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Lundi 01 Juin 2026
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Blé tendre : le Maroc rétablit les droits d’importation pour deux mois avant une nouvelle suspension

Le gouvernement marocain a décidé de rétablir temporairement les droits d’importation sur le blé tendre et ses dérivés à partir du 1er juin 2026. Cette mesure, qui restera en vigueur jusqu’au 31 juillet prochain, sera suivie d’une nouvelle suspension des droits de douane à compter du 1er août, selon une circulaire de l’Administration des douanes et impôts indirects.

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Le régime douanier applicable aux importations de blé tendre connaîtra un changement temporaire au cours de l’été. Dans une circulaire datée du 26 mai 2026, l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) informe les opérateurs du rétablissement de la perception du droit d’importation applicable au blé tendre et à ses dérivés durant la période allant du 1er juin au 31 juillet 2026. Cette décision intervient en application du décret n° 2.26.419 du 25 mai 2026, publié au Bulletin officiel du même jour. Le texte prévoit toutefois que cette mesure ne sera que transitoire, puisque la suspension des droits d’importation sera réintroduite à partir du 1er août 2026.

Depuis novembre 2021, les importations de blé tendre bénéficiaient d’une suspension des droits de douane. Cette mesure avait été instaurée dans un contexte marqué par la volatilité des marchés internationaux et la nécessité de sécuriser l’approvisionnement national en céréales. La nouvelle décision introduit ainsi une parenthèse de deux mois avant un retour au régime de suspension. La circulaire concerne spécifiquement les produits relevant des positions tarifaires 1001.99.00.19 et 1001.99.00.90, correspondant au blé tendre et à certains de ses dérivés.



Si le document ne précise pas les motivations de ce rétablissement temporaire, cette mesure intervient à un moment où les autorités suivent de près l’évolution des marchés agricoles internationaux, des niveaux de production nationale et des besoins d’approvisionnement du pays. Le retour à la suspension des droits dès le mois d’août laisse entrevoir une volonté de maintenir une certaine flexibilité dans la gestion des importations céréalières.

L’Administration des douanes a par ailleurs invité ses services à signaler toute difficulté d’application de cette nouvelle disposition à l’administration centrale.
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