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Coface déploie au Maroc son Quality Label, un levier de visibilité pour les entreprises auprès de leurs fournisseurs

Dans un marché où la confiance se négocie au même titre que les prix, la visibilité financière devient un actif stratégique. Coface propose, avec son Quality Label – bon payeur, un outil de crédibilisation immédiate auprès des fournisseurs, mais aussi un signal exploitable dans les décisions de crédit, les appels d’offres et les partenariats internationaux. Une certification qui existe depuis 18 ans, présente dans près de 100 pays, et qui revendique déjà plus de 500 entreprises certifiées au Maghreb, en Afrique Centrale et de l’Ouest.

Youssef Megzari, Manager Business Information chez Coface. Ph. Sradni
Youssef Megzari, Manager Business Information chez Coface. Ph. Sradni
Le Quality Label par Coface est conçu comme une attestation qui certifie la qualité du comportement de paiement sur les 12 derniers mois. Pour les entreprises, l’enjeu est double. D’abord, il s’agit de rassurer les partenaires commerciaux sur la capacité à honorer ses engagements. Ensuite, il s’agit d’améliorer la lisibilité de l’entreprise lorsqu’elle cherche à négocier des délais, des volumes ou des conditions plus favorables. Dans les faits, le label devient une carte d’identité financière. Une preuve qu’une entreprise ne se contente pas d’afficher des comptes, mais qu’elle paie effectivement ses fournisseurs dans les règles.



Cette logique s’inscrit dans l’approche Coface, fournisseur majeur d’informations commerciales à l’échelle mondiale, qui combine analyse de solvabilité et observation du comportement de paiement.

Une reconnaissance internationale, adossée à une mécanique d’évaluation

Coface présente le Quality Label comme un marqueur d’excellence construit sur 80 ans d’expertise en assurance-crédit. Le principe est standardisé; une analyse financière rigoureuse et une évaluation des pratiques de paiement, permettant d’attribuer un niveau de confiance reconnu au-delà des frontières.

L’intérêt, pour une entreprise marocaine ou régionale, est de parler un langage compréhensible par des fournisseurs étrangers, celui des référentiels internationaux. Dans des chaînes d’approvisionnement où la décision est souvent prise à distance, la certification sert d’élément de preuve, rapide à interpréter.

Comprendre le score : ce que dit Coface, au-delà des états financiers

Le cœur du dispositif repose sur un score Coface, qui fonctionne comme une échelle de risque. Youssef Megzari, Manager Business Information chez Coface, le résume des termes simples : « Quand vous avez un score de 1, la probabilité de défaut est de 1 sur 4, 25%. Un score de 2, 10%. Et l'échelle est croissante, 10 étant le meilleur score. »

Au Maroc, la photographie est contrastée : « Au Maroc, la valeur médienne du score des entreprises est de 3 », précise-t-il, en l’expliquant notamment par le poids des TPME dans la base statistique (trésorerie, cycles de croissance, contraintes de financement). Mais il insiste sur un point utile pour les entreprises structurées. Ce score ne se réduit pas à un jugement “pays”, et il n’enferme pas une entreprise dans une note plafond. « Chez Coface, on score l'entreprise d'abord sur sa performance intrinsèque. Le score pays peut dégrader un petit peu le score de l'entreprise, mais il ne va pas le dégrader totalement. » Autrement dit, une entreprise peut afficher un bon score même si l’environnement global est plus risqué, à condition d’avoir des fondamentaux solides, une structure financière saine et un historique de paiement propre.

Les conditions d’éligibilité : ce que doit anticiper une entreprise

Obtenir le Quality Label de Coface repose sur un processus sélectif, où quatre critères principaux déterminent l’éligibilité. Le premier est le score Coface. Pour prétendre au label, une entreprise doit avoir un score supérieur à 4. Ensuite, il est nécessaire que Coface dispose d’une “limite active”, c’est-à-dire une visibilité réelle sur le comportement de paiement de l’entreprise, via des fournisseurs déjà assurés. Ce critère, souvent méconnu, introduit une dimension empirique. Les chiffres seuls ne suffisent pas, il faut des traces de paiement observables.

L’historique de paiement de l’entreprise constitue également un élément clé : aucun incident ne doit avoir été déclaré. Enfin, Coface exige une durée minimale d’observation d’un an. Cette période permet d’analyser le comportement de paiement de manière cohérente avec la logique du label.

Ce que le label change concrètement pour une entreprise

Le Quality Label offre plusieurs avantages tangibles. Tout d’abord, il facilite la négociation avec les fournisseurs. Pour une entreprise importatrice, la crédibilité dans la relation commerciale est essentielle : délais, volumes, conditions de livraison et plafonds d’encours dépendent souvent de la confiance établie.

Ensuite, le label peut simplifier l’accès au financement. Selon Coface, les banques disposent certes d’informations sur la solvabilité bancaire, mais moins sur la discipline de paiement envers les fournisseurs. Cette donnée peut devenir déterminante dans les décisions de crédit, qu’il s’agisse de factoring, de lignes de fonctionnement ou de financement à court terme.

Le label constitue également un atout dans les appels d’offres, notamment pour les grands projets d’infrastructure. Il permet de démontrer la solidité financière, la capacité à tenir les engagements et à gérer les cycles de trésorerie, des éléments qui peuvent faire la différence au-delà du simple prix.

La certification a une portée réputationnelle. Elle renforce l’image de l’entreprise à l’international et auprès des talents : dans un marché où l’attractivité employeur repose aussi sur la stabilité perçue, le label envoie un signal de fiabilité et de sérieux durable.
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