Bank Al-Maghrib a présenté, ce mardi 21 juillet 2026 à Casablanca, son Rapport annuel sur la supervision bancaire relatif à l’exercice 2025. Le document dresse notamment le bilan de la structure du système bancaire, de l’activité et de la rentabilité des établissements de crédit et organismes assimilés, ainsi que des risques auxquels le secteur reste exposé.
L’année 2025 a été marquée par l’agrément de quatre nouveaux établissements de paiement et d’une société de financement, ainsi que par le retrait d’agrément d’une association de microcrédit et d’un établissement de paiement. Les banques, avec 24 établissements, concentrent 82,1% du total-actif du secteur. Sur les 54 établissements de crédit recensés, 5 banques et 4 sociétés de financement sont contrôlées majoritairement par un actionnariat étranger, tandis que 12 établissements – 7 banques et 5 sociétés de financement – sont à capital majoritairement public.
En termes de parts de marché des banques conventionnelles, en actifs et à fin 2025, le capital privé marocain représente 73,2% (contre 73,4% en 2024), le capital majoritairement public 22,1% (contre 21,7%) et le capital étranger 4,7%. La concentration du secteur reste stable : les cinq premières banques détiennent 76% du total-actif, un niveau inchangé par rapport à 2024, tandis que les trois premières banques voient leur part reculer légèrement à 61,2% contre 61,9%. Le réseau bancaire poursuit sa contraction sous l’effet de la digitalisation : les agences bancaires sont passées à 5.541 unités, soit 151 de moins qu’en 2024, tandis que le parc de guichets automatiques bancaires a continué de progresser, à 8.298 unités (+201). À l’inverse, le réseau des établissements de paiement poursuit son extension, avec 34.337 agents (+2.116), quand celui des associations de microfinance recule à 1.647 agences (-26). L’effectif total des établissements de crédit et organismes assimilés, au Maroc et à l’étranger, s’établit à 78.873 personnes, dont 57.305 au Maroc et 21.568 à l’étranger.
La présence internationale des groupes bancaires marocains demeure stable, avec un réseau à l’étranger de 1.659 agences (51 filiales et 22 succursales), dont 1.520, soit 92%, implantées en Afrique, dans 27 pays répartis entre l’Afrique de l’Ouest (10 pays), l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est (6 pays chacune), l’Afrique du Nord (3 pays) et l’Afrique australe (2 pays). Les groupes marocains sont également présents dans 7 pays européens et 2 pays d’Asie.
Sur le plan de l’inclusion financière, le nombre de comptes bancaires a atteint 39,8 millions (+1,6 million), portant le taux de détention à 62% de la population adulte résidente, contre 58% en 2024. Le nombre de personnes physiques titulaires d’au moins un compte bancaire s’élève à 19,3 millions (+800.000), réparties entre 61% d’hommes et 39% de femmes. Le nombre de comptes de paiement a, pour sa part, fortement progressé pour atteindre environ 16,3 millions (+2,5 millions), une évolution attribuée principalement aux ouvertures de comptes réalisées au profit des bénéficiaires des programmes d’aide gouvernementaux.
L’encours des crédits accordés par les banques à la clientèle a progressé de 6,5% pour atteindre 1.238 milliards de dirhams, après une hausse de 4,6% en 2024. Cette évolution est tirée par les entreprises non financières, dont les crédits ont crû de 20% pour atteindre 579 milliards de dirhams, tandis que les crédits aux ménages ont progressé de 2,3% à 331 milliards. Par objet, la hausse est portée par les crédits à l’équipement (+23% à 349 milliards de dirhams) et par les crédits à la consommation (+3,8% à 58 milliards), tandis que les crédits de trésorerie reculent de 2% à 251 milliards et les créances acquises par affacturage de 11,1% à 24 milliards. Les crédits à l’habitat progressent de 1,5% à 226 milliards de dirhams.
Les dépôts de la clientèle ont, de leur côté, augmenté de 7,6% pour s’établir à 1.372 milliards de dirhams, soutenus notamment par les comptes à vue créditeurs (+10,5% à 1.006 milliards de dirhams). Les dépôts des particuliers ont progressé de 5,5% à 933 milliards de dirhams, et ceux des autres agents économiques non financiers de 9,4% à 384 milliards. Concernant les programmes de prêts garantis par l’État, la situation à fin mai 2026 fait état de plus de 34.500 entreprises bénéficiaires des crédits Oxygène, pour un montant décaissé de 12,8 milliards de dirhams et un encours de 1,63 milliard. Le programme Crédits Relance a bénéficié à près de 33.000 entreprises, pour un montant décaissé de 34,8 milliards de dirhams et un encours de 10,3 milliards. Le dispositif Intelaka comptabilise, quant à lui, près de 33.600 bénéficiaires, pour un montant décaissé de 8,2 milliards de dirhams et un encours de 5,3 milliards, dont 91% dirigés vers l’investissement ; 18% des bénéficiaires sont des femmes et 17% relèvent du milieu rural.
Sur le plan de la rentabilité, le produit net bancaire des banques sur base sociale s’est établi à 73,9 milliards de dirhams, en hausse de 8,7% après 16,3% en 2024. Le résultat net a progressé de 22,2% pour atteindre 19,2 milliards de dirhams, contre 15,7 milliards en 2024, une évolution que le rapport attribue à la progression des revenus récurrents et à l’amélioration du coût du risque, celui-ci reculant de 25,1% à 9,8 milliards de dirhams après une hausse de 38,5% l’année précédente. La rentabilité des fonds propres (ROE) s’est ainsi améliorée à 11,1%, contre 9,5% en 2024, et la rentabilité des actifs (ROA) à 1%, contre 0,9%. La rentabilité des banques et fenêtres participatives, positive depuis 2023, a confirmé sa tendance haussière : leur résultat net agrégé a doublé sur la période, passant de 97 millions de dirhams en 2024 à 199 millions en 2025, pour un produit net bancaire de 1.268 millions de dirhams (+26,4%). Ces établissements comptaient, à fin 2025, 210 agences bancaires et 296.948 comptes, pour un encours de financements participatifs de 32,8 milliards de dirhams et un total de dépôts de 18,8 milliards, dont 13,7 milliards de dépôts à vue et 5,1 milliards de dépôts d’investissement.
Sur base consolidée, le résultat des groupes bancaires s’est apprécié, reflétant, selon le rapport, les bonnes performances des activités au Maroc et à l’international : le total-bilan des 11 groupes bancaires a atteint 2.597 milliards de dirhams (+7,6%), le produit net bancaire 112 milliards de dirhams (+5,9%) et le résultat net part du groupe 24,7 milliards de dirhams (+16,1%). La contribution des activités domestiques poursuit sa progression : le Maroc représente 76% du total-actif consolidé des trois groupes bancaires panafricains (contre 77% en 2024) et 68% du résultat net part du groupe (contre 67%), l’Afrique en représentant respectivement 22% et 31%.
Les grandes expositions des banques, sur base sociale, ont progressé de 17,7% pour atteindre 631 milliards de dirhams, représentant 3 fois les fonds propres, contre 2,8 fois en 2024 ; hors engagements sur filiales, ce ratio est ramené à 2,5 fois. Sur base consolidée, les grandes expositions des groupes bancaires s’élèvent à 586 milliards de dirhams (+15,2%), soit 2,3 fois les fonds propres, contre 2,2 fois un an plus tôt.
Les actifs liquides et réalisables des banques conventionnelles ont progressé de 7,3% à 346,6 milliards de dirhams, représentant 17% du total des emplois, contre 16,9% en 2024. Le coefficient de liquidité à court terme (LCR) s’est établi en moyenne mensuelle à 172% en 2025, très largement au-dessus du minimum réglementaire de 100%.
Concernant la solvabilité, le ratio moyen de solvabilité des banques s’est établi à 16,1%, contre 16,2% en 2024, pour un minimum réglementaire de 12%, tandis que le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 est resté stable à 13,5%, pour un minimum réglementaire de 9%. Sur base consolidée, ces ratios ressortent respectivement à 14% et 12,2%. Le ratio réglementaire de levier des banques, qui rapporte le volume des fonds propres de catégorie 1 à la somme de leurs expositions bilan et hors-bilan, s’est établi à 7,73% en 2025, contre 7,74% en 2024, pour un seuil réglementaire de 3%. S’agissant du risque de taux d’intérêt inhérent au portefeuille bancaire, les pertes potentielles maximales de la valeur économique des fonds propres, face aux scénarios de chocs de taux les plus défavorables, sont évaluées à -7,22% en 2025, contre -7,92% en 2024, pour un seuil réglementaire de 15%. Compte tenu de ces niveaux de risque, Bank Al-Maghrib indique avoir renouvelé son appel à la prudence en matière de distribution des dividendes relatifs à l’exercice 2025, afin de préserver et de renforcer la résilience du secteur. n
Une structure bancaire en légère expansion, marquée par la contraction du réseau physique
Le nombre d’établissements de crédit et organismes assimilés soumis au contrôle de Bank Al-Maghrib est passé de 92 en 2024 à 95 en 2025. Ce total se répartit entre 24 banques – dont 5 participatives –, 30 sociétés de financement, 6 banques offshore, 10 institutions de microfinance, 20 établissements de paiement, 3 sociétés de financement collaboratif et 2 autres établissements : la Caisse de Dépôt et de Gestion et la Société nationale de garantie et du financement de l’entreprise. Quatre fenêtres participatives supplémentaires sont également soumises au contrôle de la Banque centrale.L’année 2025 a été marquée par l’agrément de quatre nouveaux établissements de paiement et d’une société de financement, ainsi que par le retrait d’agrément d’une association de microcrédit et d’un établissement de paiement. Les banques, avec 24 établissements, concentrent 82,1% du total-actif du secteur. Sur les 54 établissements de crédit recensés, 5 banques et 4 sociétés de financement sont contrôlées majoritairement par un actionnariat étranger, tandis que 12 établissements – 7 banques et 5 sociétés de financement – sont à capital majoritairement public.
En termes de parts de marché des banques conventionnelles, en actifs et à fin 2025, le capital privé marocain représente 73,2% (contre 73,4% en 2024), le capital majoritairement public 22,1% (contre 21,7%) et le capital étranger 4,7%. La concentration du secteur reste stable : les cinq premières banques détiennent 76% du total-actif, un niveau inchangé par rapport à 2024, tandis que les trois premières banques voient leur part reculer légèrement à 61,2% contre 61,9%. Le réseau bancaire poursuit sa contraction sous l’effet de la digitalisation : les agences bancaires sont passées à 5.541 unités, soit 151 de moins qu’en 2024, tandis que le parc de guichets automatiques bancaires a continué de progresser, à 8.298 unités (+201). À l’inverse, le réseau des établissements de paiement poursuit son extension, avec 34.337 agents (+2.116), quand celui des associations de microfinance recule à 1.647 agences (-26). L’effectif total des établissements de crédit et organismes assimilés, au Maroc et à l’étranger, s’établit à 78.873 personnes, dont 57.305 au Maroc et 21.568 à l’étranger.
La présence internationale des groupes bancaires marocains demeure stable, avec un réseau à l’étranger de 1.659 agences (51 filiales et 22 succursales), dont 1.520, soit 92%, implantées en Afrique, dans 27 pays répartis entre l’Afrique de l’Ouest (10 pays), l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est (6 pays chacune), l’Afrique du Nord (3 pays) et l’Afrique australe (2 pays). Les groupes marocains sont également présents dans 7 pays européens et 2 pays d’Asie.
Sur le plan de l’inclusion financière, le nombre de comptes bancaires a atteint 39,8 millions (+1,6 million), portant le taux de détention à 62% de la population adulte résidente, contre 58% en 2024. Le nombre de personnes physiques titulaires d’au moins un compte bancaire s’élève à 19,3 millions (+800.000), réparties entre 61% d’hommes et 39% de femmes. Le nombre de comptes de paiement a, pour sa part, fortement progressé pour atteindre environ 16,3 millions (+2,5 millions), une évolution attribuée principalement aux ouvertures de comptes réalisées au profit des bénéficiaires des programmes d’aide gouvernementaux.
Une activité et une rentabilité en nette progression
Sur base sociale, le total-bilan des banques s’est établi à 2.039 milliards de dirhams à fin 2025, contre 1.909 milliards en 2024, portant, selon les termes du rapport, la taille du bilan du secteur bancaire à l’équivalent de 119% du PIB.L’encours des crédits accordés par les banques à la clientèle a progressé de 6,5% pour atteindre 1.238 milliards de dirhams, après une hausse de 4,6% en 2024. Cette évolution est tirée par les entreprises non financières, dont les crédits ont crû de 20% pour atteindre 579 milliards de dirhams, tandis que les crédits aux ménages ont progressé de 2,3% à 331 milliards. Par objet, la hausse est portée par les crédits à l’équipement (+23% à 349 milliards de dirhams) et par les crédits à la consommation (+3,8% à 58 milliards), tandis que les crédits de trésorerie reculent de 2% à 251 milliards et les créances acquises par affacturage de 11,1% à 24 milliards. Les crédits à l’habitat progressent de 1,5% à 226 milliards de dirhams.
Les dépôts de la clientèle ont, de leur côté, augmenté de 7,6% pour s’établir à 1.372 milliards de dirhams, soutenus notamment par les comptes à vue créditeurs (+10,5% à 1.006 milliards de dirhams). Les dépôts des particuliers ont progressé de 5,5% à 933 milliards de dirhams, et ceux des autres agents économiques non financiers de 9,4% à 384 milliards. Concernant les programmes de prêts garantis par l’État, la situation à fin mai 2026 fait état de plus de 34.500 entreprises bénéficiaires des crédits Oxygène, pour un montant décaissé de 12,8 milliards de dirhams et un encours de 1,63 milliard. Le programme Crédits Relance a bénéficié à près de 33.000 entreprises, pour un montant décaissé de 34,8 milliards de dirhams et un encours de 10,3 milliards. Le dispositif Intelaka comptabilise, quant à lui, près de 33.600 bénéficiaires, pour un montant décaissé de 8,2 milliards de dirhams et un encours de 5,3 milliards, dont 91% dirigés vers l’investissement ; 18% des bénéficiaires sont des femmes et 17% relèvent du milieu rural.
Sur le plan de la rentabilité, le produit net bancaire des banques sur base sociale s’est établi à 73,9 milliards de dirhams, en hausse de 8,7% après 16,3% en 2024. Le résultat net a progressé de 22,2% pour atteindre 19,2 milliards de dirhams, contre 15,7 milliards en 2024, une évolution que le rapport attribue à la progression des revenus récurrents et à l’amélioration du coût du risque, celui-ci reculant de 25,1% à 9,8 milliards de dirhams après une hausse de 38,5% l’année précédente. La rentabilité des fonds propres (ROE) s’est ainsi améliorée à 11,1%, contre 9,5% en 2024, et la rentabilité des actifs (ROA) à 1%, contre 0,9%. La rentabilité des banques et fenêtres participatives, positive depuis 2023, a confirmé sa tendance haussière : leur résultat net agrégé a doublé sur la période, passant de 97 millions de dirhams en 2024 à 199 millions en 2025, pour un produit net bancaire de 1.268 millions de dirhams (+26,4%). Ces établissements comptaient, à fin 2025, 210 agences bancaires et 296.948 comptes, pour un encours de financements participatifs de 32,8 milliards de dirhams et un total de dépôts de 18,8 milliards, dont 13,7 milliards de dépôts à vue et 5,1 milliards de dépôts d’investissement.
Sur base consolidée, le résultat des groupes bancaires s’est apprécié, reflétant, selon le rapport, les bonnes performances des activités au Maroc et à l’international : le total-bilan des 11 groupes bancaires a atteint 2.597 milliards de dirhams (+7,6%), le produit net bancaire 112 milliards de dirhams (+5,9%) et le résultat net part du groupe 24,7 milliards de dirhams (+16,1%). La contribution des activités domestiques poursuit sa progression : le Maroc représente 76% du total-actif consolidé des trois groupes bancaires panafricains (contre 77% en 2024) et 68% du résultat net part du groupe (contre 67%), l’Afrique en représentant respectivement 22% et 31%.
Des risques bancaires globalement maîtrisés
L’encours des créances en souffrance des banques, sur base sociale, a augmenté de 5% en 2025, après 2,7% en 2024, pour s’établir à 102,3 milliards de dirhams, portant le taux de sinistralité à 8,3%, en léger repli de 0,1 point par rapport à 2024. Par catégorie de risque, les créances compromises, qui représentent 81% du total, ont progressé de 0,6% à 82,7 milliards de dirhams, tandis que les créances douteuses ont bondi de 68,5% à 14,7 milliards et que les créances pré-douteuses ont reculé de 24,9% à 4,9 milliards. Le taux de couverture de ces créances par les provisions s’établit à 68%, en repli de 0,8 point, avec des taux de couverture différenciés de 75% pour les créances compromises, 47% pour les créances douteuses et 12% pour les créances pré-douteuses. Les banques ont, par ailleurs, constitué 18 milliards de dirhams de provisions à caractère général au titre des créances sensibles, soit 1,6% des crédits sains, un niveau stable par rapport à 2024. Sur base consolidée, les créances en souffrance des 11 groupes bancaires totalisent 141,7 milliards de dirhams (+5,3%), portant le taux de risque à 8,8%, en repli de 0,2 point, pour un taux de couverture de 69%. L’endettement bancaire des ménages a totalisé 456,3 milliards de dirhams à fin 2025, en hausse de 6,9% après 3,8% en 2024, représentant près de 33% des concours des établissements de crédit – en repli d’un point – et 27% du PIB, un niveau stable. Les banques détiennent 78% de cette dette, contre 22% pour les sociétés de financement. La part du crédit à la consommation dans cette dette s’est renforcée de 2 points à 40%, au détriment du crédit à l’habitat, ramené à 60%. La production de crédits à l’habitat a progressé de 10,8% à 31,8 milliards de dirhams, portée par les prêts libres (+12,9%), tandis que les prêts encouragés par l’État ont reculé de 3,3%. Le taux d’intérêt moyen appliqué aux crédits à l’habitat s’est établi à 4,68%, en baisse de 9 points de base.Les grandes expositions des banques, sur base sociale, ont progressé de 17,7% pour atteindre 631 milliards de dirhams, représentant 3 fois les fonds propres, contre 2,8 fois en 2024 ; hors engagements sur filiales, ce ratio est ramené à 2,5 fois. Sur base consolidée, les grandes expositions des groupes bancaires s’élèvent à 586 milliards de dirhams (+15,2%), soit 2,3 fois les fonds propres, contre 2,2 fois un an plus tôt.
Les actifs liquides et réalisables des banques conventionnelles ont progressé de 7,3% à 346,6 milliards de dirhams, représentant 17% du total des emplois, contre 16,9% en 2024. Le coefficient de liquidité à court terme (LCR) s’est établi en moyenne mensuelle à 172% en 2025, très largement au-dessus du minimum réglementaire de 100%.
Concernant la solvabilité, le ratio moyen de solvabilité des banques s’est établi à 16,1%, contre 16,2% en 2024, pour un minimum réglementaire de 12%, tandis que le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 est resté stable à 13,5%, pour un minimum réglementaire de 9%. Sur base consolidée, ces ratios ressortent respectivement à 14% et 12,2%. Le ratio réglementaire de levier des banques, qui rapporte le volume des fonds propres de catégorie 1 à la somme de leurs expositions bilan et hors-bilan, s’est établi à 7,73% en 2025, contre 7,74% en 2024, pour un seuil réglementaire de 3%. S’agissant du risque de taux d’intérêt inhérent au portefeuille bancaire, les pertes potentielles maximales de la valeur économique des fonds propres, face aux scénarios de chocs de taux les plus défavorables, sont évaluées à -7,22% en 2025, contre -7,92% en 2024, pour un seuil réglementaire de 15%. Compte tenu de ces niveaux de risque, Bank Al-Maghrib indique avoir renouvelé son appel à la prudence en matière de distribution des dividendes relatifs à l’exercice 2025, afin de préserver et de renforcer la résilience du secteur. n
