Dans un contexte où le Maroc s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique – notamment à travers sa Contribution déterminée au niveau national (NDC) et sa Stratégie nationale d’efficacité énergétique –, la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) entend prendre toute sa place dans cette transformation. La société s’apprête ainsi à lancer une mission de conseil stratégique pour concevoir, de bout en bout, sa trajectoire de décarbonation énergétique. L’enjeu est considérable. Les sites du réseau autoroutier national (gares de péage, aires de service, bâtiments d’exploitation, éclairage autoroutier) représentent une empreinte énergétique significative.
Dispersés sur l’ensemble du territoire national, ces sites présentent des profils de consommation variés et des potentiels d’autoproduction renouvelable encore largement inexploités. La première phase de cette consultation en projet ancrera la démarche dans le réel : collecte documentaire, visites de terrain sur 12 sites pilotes (6 gares de péage et 6 aires de service), analyse des historiques de consommation et benchmark d’expériences internationales comparables. L’objectif est de construire une base de connaissances fiable avant toute projection. La deuxième phase constituera le cœur analytique du projet. Il s’agit d’évaluer les gisements d’énergies renouvelables (EnR) disponibles sur chaque grande zone géographique du réseau – principalement le solaire –, de calculer les productibles potentiels site par site et de modéliser les coûts sur le long terme. L’étude intégrera, également, l’évolution anticipée des besoins : croissance du trafic, déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques, extension du réseau, etc.
Les options de stockage et de gestion des surplus, les modèles d’autoconsommation, d’injection dans le réseau ou de tiers-investissement seront analysés et comparés selon une grille multicritère intégrant les dimensions économique, technique, réglementaire et institutionnelle. Cette analyse permettra d’orienter ADM vers le scénario le plus adapté à ses contraintes et à ses ambitions.
Cette Feuille de route devra, par la même occasion, identifier les ressources financières mobilisables et proposer des recommandations sur la structuration des partenariats – notamment avec les gestionnaires d’aires de service et les acteurs institutionnels comme l’ONEE et Masen.
Dispersés sur l’ensemble du territoire national, ces sites présentent des profils de consommation variés et des potentiels d’autoproduction renouvelable encore largement inexploités. La première phase de cette consultation en projet ancrera la démarche dans le réel : collecte documentaire, visites de terrain sur 12 sites pilotes (6 gares de péage et 6 aires de service), analyse des historiques de consommation et benchmark d’expériences internationales comparables. L’objectif est de construire une base de connaissances fiable avant toute projection. La deuxième phase constituera le cœur analytique du projet. Il s’agit d’évaluer les gisements d’énergies renouvelables (EnR) disponibles sur chaque grande zone géographique du réseau – principalement le solaire –, de calculer les productibles potentiels site par site et de modéliser les coûts sur le long terme. L’étude intégrera, également, l’évolution anticipée des besoins : croissance du trafic, déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques, extension du réseau, etc.
Les options de stockage et de gestion des surplus, les modèles d’autoconsommation, d’injection dans le réseau ou de tiers-investissement seront analysés et comparés selon une grille multicritère intégrant les dimensions économique, technique, réglementaire et institutionnelle. Cette analyse permettra d’orienter ADM vers le scénario le plus adapté à ses contraintes et à ses ambitions.
Une Feuille de route opérationnelle
La troisième phase viendra transformer les analyses en décisions. Sur la base du scénario retenu, le prestataire sera chargé de définir un plan de déploiement géographique et énergétique concret : quels sites prioriser en fonction de leur criticité énergétique, de leur potentiel en EnR, de leur faisabilité technique et de leur rentabilité économique ? Selon quel phasage – court, moyen et long termes – engager les investissements ? Quels modèles contractuels et organisationnels adopter ?Cette Feuille de route devra, par la même occasion, identifier les ressources financières mobilisables et proposer des recommandations sur la structuration des partenariats – notamment avec les gestionnaires d’aires de service et les acteurs institutionnels comme l’ONEE et Masen.
