Dans ses dernières projections, BMCE Capital Global Research (BKGR) anticipe une progression de près de 13% en 2026 des bénéfices des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca, soutenue principalement par les secteurs bancaire, minier, industriel et assurantiel. Selon le bureau de recherche, la masse bénéficiaire des entreprises cotées devrait atteindre environ 50 milliards de dirhams en 2026, dans un contexte marqué par une amélioration des performances opérationnelles et une poursuite des grands investissements au niveau national. Les projections de BKGR tablent sur une hausse de 13,6% du chiffre d’affaires global des sociétés cotées, qui devrait s’établir à 352,2 milliards de dirhams en 2026. Cette croissance serait portée par l’ensemble des branches d’activité, avec une progression attendue de 16% des revenus des industries, de 6,3% du produit net bancaire des financières et de 15,1% du chiffre d’affaires des assurances.
Le bureau de recherche prévoit également une amélioration des réalisations opérationnelles, principalement tirée par les établissements financiers, dont les performances devraient progresser de 4,6% pour atteindre 47 milliards de dirhams.
Sur un périmètre de 40 sociétés cotées suivies par BKGR, la capacité bénéficiaire devrait croître de 9,7% en 2026 pour atteindre 45 milliards de dirhams. Toutefois, cette évolution reste pénalisée par la non-récurrence de la rétrocession exceptionnelle liée au règlement du litige IAM/WANA.
Retraité de cet élément non récurrent, le résultat net part du groupe (RNPG) ressortirait en hausse de près de 13%, à environ 44 milliards de dirhams.
Le secteur bancaire devrait représenter 42,5% de la progression de la masse bénéficiaire, grâce à la bonne orientation du produit net bancaire, à une meilleure maîtrise des charges et à une gestion du risque jugée efficiente.
Les assurances contribueraient à hauteur de 12,1%, notamment sous l’effet de la fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc attendue en juillet 2026, tandis que le secteur du BTP représenterait 11,4% de la croissance bénéficiaire.
À l’inverse, le secteur des télécoms devrait enregistrer une contribution négative estimée à 1,4 milliard de dirhams, principalement en raison de la disparition de l’effet exceptionnel lié à l’affaire IAM/WANA.
Le secteur du BTP devrait notamment bénéficier de l’accélération des grands chantiers d’infrastructures à l’approche des échéances nationales et internationales, tandis que le transport profiterait de la montée en puissance des trafics portuaires avec l’entrée en service de Nador West Med.
Du côté des industries, les revenus devraient progresser de 16% à 246,2 milliards de dirhams. Cette évolution serait principalement portée par Managem, SGTM et Label Vie. En matière de rentabilité, BKGR anticipe une progression de 7,7% du RNPG des industries à 27,7 milliards de dirhams en 2026.
Dans les financières, BKGR prévoit une hausse de 6,3% du produit net bancaire à 80,5 milliards de dirhams en 2026.
Malgré ces perspectives favorables, BKGR souligne plusieurs facteurs de risque susceptibles d’affecter les performances des sociétés cotées. Le bureau de recherche cite notamment la forte instabilité géopolitique au Moyen-Orient, susceptible de perturber les chaînes d’approvisionnement maritimes mondiales, ainsi que les risques d’inflation importée liés à la hausse des prix des intrants industriels.
La hausse du Brent pourrait également peser sur les marges des industries fortement consommatrices d’énergie fossile et renchérir les coûts logistiques.
BKGR évoque également le risque d’une contraction des revenus des entreprises exportatrices en cas de poursuite de la baisse du dollar américain, ainsi que la possibilité de contrôles fiscaux pouvant affecter certaines sociétés cotées.
Le bureau de recherche prévoit également une amélioration des réalisations opérationnelles, principalement tirée par les établissements financiers, dont les performances devraient progresser de 4,6% pour atteindre 47 milliards de dirhams.
Sur un périmètre de 40 sociétés cotées suivies par BKGR, la capacité bénéficiaire devrait croître de 9,7% en 2026 pour atteindre 45 milliards de dirhams. Toutefois, cette évolution reste pénalisée par la non-récurrence de la rétrocession exceptionnelle liée au règlement du litige IAM/WANA.
Retraité de cet élément non récurrent, le résultat net part du groupe (RNPG) ressortirait en hausse de près de 13%, à environ 44 milliards de dirhams.
Les mines, les banques et les assurances... les locomotives
Dans le détail, les mines apparaissent comme le principal moteur de cette croissance bénéficiaire en 2026, avec une contribution attendue de 48,1%. BKGR explique cette performance par l’effet année pleine de plusieurs projets structurants, un environnement favorable des prix des métaux précieux ainsi que des gains exceptionnels liés à la cession de certains actifs miniers.Le secteur bancaire devrait représenter 42,5% de la progression de la masse bénéficiaire, grâce à la bonne orientation du produit net bancaire, à une meilleure maîtrise des charges et à une gestion du risque jugée efficiente.
Les assurances contribueraient à hauteur de 12,1%, notamment sous l’effet de la fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc attendue en juillet 2026, tandis que le secteur du BTP représenterait 11,4% de la croissance bénéficiaire.
À l’inverse, le secteur des télécoms devrait enregistrer une contribution négative estimée à 1,4 milliard de dirhams, principalement en raison de la disparition de l’effet exceptionnel lié à l’affaire IAM/WANA.
Des perspectives favorables pour 2027 malgré les foyers de risques
Pour 2027, BKGR estime que les banques continueront de soutenir la dynamique bénéficiaire du marché avec une contribution attendue de 40,2%, devant le BTP et le transport qui représenteraient respectivement 23,6% et 10,1% de la croissance des résultats.Le secteur du BTP devrait notamment bénéficier de l’accélération des grands chantiers d’infrastructures à l’approche des échéances nationales et internationales, tandis que le transport profiterait de la montée en puissance des trafics portuaires avec l’entrée en service de Nador West Med.
Du côté des industries, les revenus devraient progresser de 16% à 246,2 milliards de dirhams. Cette évolution serait principalement portée par Managem, SGTM et Label Vie. En matière de rentabilité, BKGR anticipe une progression de 7,7% du RNPG des industries à 27,7 milliards de dirhams en 2026.
Dans les financières, BKGR prévoit une hausse de 6,3% du produit net bancaire à 80,5 milliards de dirhams en 2026.
Malgré ces perspectives favorables, BKGR souligne plusieurs facteurs de risque susceptibles d’affecter les performances des sociétés cotées. Le bureau de recherche cite notamment la forte instabilité géopolitique au Moyen-Orient, susceptible de perturber les chaînes d’approvisionnement maritimes mondiales, ainsi que les risques d’inflation importée liés à la hausse des prix des intrants industriels.
La hausse du Brent pourrait également peser sur les marges des industries fortement consommatrices d’énergie fossile et renchérir les coûts logistiques.
BKGR évoque également le risque d’une contraction des revenus des entreprises exportatrices en cas de poursuite de la baisse du dollar américain, ainsi que la possibilité de contrôles fiscaux pouvant affecter certaines sociétés cotées.
