des limites persistantes de l’offre légale et synchronisée dans la région.
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