C’est le message central du rapport 2024-2025 : l’État entend financer ses grands chantiers sans alourdir directement son propre bilan. Pour les projets liés aux grands événements sportifs, l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE) a structuré des schémas fondés sur la valorisation des actifs, les organismes de placement collectif immobilier et la titrisation. Concrètement, Autoroutes du Maroc (ADM) mobilise ainsi 14,5 milliards de dirhams, dont la moitié par titrisation. L’Office national des aéroports (ONDA) prévoit un financement de 38 milliards, dont 5 milliards par titrisation, 25 milliards de dette et 8 milliards d’autofinancement. Dans les deux cas, les montages présentés visent à mobiliser des financements sans garantie de l’État. Le plan du rail (Office national des chemins de fer – ONCF), à 53 milliards de dirhams, repose notamment sur 48 milliards de dette mobilisée par les Régions auprès d’un consortium bancaire et sur une dotation de l’État de 5 milliards. Il vise ainsi à limiter le recours à la garantie souveraine.
L’Agence de Abdellatif Zaghnoun estime que ces montages pourraient réduire la pression sur le Budget général de l’État (BGE) d’environ 100 milliards de dirhams. Côté flux financiers, la relation entre l’État et ses entreprises s’améliore, sans s’inverser. Les produits versés au BGE par les entités du périmètre de l’Agence ont culminé à 13,4 milliards de dirhams en 2024, en hausse de 6% sur un an, tandis que les transferts budgétaires en sens inverse ont reculé de 12%, à 16,96 milliards. L’écart, que nous calculons à environ 3,6 milliards, reste donc en défaveur du Trésor. Il devrait se creuser en 2025 : les prévisions donnent 13,9 milliards de recettes pour 19,8 milliards de transferts, soit une hausse de 17% de ces derniers.
Sur le plan comptable, l’Agence a livré les premiers comptes consolidés de l’État actionnaire, arrêtés au 31 décembre 2023 en normes IFRS, avec un comparatif 2022 et un bilan d’ouverture au 1er janvier 2022. Le chantier, lancé en janvier 2024, a recensé environ 340 entités entre établissements, entreprises et filiales. Il a été clos par un sixième comité de pilotage le 22 janvier 2025, puis présenté au conseil d’administration de l’Agence en juillet 2025. Restent à bâtir un système d’information dédié, à poursuivre les travaux de valorisation des entités et à mettre en place la certification des comptes.
Le pilotage de la performance, lancé en septembre 2024, part d’un constat peu flatteur : seuls 30% des établissements et entreprises publics disposent aujourd’hui d’un plan d’affaires. Le diagnostic range 43% d’entre eux dans la catégorie des dispositifs de pilotage aboutis, 39% dans celle des dispositifs partiels et 18% dans celle des dispositifs à bâtir. Le déploiement opérationnel a débuté en août 2025. Il repose sur quatre axes (financier, opérationnel, responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et impact, maîtrise des risques) et doit aboutir, une fois les plans d’affaires consolidés, à une trajectoire financière unifiée de l’État actionnaire sur cinq ans. La numérisation constitue l’étape suivante. Elle passera par un format semi-automatisé de remontée des indicateurs, puis par une architecture de données fédérée (entrepôt et lac de données), enfin par un outil intégré de collecte et d’analyse. L’Agence a déjà éprouvé la méthode sur la gouvernance : 241 des 257 instances de gouvernance à digitaliser, réparties sur 38 entités, sont couvertes par une plateforme dédiée, soit un taux de 94%.
L’Agence de Abdellatif Zaghnoun estime que ces montages pourraient réduire la pression sur le Budget général de l’État (BGE) d’environ 100 milliards de dirhams. Côté flux financiers, la relation entre l’État et ses entreprises s’améliore, sans s’inverser. Les produits versés au BGE par les entités du périmètre de l’Agence ont culminé à 13,4 milliards de dirhams en 2024, en hausse de 6% sur un an, tandis que les transferts budgétaires en sens inverse ont reculé de 12%, à 16,96 milliards. L’écart, que nous calculons à environ 3,6 milliards, reste donc en défaveur du Trésor. Il devrait se creuser en 2025 : les prévisions donnent 13,9 milliards de recettes pour 19,8 milliards de transferts, soit une hausse de 17% de ces derniers.
Sur le plan comptable, l’Agence a livré les premiers comptes consolidés de l’État actionnaire, arrêtés au 31 décembre 2023 en normes IFRS, avec un comparatif 2022 et un bilan d’ouverture au 1er janvier 2022. Le chantier, lancé en janvier 2024, a recensé environ 340 entités entre établissements, entreprises et filiales. Il a été clos par un sixième comité de pilotage le 22 janvier 2025, puis présenté au conseil d’administration de l’Agence en juillet 2025. Restent à bâtir un système d’information dédié, à poursuivre les travaux de valorisation des entités et à mettre en place la certification des comptes.
Le pilotage de la performance, lancé en septembre 2024, part d’un constat peu flatteur : seuls 30% des établissements et entreprises publics disposent aujourd’hui d’un plan d’affaires. Le diagnostic range 43% d’entre eux dans la catégorie des dispositifs de pilotage aboutis, 39% dans celle des dispositifs partiels et 18% dans celle des dispositifs à bâtir. Le déploiement opérationnel a débuté en août 2025. Il repose sur quatre axes (financier, opérationnel, responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et impact, maîtrise des risques) et doit aboutir, une fois les plans d’affaires consolidés, à une trajectoire financière unifiée de l’État actionnaire sur cinq ans. La numérisation constitue l’étape suivante. Elle passera par un format semi-automatisé de remontée des indicateurs, puis par une architecture de données fédérée (entrepôt et lac de données), enfin par un outil intégré de collecte et d’analyse. L’Agence a déjà éprouvé la méthode sur la gouvernance : 241 des 257 instances de gouvernance à digitaliser, réparties sur 38 entités, sont couvertes par une plateforme dédiée, soit un taux de 94%.
