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Bourse de Casablanca : Le facteur politique s’impose à nouveau dans les décisions (CIH Capital)

Le facteur politique reprend une place centrale dans l’analyse des marchés financiers, au point de devenir un déterminant durable des stratégies d’investissement. Selon CIH Capital Management, les investisseurs opèrent désormais dans un environnement où la prime de risque politique est pleinement intégrée, aussi bien dans les valorisations des actifs que dans les arbitrages de portefeuilles. La lecture strictement macroéconomique ne suffit plus ! Comprendre les orientations politiques, les rapports de force géopolitiques et leurs implications économiques devient un préalable essentiel à toute décision d’investissement.

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Cette évolution marque un changement de cycle. Dans un monde économique de plus en plus fragmenté, la performance ne dépend plus uniquement des perspectives de croissance ou des fondamentaux économiques, mais aussi de la capacité des investisseurs à naviguer dans un environnement où les décisions politiques influencent directement les flux financiers, les chaînes de valeur et la perception du risque. Pour CIH Capital Management, cette nouvelle donne impose une révision en profondeur des grilles d’analyse traditionnelles.



Dans ce contexte, les analystes de CIH Capital recommandent d’aborder l’année 2026 avec une allocation résolument « risk on », davantage orientée vers les émetteurs privés. Cette approche privilégie les multinationales et les grandes entreprises privées, jugées moins sensibles au risque souverain dans un environnement dominé par l’incertitude politique. « Dans un univers marqué par le facteur politique, ces actifs présentent une meilleure lisibilité et une moindre exposition aux tensions liées aux finances publiques », soulignent les analystes. La sélectivité devient ainsi plus déterminante que l’appartenance géographique, d’autant que les valorisations élevées aux États-Unis et les risques persistants en Europe imposent une approche fine et différenciée.

Miser sur les valeurs sous-évaluées

Sur le plan domestique, cette recomposition du paysage d’investissement se traduit par un choix stratégique clair. Pour les actions locales, CIH Capital Management privilégie une approche « Value », consistant à investir dans des entreprises que le marché semble sous-évaluer par rapport à leur valeur fondamentale. « Le segment Value devrait bénéficier de la dynamique des flux, des risques de survalorisation observés sur d’autres segments et de la baisse de l’aversion au risque », commente CIH Capital Management, qui confirme une surpondération de cette classe d’actifs dans ses allocations.

Cette orientation trouve un écho favorable dans les perspectives macroéconomiques pour 2026. Les fondamentaux restent globalement bien orientés, avec une croissance attendue robuste, soutenue par la dynamique des investissements et le redressement du secteur agricole. Ce dernier bénéficie d’une saison des pluies favorable, susceptible de mettre un terme à plusieurs années de sécheresse, renforçant ainsi la demande intérieure et la confiance économique. Parallèlement, l’inflation devrait demeurer contenue, avec des projections de 0,8% en 2025 et de 1,3% en 2026, offrant un environnement propice au pouvoir d’achat et à la consommation.

Environnement local favorable

Sur le plan monétaire, une baisse du taux directeur est anticipée en milieu d’année 2026, suivie d’une phase de stabilité, tandis que le déficit budgétaire devrait poursuivre sa trajectoire de réduction pour s’établir autour de 3% du PIB. Ces éléments contribuent à créer un cadre macroéconomique relativement favorable aux actifs risqués, malgré un environnement international toujours marqué par l’incertitude.

Concernant le marché actions, CIH Capital Management anticipe un retour à une dynamique haussière après la phase de consolidation observée au quatrième trimestre 2025. Cette reprise serait principalement portée par la hausse attendue de la masse bénéficiaire des sociétés cotées. À cela s’ajoute le dynamisme des opérations financières, notamment les introductions en bourse et les augmentations de capital, qui devraient renforcer l’attractivité de la place boursière. Dans un marché toutefois caractérisé par une volatilité persistante et des niveaux de valorisation élevés, les analystes insistent sur la nécessité de privilégier une approche sélective, fondée sur la qualité des fondamentaux et la capacité des entreprises à créer de la valeur dans un environnement économique et politique de plus en plus complexe.
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