Au Maroc, la montée en puissance des énergies renouvelables permettra de couvrir la hausse de la demande d’électricité à l’horizon 2030. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) consacré aux évolutions du secteur électrique à l’échelle mondiale.
Pour la période 2026-2030, la demande devrait afficher au Maroc une progression moyenne de 2,8% par an, après environ 6% en 2025 et une moyenne de 3,1% observée entre 2018 et 2024.
La production des énergies renouvelables accompagnera largement cette demande, avec une croissance annuelle moyenne de plus de 8,5% d’ici 2030, en accélération par rapport au rythme de 6,5% enregistré en 2025. Dans ce contexte, le Maroc connaît une transformation majeure de son mix électrique national, selon l’AIE. La part des énergies renouvelables, estimée à 26% en 2025, est appelée à atteindre 34% à l’horizon 2030, avec le recul progressif des énergies fossiles.
Si, jusqu’ici, l’énergie éolienne s’impose comme le principal accélérateur (21% du mix électrique national et 80% de la production issue des sources renouvelables en 2024 selon l’ANRE – Autorité nationale de régulation de l’électricité), l’AIE table sur la montée en puissance du solaire photovoltaïque (PV). Sur la période 2026-2030, la production d’électricité PV est attendue en croissance moyenne annuelle d’environ 31%, ce qui en fait la filière renouvelable la plus dynamique du système électrique marocain.
Le Royaume mise aussi sur les Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) ainsi que sur le stockage par batteries. Dans ce cadre, le projet STEP El Menzel (entre 300 et 400 mégawatts – MW) devrait entrer en exploitation commerciale d’ici 2028. En outre, Masen a attribué les contrats des projets Noor Midelt II et III au groupe saoudien Acwa Power, totalisant 800 MW de capacité solaire et environ 1.200 mégawattheures (MWh) de stockage par batteries, renforçant la flexibilité du système électrique. L’ONEE, de son côté, planche sur un mégaprojet de stockage par batteries de 1.600 MWh.
Le rapport souligne également le rôle du gaz naturel dans la transition énergétique marocaine. La production d’électricité à partir de cette source a augmenté de 12% en 2025. De plus, l’ONEE prépare le développement de trois nouvelles centrales électriques au gaz naturel, d’une capacité totale comprise entre 300 MW et 450 MW, à Aïn Beni Mathar, Kénitra et Mohammedia. Pour rappel, le gaz naturel est aujourd’hui une composante majeure du mix énergétique, car il offre la flexibilité nécessaire pour compenser l’introduction massive d’énergies renouvelables dans le système électrique.
Selon l’AIE, cette évolution s’inscrit dans un cadre stratégique renforcé. La contribution déterminée au niveau national (NDC) du Maroc adoptée en 2021 fixait un objectif de 52% de capacités électriques renouvelables installées d’ici à 2030. La mise à jour publiée en 2025 relève ces ambitions, avec un plan visant à tripler la capacité renouvelable pour la porter à plus de 15 GW à l’horizon 2030, en mettant davantage l’accent sur le stockage, le renforcement du réseau et les interconnexions régionales. Cette mise à jour fixe également un objectif de sortie du charbon à l’horizon 2040, conditionné à l’obtention d’un soutien international.
En attendant, le charbon reste la principale source de production d’électricité du pays. Il représentait 58% de la production en 2025. Sa part devrait néanmoins reculer progressivement pour atteindre 52% en 2030, à mesure que la production charbonnière se stabilise durant les cinq prochaines années, après une hausse de 5% en 2025.
Par ailleurs, l’AIE souligne l’impact croissant du dessalement de l’eau de mer sur la demande électrique. Le Maroc exploite actuellement 17 usines de dessalement, en construit quatre autres et prévoit neuf nouvelles installations, dont la quasi-totalité sera alimentée par des énergies renouvelables. Le pays vise une production totale d’environ 1,7 milliard de mètres cubes par an à l’horizon 2030, ce qui contribuera à l’augmentation de la consommation d’électricité. Le rapport rappelle, également, le rôle joué par le Maroc lors de la panne électrique survenue sur la péninsule Ibérique le 28 avril 2025, lorsque l’interconnexion Maroc–Espagne a été mobilisée pour soutenir le rétablissement du réseau espagnol.
Selon le rapport, la production mondiale d’électricité issue des énergies renouvelables, soutenue par des déploiements records du solaire photovoltaïque, est en passe de dépasser celle du charbon. D’ici 2030, les énergies renouvelables et le nucléaire devraient assurer 50% de la production mondiale d’électricité, contre 42% aujourd’hui, tandis que la production à partir du gaz naturel continuera de progresser.
Face à cette transformation rapide des systèmes électriques, l’AIE souligne la nécessité d’investissements accrus dans les réseaux, le stockage et la flexibilité, afin d’accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables et de garantir la sécurité et la résilience de l’approvisionnement électrique.
Pour la période 2026-2030, la demande devrait afficher au Maroc une progression moyenne de 2,8% par an, après environ 6% en 2025 et une moyenne de 3,1% observée entre 2018 et 2024.
La production des énergies renouvelables accompagnera largement cette demande, avec une croissance annuelle moyenne de plus de 8,5% d’ici 2030, en accélération par rapport au rythme de 6,5% enregistré en 2025. Dans ce contexte, le Maroc connaît une transformation majeure de son mix électrique national, selon l’AIE. La part des énergies renouvelables, estimée à 26% en 2025, est appelée à atteindre 34% à l’horizon 2030, avec le recul progressif des énergies fossiles.
Si, jusqu’ici, l’énergie éolienne s’impose comme le principal accélérateur (21% du mix électrique national et 80% de la production issue des sources renouvelables en 2024 selon l’ANRE – Autorité nationale de régulation de l’électricité), l’AIE table sur la montée en puissance du solaire photovoltaïque (PV). Sur la période 2026-2030, la production d’électricité PV est attendue en croissance moyenne annuelle d’environ 31%, ce qui en fait la filière renouvelable la plus dynamique du système électrique marocain.
Le Royaume mise aussi sur les Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) ainsi que sur le stockage par batteries. Dans ce cadre, le projet STEP El Menzel (entre 300 et 400 mégawatts – MW) devrait entrer en exploitation commerciale d’ici 2028. En outre, Masen a attribué les contrats des projets Noor Midelt II et III au groupe saoudien Acwa Power, totalisant 800 MW de capacité solaire et environ 1.200 mégawattheures (MWh) de stockage par batteries, renforçant la flexibilité du système électrique. L’ONEE, de son côté, planche sur un mégaprojet de stockage par batteries de 1.600 MWh.
Le rapport souligne également le rôle du gaz naturel dans la transition énergétique marocaine. La production d’électricité à partir de cette source a augmenté de 12% en 2025. De plus, l’ONEE prépare le développement de trois nouvelles centrales électriques au gaz naturel, d’une capacité totale comprise entre 300 MW et 450 MW, à Aïn Beni Mathar, Kénitra et Mohammedia. Pour rappel, le gaz naturel est aujourd’hui une composante majeure du mix énergétique, car il offre la flexibilité nécessaire pour compenser l’introduction massive d’énergies renouvelables dans le système électrique.
Selon l’AIE, cette évolution s’inscrit dans un cadre stratégique renforcé. La contribution déterminée au niveau national (NDC) du Maroc adoptée en 2021 fixait un objectif de 52% de capacités électriques renouvelables installées d’ici à 2030. La mise à jour publiée en 2025 relève ces ambitions, avec un plan visant à tripler la capacité renouvelable pour la porter à plus de 15 GW à l’horizon 2030, en mettant davantage l’accent sur le stockage, le renforcement du réseau et les interconnexions régionales. Cette mise à jour fixe également un objectif de sortie du charbon à l’horizon 2040, conditionné à l’obtention d’un soutien international.
En attendant, le charbon reste la principale source de production d’électricité du pays. Il représentait 58% de la production en 2025. Sa part devrait néanmoins reculer progressivement pour atteindre 52% en 2030, à mesure que la production charbonnière se stabilise durant les cinq prochaines années, après une hausse de 5% en 2025.
Par ailleurs, l’AIE souligne l’impact croissant du dessalement de l’eau de mer sur la demande électrique. Le Maroc exploite actuellement 17 usines de dessalement, en construit quatre autres et prévoit neuf nouvelles installations, dont la quasi-totalité sera alimentée par des énergies renouvelables. Le pays vise une production totale d’environ 1,7 milliard de mètres cubes par an à l’horizon 2030, ce qui contribuera à l’augmentation de la consommation d’électricité. Le rapport rappelle, également, le rôle joué par le Maroc lors de la panne électrique survenue sur la péninsule Ibérique le 28 avril 2025, lorsque l’interconnexion Maroc–Espagne a été mobilisée pour soutenir le rétablissement du réseau espagnol.
Une trajectoire nationale inscrite dans une dynamique mondiale
À l’échelle mondiale, l’AIE prévoit une croissance moyenne de la demande d’électricité de plus de 3,5% par an d’ici 2030, soit un rythme environ 2,5 fois supérieur à celui de la demande énergétique globale. Cette évolution est portée par l’électrification croissante des usages industriels, la diffusion des véhicules électriques, l’augmentation des besoins de climatisation et le développement rapide des centres de données et de l’intelligence artificielle.Selon le rapport, la production mondiale d’électricité issue des énergies renouvelables, soutenue par des déploiements records du solaire photovoltaïque, est en passe de dépasser celle du charbon. D’ici 2030, les énergies renouvelables et le nucléaire devraient assurer 50% de la production mondiale d’électricité, contre 42% aujourd’hui, tandis que la production à partir du gaz naturel continuera de progresser.
Face à cette transformation rapide des systèmes électriques, l’AIE souligne la nécessité d’investissements accrus dans les réseaux, le stockage et la flexibilité, afin d’accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables et de garantir la sécurité et la résilience de l’approvisionnement électrique.
